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28 avril 2022

Présidentielle 2022 :
Empêcher tout bis repetita du premier quinquennat


Communiqué du SNUipp-FSU : Le nouveau gouvernement devra enfin écouter la profession.



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La présence au second tour de l’élection présidentielle de Marine Le Pen, pour la seconde fois, n’est pas un accident. Les gouvernements successifs portent une responsabilité immense de cette situation.

Ces politiques ont tourné le dos aux urgences sociales et écologiques, détricoté le droit du travail, et favorisé les plus riches et les multinationales. Elles ont été incapables de répondre à l’urgence climatique, alimentaire et de transition agro-écologique, la satisfaction des profits primant sur la rupture écologique et sociale nécessaire.

A cela s’ajoutent des atteintes répétées aux libertés, la répression des mouvements sociaux et des mesures de stigmatisation, notamment des musulman·es, qui enferment depuis 20 ans notre société dans une spirale sécuritaire et de panique identitaire. Tout cela a constitué un tremplin pour l’extrême droite.

Mais, un gouvernement macroniste, même sur la pente autoritaire, n’est pas de même nature que l’extrême droite. Le Rassemblement National (RN), qui fait de la préférence nationale la colonne vertébrale de ses politiques n’est pas un parti comme les autres. Empreint d’une idéologie nationaliste, sexiste, raciste, lgbtq-phobe, ce parti ne fera que générer et attiser la haine, le racisme et la violence au détriment de toute la société et désigner les étranger·es et les immigré·es comme boucs émissaires. Marine Le Pen n’est pas une alternative aux politiques économiques inégalitaires : son programme est lui aussi au service des plus riches. Elle n’apportera pas davantage de réponses à la crise climatique, son programme conduisant au contraire à renforcer notre dépendance aux énergies fossiles.

Certain·es disent « il faut essayer ». Mais on ne joue pas avec l’extrême droite, au risque de la voir modifier les lois pour pouvoir s’installer très longtemps, comme on a pu l’observer dans le passé et comme l’actualité le démontre en Hongrie, en Pologne... D’autant que les lois en place et les modifications constitutionnelles permettraient à Marine Le Pen d’agir de façon foudroyante et avec les coudées franches.

A ceux qui pensent que Marine Le Pen n’aurait « pas de majorité aux législatives » il faut rappeler ceci : à compter du 4 mai, et le 14 au plus tard, elle sera présidente de la République en titre. Après avoir signé le procès-verbal qui acte son investiture, les honneurs militaires lui seront rendus par tous les corps d’armée. Elle remontera les Champs-Elysées et ensuite tout ira très vite. Elle pourra immédiatement nommer son gouvernement. Peu importe le Parlement existant qui ne sera même pas en mesure de se réunir de façon exceptionnelle sans accord de la présidente. Ce gouvernement pourra agir sans attendre les législatives : nominations diverses, dont celles des préfets, décisions règlementaires variées. Le ministre de l’Intérieur aurait ainsi de larges pouvoirs de police qui pourraient bloquer toute mobilisation populaire : interdisant les manifestations, usant de l’assignation à résidence « préventive » contre d’éventuels « leaders », la palette des outils à disposition pendant les semaines qui précéderont les législatives sera très nombreuse.

Face à ce danger pour notre démocratie, nous le disons clairement : pas une voix des citoyennes et des citoyens, des travailleuses et des travailleurs ne doit se reporter sur Marine Le Pen.

Nous ne devons pas laisser l’extrême droite arriver au pouvoir.

Et dès le lendemain de l’élection, nous lutterons avec l’ensemble de nos organisations pour obtenir le profond changement de cap sur les politiques écologiques et sociales que nous savons absolument nécessaires.

Les signataires :

  • Khaled Gaiji (président des Amis de la Terre France)
  • Annick Coupé et Julien Rivoire (co-porte-paroles d’Attac France)
  • Philippe Martinez (secrétaire général de la CGT)
  • Nicolas Girod (porte-parole de la Confédération paysanne)
  • Benoit Teste (secrétaire général de la FSU)
  • Jean-François Julliard (directeur général de Greenpeace France)
  • Murielle Guilbert et Simon Duteil (co-délégué·es généraux de l’Union syndicale Solidaires)
  • Cécile Duflot (directrice générale d’Oxfam France)
Prochaines actualités de Plus jamais ça sur le site du collectif.


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Fondé sur le principe du toutes et tous capables, le projet éducatif du SNUipp-FSU trace les contours d’une école égalitaire œuvrant à l’émancipation individuelle et collective. Mettre fin au poids des déterminismes sociaux dans la réussite scolaire nécessite de maintenir une même exigence pour toutes et tous. La lutte contre toutes les discriminations implique que l’école soit porteuse des valeurs de justice, de partage, de solidarité et d’égalité.

Le SNUipp-FSU 93 exige un plan d’urgence pour l’école qui :

  • ambitionne de réduire les inégalités scolaires encore accentuées par la crise sanitaire,
  • permette d’améliorer les conditions d’apprentissages pour tous les élèves,
  • offre aux élèves en situation de handicap une scolarisation avec l’aide nécessaire et les soins auxquels elles et ils ont droit ; la création de places dans des structures spécialisées répondant aux besoins des élèves (ILE, ULIS, UEE ...),
  • recrute des personnels enseignants formés afin de faire baisser les effectifs dans toutes les classes, de déployer des PDMQDC, d’assurer tous les remplacements, d’assurer les missions des RASED sur tous les territoires en créant des postes d’enseignants-es spécialisé-es et de psychologues de l’éducation nationale.
  • permette la création de moyens pour la direction d’école, notamment pour améliorer les décharges et pour instaurer une aide administrative devenue essentielle,
  • rende son attractivité au métier de professeur, par la formation, par la reconnaissance de nos métiers et par le rattrapage de 20% des salaires,
  • créé un statut public pour les personnels AESH , avec des formations et des revalorisations salariales.

Plus que jamais, le projet syndical du SNUipp-FSU est d’actualité. Un projet qui fait le pari du toutes et tous capables, qui s’appuie sur le collectif (classe et professionnel), qui oeuvre au renforcement de la professionnalité enseignante, qui promeut un investissement massif dans l’école, qui contribue à l’amélioration des conditions de travail des personnels, enseignant-es comme AESH... Un projet qui permet de (re)tisser des liens forts avec et entre les personnels pour changer l’école et la société.

Une rupture nette avec les politiques éducatives menées est non seulement nécessaire, mais aussi urgente. Le SNUipp-FSU 93 appelle les enseignant-es et les AESH à se mobiliser massivement dès le 10 avril dans les urnes et appellera si nécessaire la profession à se mobiliser dans la rue !

Comparatif des programmes des différents candidats

Ce comparatif est basé sur la lecture des programmes mis en ligne par les candidat·es et la compilation des interventions des candidats dans les différents médias par l’AEF.
Les candidat·es sont rangé·es par ordre alphabétique.
Au travers de ce comparatif, le SNUipp-FSU ne vise pas, bien évidemment, à donner des consignes de vote. L’objectif est d’apporter un maximum d’informations pour permettre aux personnels, en toute connaissance, de faire un choix politique éclairé pour l’école.
(Les candidats qui n’apparaissent pas dans le comparatif n’ont pas mis de programme en ligne)




 

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