www.snuipp.fr

SNUipp-FSU 93 Seine Saint Denis

Thèmes abordés


Vous êtes actuellement : Crise sanitaire 

fontsizeup fontsizedown impression s'abonner  à la rubrique {}
8 juillet 2021

Ecole sous covid :
Effets secondaires de la vaccination et ASA


La FSU continue de revendiquer la reconnaissance du COVID en maladie professionnelle.
FAQ du ministère, dernière mise à jour du 17 juin en cliquant ici.


Effets secondaires de la vaccination :
le ministère de la transformation et de la fonction publique rend les ASA possibles

Textes de référence :
- Circulaire du ministère de la transformation et de la fonction publique du 5 juillet

Concernant la situation des agent.es développant des effets secondaires à la vaccination et étant de fait dans l’incapacité d’assurer leur service.

Une circulaire du ministère de la transformation et de la fonction publique du 5 juillet stipule désormais que : “Les chefs de service réservent une issue favorable aux demandes de placement en autorisation spéciales d’absence formulées par les agents qui déclarent des effets secondaires importants après avoir été vaccinés contre le covid-19.

L’agent public transmet à son employeur une attestation sur l’honneur qu’il n’est pas en mesure de travailler pour ce motif.

Cette autorisation spéciale d’absence peut être accordée le jour et le lendemain de la vaccination. Les situations particulières font l’objet d’un examen individualisé.

Ce qui est désormais acté par une circulaire doit pouvoir être appliqué pour les situations portées à la connaissance avant le 5 juillet. Il s’agit donc de faire requalifier les arrêts imputables à la vaccination ayant donné lieu à application du jour de carence en ASA. Il y a lieu d’inciter les collègues dans cette situation à interpeller à nouveau l’administration. La mise à disposition d’un courrier type* et une l’interpellation de l’IA par la section SNUipp-FSU devraient être de nature à faciliter ces interventions.

Les interventions de la FSU ne sont pas étrangères à la parution de cette circulaire. Le SNUipp-FSU continue de revendiquer la reconnaissance du Covid en maladie professionnelle pour les agents sur l’ensemble du territoire.

Pour télécharger le modèle de lettre à adresser au Dasen sous couvert de l’IEN, cliquez ici.



Le 23 juin 2021

Prime COVID

A l’occasion du CTMEN du 15 juin, le ministère a présenté les projets de décret et d’arrêté concernant la prime Covid versée à l’occasion du 3ème confinement.

Ils prévoient le versement d’une indemnité journalière, d’un montant de 75 € bruts aux agent-es publics (enseignant-es, directrices et directeurs, AED, AESH, psyEN) ayant assuré l’accueil des enfants de personnels prioritaires dans les écoles et établissements du 6 au 10 avril et du 26 au 30 avril 2021. A notre initiative, le versement initialement prévu du 6 au 9 avril a été étendu au 10 avril.

Cette prime pourra être versée par demi-journée d’accueil, son montant correspondant alors à la moitié du montant de l’indemnité journalière.

Elle est attribuée dès le premier jour alors que la prime Covid du 1er confinement n’était attribuée qu’à partir de 4 jours d’accueil et par tranches, ce qui avait suscité un légitime sentiment d’injustice chez de nombreux et nombreuses collègues.


Port du masque :

Toutes les écoles ont reçu un message de la Secrétaire Générale du Ministère indiquant :
"Le Gouvernement a annoncé l’allègement des règles relatives au port du masque en extérieur à compter de ce jour.
Cette mesure d’allègement s’applique également aux personnels et aux élèves des écoles, collèges et lycées dans les espaces extérieurs des établissements scolaires (cour de récréation, préaux, autres espaces de plein air…).
Les règles relatives au port du masque dans les espaces clos ne sont en revanche pas modifiées."

La nouvelle FAQ a été mise en ligne le 18 juin en fin de journée ...








Personnels vulnérables :
aucun changement à compter du 1er juin !

La circulaire DGAFP du 26 mai 2021 qui porte sur le télétravail introduit un paragraphe sur les "personnels vulnérables". Celui-ci indique : "À l’issue des concertations menées avec les organisations syndicales représentatives de la fonction publique il est décidé, sans préjudice du régime spécifique applicable aux agents vulnérables fixé par la circulaire du 10 novembre 2020 de la directrice générale de l’administration de de la fonction publique, de séquencer, progressivement, le retour sur le lieu de travail avec un régime transitoire dérogatoire selon le calendrier suivant et sous réserve de l’évolution de la situation sanitaire : …"

Les personnels vulnérables sont donc toujours régis par la circulaire du 10 novembre 2020. Pour rappel, celle-ci indique : "Si le recours au télétravail est impossible, il appartient à l’employeur de déterminer les aménagements de poste nécessaires à la reprise du travail en présentiel par l’agent concerné, dans le respect des mesures de protection telles que préconisées par le Haut Conseil de santé publique : a) L’isolement du poste de travail (bureau individuel ou permettant le respect de la distanciation physique) ou, à défaut, son aménagement, pour limiter au maximum le risque d’exposition (horaires, mise en place de protections) ; " Par ce codicille, le retour sur le poste de travail des enseignants, en particulier celles et ceux devant élèves, n’est pas possible et leur maintien en ASA incontournable.

En cohérence avec la circulaire du 26 mai 2021, la FAQ de la DGAFP et celle du Ministère de l’éducation nationale restent inchangées sur cette question.

Par ailleurs, cette circulaire indique qu’à compter du 9 juin, les réunions en présentiel de plus de 6 personnes sont possibles mais sous la condition du respect d’un espace de 4m² par personne et du respect des gestes barrières. Une circulaire spécifique du secteur traitera de cette question et de toutes les modifications qui pourraient advenir dans une mise à jour de la FAQ du MEN.




Les nouveautés de la FAQ du 28 mai :
- A partir du 9 juin, les réunions de plus de 6 personnes pourront se tenir en présentiel (p.14)
- A partir du 9 juin, les parents pourront assister à des réunions à l’école en présentiel (p.15)
- A partir du 9 juin, les sports de contact sont autorisés en extérieur et en intérieur à partir du 30 juin (p.27)
- Le dispositif Vacances Apprenantes est reconduit pour cette été (p.35)
- A partir du 20 juin, les sorties scolaires avec nuitées sont autorisées (p.35)
- A partir du 9 juin, les journées portes-ouvertes sont autorisées (p.36)
- A partir du 9 juin, les fêtes de fin d’années sont autorisées à condition que les spectateurs soient assis, et à partir du 1er juillet debout (p.36)
- Précisions sur le retour des personnels en présentiel (p.39).

Pour les personnels vulnérables qui sont en ASA, il n’y a aucun changement. Pour plus d’informations, cliquez ici.





Note d’accompagnement du point de situation sanitaire du 7 mai

Après deux semaines de reprise de l’école, les chiffres montrent que, si la situation sanitaire s’est améliorée, le virus est encore bien présent dans les écoles comme il l’est de façon générale dans la société.

Le taux d’incidence des élèves de 3 à 10 ans a baissé suite aux trois semaines de fermeture des écoles. Celui des 6-10 ans est ainsi passé de 365 à 210 et s’est stabilisé à 192 suite à la première semaine de retour à l’école. Celui des 3-5 ans a également baissé durant ces 3 semaines de 147 à 90 puis a légèrement augmenté à 97 suite à la première semaine de classe et la hausse du nombre de tests, notamment salivaires, réalisés par ces enfants.

Le nombre de fermetures de classes a très fortement augmenté au cours de cette semaine, passant de 1118 recensées la première semaine à 4992 pour celle-ci. Au vu de la circulation du virus toujours intense sur le territoire, la règle de fermeture dès le premier cas de Covid appliquée est nécessaire, malgré ces conséquences, car elle permet de prévenir la propagation de contamination dans les écoles. Cette règle de protection doit durer tant que durera l’épidémie pour permettre d’y venir à bout et non pas être remise en cause à la fin du mois comme le laisse entendre le ministre.

La prévention par le biais de campagne de tests massives et régulières doit également s’amplifier. Seulement 207 554 tests ont ainsi été réalisés lors de la semaine de rentrée. Un nombre en recul par rapport aux 245 000 réalisés avant la coupure. Pour amplifier cette nécessaire détection du virus, le ministère doit démultiplier le nombre de tests proposés et ouvrir les possibilités d’autotests à tous les élèves, et dès le primaire comme le permet l’autorisation de la Haute autorité de santé qui valide une préconisation du conseil scientifique.

Depuis le début de l’année, c’est une constante, le manque d’anticipation pour sécuriser les écoles est criant, laissant ainsi la gestion de la crise aux équipes sur le terrain.

Le ministère se doit d’apporter de véritables réponses en recrutant des remplaçants, en rendant enfin effective la priorité de vaccination des personnels tant de fois annoncée depuis janvier dernier, en finançant l’achat par les collectivités locales de capteurs de CO2,…

Pour lire les modifications apportées par le ministère, cliquez ici.


Lire l’alerte sociale déposée par le SNUipp-FSU, en cliquant ici.


La Foire Aux Questions du ministère de l’Education nationale a été mise à jour le 23/04/2021 (voir ci-dessus). Le protocole en vigueur est celui du 1er février. Pour le lire, cliquez ici.

A la moindre difficulté rencontrée, n’hésitez pas à alerter le CHSCT. Toutes les infos en cliquant ici.

Voici les principaux points concernant le 1er dégré :

  • En cas d’absence non remplacée : "Dans les écoles, lorsqu’un enseignant absent ne peut, malgré le renforcement des moyens de remplacement, être immédiatement remplacé, les élèves ne peuvent en aucun cas être répartis dans les autres classes. L’accueil des élèves est alors suspendu dans l’attente de l’arrivée du professeur remplaçant."

  • Aération des locaux : "Une aération de quelques minutes doit également avoir lieu a minima toutes les heures."

  • Cas Covid positif chez un élève : "A compter du 26 avril et sur l’ensemble du territoire métropolitain, la survenue d’un cas confirmé parmi les élèves entraîne systématiquement la fermeture de la classe à laquelle appartient l’élève pour une durée de 7 jours. Les responsables légaux des élèves sont immédiatement informés. Cette information vaut justificatif de la suspension de l’accueil des élèves. Les élèves cas positifs sont isolés pour une durée minimale de 10 jours (pour les cas symptomatiques à partir de la date des premiers symptômes ; pour les cas asymptomatiques à partir de la date du prélèvement). Tous les autres élèves de la classe seront considérés comme contact à risque. A l’issue de la période de fermeture, les responsables légaux des élèves de plus de 6 ans devront attester sur l’honneur de la réalisation d’un test par l’élève et du résultat négatif de celui-ci. En l’absence d’une telle attestation, l’éviction scolaire de l’élève sera maintenue jusqu’à la production de cette attestation ou à défaut pour une durée maximale de 14 jours. La réalisation d’un test RT-PCR sur prélèvement salivaire pour les élèves maternelles est également recommandée sans toutefois être obligatoire."

    "Seuls les élèves de la classe sont évincés dans ce cas de figure, le contact-tracing devra évaluer si les personnels de la classe ou d’autres élèves doivent être considérés comme contacts à risque, notamment au regard du respect des mesures barrières (dont le port permanent du masque). L’apparition d’un cas confirmé parmi les personnels n’implique pas automatiquement la fermeture de la classe.
    Le contact-tracing devra évaluer si les personnels doivent être également considérés comme contacts à risque, notamment au regard du respect des mesures barrières (dont le port permanent du masque). Il doit également déterminer si des élèves extérieurs à la classe doivent être considérés comme contacts à risque."


  • Situation des familles en cas de fermeture de classe pour raison sanitaire : "Les responsables légaux peuvent bénéficier des facilités mises en place par le Gouvernement pour assurer la garde de leurs enfants lorsqu’ils ne peuvent travailler à distance."

  • Tests salivaires : "Les campagnes de dépistage par tests RT-PCR sur prélèvement salivaire visent en priorité les élèves des écoles maternelles et élémentaires pour qui il est difficile de réaliser un prélèvement nasopharyngé et peuvent inclure les élèves en collège. Ces campagnes de dépistage seront renforcées et déployées dans les écoles et les collèges à la reprise des classes dès le 26 avril, en priorité dans les écoles et établissements situés dans des zones présentant un taux d’incidence élevé ainsi que dans les écoles et établissements dans lesquels un ou des cas confirmés sont apparus. Les tests sont également proposés aux personnels (éducation nationale et collectivités territoriales) travaillant dans les écoles et établissements où se dérouleront les campagnes. Les tests sont réalisés auprès des élèves mineurs après autorisation écrite d’un/des responsables légaux. Ces dépistages sont pris en charge par l’assurance maladie. Les documents d’identité et de couverture par l’assurance maladie seront demandés aux responsables légaux lors des prélèvements."

  • Déploiement des autotests au profit des personnels : "A compter du 26 avril, des autotests seront déployés au sein des écoles et établissements scolaires au profit des personnels y travaillant (personnels relevant de l’éducation nationale et ATSEM)."

  • EPS : "Les cours d’EPS sont organisés dans le respect des gestes barrières. Toutefois, la pratique à l’intérieur n’est pas autorisée jusqu’à nouvel ordre, y compris les activités de « basse intensité » et les activités aquatiques dans les piscines. "

  • Situation des parents devant assurer la garde de leurs enfants accueillis au collège ou au lycée pour une quotité de temps réduite : Les personnels dont la présence sur site est nécessaire à l’accueil des élèves ou qui doivent assurer à distance la continuité pédagogique ne peuvent bénéficier d’une autorisation spéciale d’absence qu’à titre dérogatoire, sur la base d’un examen de leur situation individuelle et en tenant compte des impératifs de continuité du service.

  • Situation des personnels du premier degré ayant des enfants de moins de 16 ans scolarisés dans le second degré durant la semaine du 26 avril : "Le dispositif d’accueil dans les collèges pour les enfants des professionnels indispensables accueillera en priorité les enfants des personnels du premier degré durant tout le temps scolaire pendant la semaine du 26 avril."

  • Autorisation exceptionnelle d’absence pour se faire vacciner : Il est recommandé aux personnels de prendre rendez-vous à un moment compatible avec la continuité du service et de l’accueil des élèves (mercredi, samedi, dimanche, etc.). Lorsque cela n’est pas possible, une autorisation spéciale d’absence (ASA) peut être attribuée à la personne qui se rend, sur son temps de travail ou durant ses obligations de service, à un rendez-vous de vaccination.

  • ASA RDV médicaux : Les personnels ayant pris des rendez-vous médicaux durant la période des congés applicable à leur zone et qui doivent, du fait de la modification des dates des vacances, reprendre leur activité peuvent bénéficier d’une autorisation spéciale d’absence à titre dérogatoire, en tenant compte des impératifs de continuité du service. La personne remettra un justificatif à son supérieur hiérarchique (IEN de circonscription ou chef d’établissement). Elles s’appliquent aux fonctionnaires comme aux agents contractuels.


Signez la pétition : Pour la reprise le 26 avril : il faut agir rapidement


Communiqué des SNUipp-FSU d’Ile de France du 22 avril 2021

Depuis un an, le SNUipp-FSU demande que des mesures de protection supplémentaires soient mises en place pour que la situation dans les écoles soient tenables. Une autre politique pour les services publics et pour l’école doit être menée. Un plan d’urgence pour l’école aurait dû permettre de faire face à cette crise sans précédent et aurait dû permettre de retrouver des conditions de travail sereines et des conditions d’apprentissage favorables à la réussite de toutes et tous. Aucune leçon n’a été tirée des deux mois de confinement que nous avons vécus l’année dernière. La réouverture puis le maintien des écoles ouvertes s’est fait à marche forcée, sans aucune garantie pour les élèves, les familles et les personnels. Les protocoles qui changent tout le temps, les masques qui ne protègent pas suffisamment, la non-volonté que l’ensemble des AESH et des enseignant-es qui le souhaitent fassent partie des personnels prioritaires à la vaccination...Toutes ces décisions sont irresponsables, elles ont contribué à accélérer la diffusion du virus et ont épuisé une profession déjà malmenée.

La diffusion du virus, devenue ingérable, a conduit le gouvernement à fermer les écoles et modifier le calendrier scolaire. Ne nous y trompons pas : ce n’est pas trois journées d’école en moins et deux semaines de vacances plus ou moins confinées qui vont suffire à retrouver des conditions d’enseignement plus acceptables.

Les indicateurs sont donc toujours dans le rouge et les taux de contamination similaires à ceux de la quinzaine précédant l’annonce de la fermeture des établissements. S’ajoute à cela l’arrivée de nombreux variants. Tout laisse penser que la situation est préoccupante et nous ne pourrons plus continuer à accueillir les élèves dans des conditions identiques à celles de la période précédente.

Nous exigeons d’être entendu-es et protégé-es. Nous exigeons des garanties pour cette reprise :

  • La fermeture d’une classe dès l’apparition du 1er cas de COVID chez les élèves comme chez le personnel a été actée par le conseil de défense, désavouant notre ministre et montrant la légitimité de notre revendication. Des règles claires, stables et réellement appliquées concernant l’identification des cas contacts, leur isolement et leur dépistage.
  • Les remplacements d’enseignant-es absent-es assurés : en cas de non-remplacement, l’institution doit assumer et indiquer aux familles que l’école n’est pas en mesure d’accueillir les enfants afin d’éviter les brassages. Le SNUipp-FSU lance une consigne de non accueil des élèves dès le premier jour du non remplacement.
  • La priorité à la vaccination le plus rapidement possible pour tous les personnels qui le souhaitent.
  • Des masques chirurgicaux pour tous les personnels et les enfants, fournis par l’éducation nationale ainsi que des masques FFP2 pour les personnels qui en ferait légitimement la demande.
  • Une politique de tests cohérente et massive afin d’identifier les cas confirmés et procéder à leur isolement
  • Des détecteurs de CO2
  • La fin des pressions de certains IEN pour assurer l’ouverture des écoles « quoi qu’il en coûte » au détriment des personnels, des élèves et de leurs familles

Sans ces garanties-là, les SNUipp-FSU d’Ile-de-France s’inquiètent puisqu’aucune mesure n’aura été prise afin que la situation s’améliore.
Par conséquent, les SNUipp-FSU d’Ile-de-France déposent une alerte sociale dans le cadre d’un préavis de grève et appelleront les collègues à la mobilisation comme moyen de protéger leur santé, celles des élèves et des familles !


Lire le communiqué de la FSU :
- Point sanitaire du 22 avril : des inquiétudes qui persistent







Signez la pétition : PERSONNELS VACCINÉS = écoles, collèges, lycées RE-ouverts en toute sécurité !


Cliquez sur l’image



Communiqué

Déni, inaction, impréparation... ça suffit !
Trois semaines pour agir

Après le déni et l’inaction responsables d’une épidémie hors de contrôle conduisant à la fermeture des écoles, voici venu le temps de la totale impréparation de l’institution Education nationale.

Le « nous sommes prêts » ministériel maintes fois asséné depuis un an ne résiste pas à la frénésie constatée sur le terrain depuis les annonces présidentielles. Le scénario pourtant prévisible dégénère en ordres et contre-ordres locaux, en injonctions aux équipes sans aucun cadre ministériel. “L’école de la confiance" montre à nouveau son véritable visage.

Le ministère ne tire aucun bilan de l’expérience du premier confinement de mars 2020. Or aucune avancée depuis le printemps dernier. Ni analyse des difficultés rencontrées, ni investissement en équipement que ce soit pour les familles, pour lesquelles le ministère met à disposition 6 500 ordinateurs pour 12 millions d’élèves, ou pour les enseignants et enseignantes, pour qui une prime annuelle insuffisante de 150€ a été accordée.
Les personnels enseignants, les élèves et leurs familles sont à nouveau livrés à eux-mêmes. Une forme de jour sans fin, celui d’un an auparavant.

Enfin, aucune coupure « magique » ne permettra une reprise des écoles en toute sécurité au vu de l’intensité de la circulation actuelle du virus. Ce temps de trois semaines hors classe, dont deux de vacances, doit au contraire être pleinement mis à profit par le ministère pour rendre possible cette nécessaire réouverture des écoles dans des conditions telles qu’elles puissent jouer pleinement leur rôle, pédagogique comme social.

Accès à la vaccination des personnels, allégement des classes, cas contacts redéfinis, règle de fermeture de classe fixée partout à un cas avéré, tests salivaires massifs ciblés et réalisés partout de façon hebdomadaire, locaux équipés de capteurs CO2, masques chirurgicaux fournis aux élèves et aux personnels... Seul un engagement dans la concrétisation de toutes ces mesures, que le SNUipp-FSU porte depuis de nombreuses semaines et continuera de porter, permettra la poursuite de l’école sous pandémie.



Communiqué de la FSU suite à l’allocution d’Emmanuel Macron du 30 mars 2021







Communiqué de presse de la FSU Créteil
Le 23 mars 2021

L’académie de Créteil est une des plus touchée de France et pourtant, le protocole reste inchangé et la gestion de l’épidémie obscure !

D’après Santé Publique France, chez les 10-19 ans, le taux d’incidence la semaine dernière était de 511dans le 77, 546 dans le 93 et 554 dans le 94. Chez les 0-9 ans, le taux d’incidence la semaine dernière étaitde 227 dans le 77, 213 dans le 93, 223 dans le 94.

La FSU Créteil :

  • Déplore des campagnes de test qui sont insuffisantes et surtout non efficientes : les tests n’ont pas lieu en priorité dans les écoles et les établissements les plus touchés :
    • nous demandons à ce que les tests aient lieu dans les écoles et les établissements où il y a eu des évictions et des cas nombreux, et soient faits dans un délai très court avant leur retour ;
    • nous demandons à ce que les écoles maternelles ne soient pas écartées des campagnes de test salivaire. Les élèves d’âge maternelle ne portent pas de masques et n’appliquent pas de gestes barrières au sein d’une même classe ;
    • qu’ils soient précédés d’une campagne d’information importante au sein des familles et des élèves, afin d’avoir le plus de volontaires possibles puisqu’’aujourd’hui, 5 à 10% des élèves seulement sont testés, ce qui n’a aucun sens, ni en termes d’échantillonnage, ni pour isoler les individus porteurs et mener une politique de prévention au sein des établissements ;
    • des tests répétés et réguliers dans les mêmes écoles et établissements scolaires.
  • Exige un retour à une distanciation dans les couloirs et les classes :
    • cela passe par une hybridation qui se traduit par des dédoublements des classes (actuellement dans l’académie, quelques lycées ne veulent pas appliquer la demi-jauge à des classes mais seulement à l’établissement, laissant 25 à 40 élèves par classe, cela n’a aucun sens en matière de prévention) ;
    • la mise en place des demi-classes en collège ;
    • en école maternelle et élémentaire, la fermeture systématique de la classe dès qu’un cas positif est avéré (élève comme enseignant-e) et l’application du texte définissant les clusters avec fermeture de l’école (plusieurs exemples de non-application de ce texte ont été remontés aux sections SNUipp-FSU des départements de l’Académie) afin de limiter les brassages sur temps scolaire et enrayer la propagation du virus. En outre, la situation démontre que la demande d’un plan d’urgence pour notre Académie, comme nous l’avons demandé depuis mai/juin, était plus que nécessaire, bien qu’ayant reçu une fin de non-recevoir de J.-M. Blanquer. Il faut donc EN URGENCE recruter le personnel nécessaire pour remplacer les absences (ASA, Covid, etc.) des personnels enseignants, des vies scolaires, administratifs, des pôles médicaux sociaux, de personnels d’encadrement et de direction et pour alléger les effectifs par classe afin de respecter la distanciation physique et pouvoir maintenir les écoles ouvertes ;
    • un retour à la distanciation dans les couloirs, dans les files d’attente à l’entrée des établissements, des salles, des réfectoires.
  • Demande des équipements pour contrôler la qualité de l’air (la loi impose un contrôle régulier depuis janvier 2020) :
    • installation de capteurs de CO2 comme indicateurs de confinement des salles de classe et alerter sur la nécessité urgente d’aérer ;
    • installation de purificateurs d’air en priorité dans les cantines.
  • Exige la transparence totale sur les chiffres des contaminations, des classes fermées ou mises en éviction dans l’académie, alors que le rectorat refuse de les communiquer aux CHSCT de l’académie alors qu’il le fait chaque semaine aux journalistes ;
  • Exige la transparence également sur toutes les écoles gravement touchées par la COVID, et dont les classes ne ferment pas... Que dire d’une école fonctionnant habituellement avec 160 enfants pour 6 enseignants et qui tournerait avec 2 personnels remplaçants pour une trentaine d’enfants... les parents gardant leurs enfants chez eux et l’administration gérant comme elle peut la pénurie de professeurs...
  • Exige la vaccination pour tous les personnels volontaires de l’Education nationale. Ces personnels sont en contact avec de nombreux jeunes tous les jours et doivent être protégés vis à vis du CoVid-19, comme tous les citoyens en contact avec le public. Les annonces de ce jour ne peuvent nous suffire, il y a déjà eu des promesses équivalentes non tenues et les risques de flambée dans nos établissements dans le mois à haut risque qui vient, nécessitent des actions urgentes.

Du 10 janvier jusqu’à 31 mars, il n’y a plus de jour de carence pour les arrêts maladie liés au Covid. Mais pour bénéficier de cette suspension du jour de carence, il faut entreprendre une démarche spécifique.

Attention : En attente de test, ne pas se mettre en arrêt maladie... Vous êtes soit en certificat d’isolement par le médecin soit en certificat provisoire par améli.fr, tous deux déclenchent une ASA de courte durée . Lire la suite...

Lire aussi : La circulaire administrative sur l’autoisolement





Le 05 mars 201

Alors que l’épidémie atteint des seuils inquiétants en particuliers dans notre département, les insuffisances et le déni de réalité semblent s’être imposés comme mode de gestion au Ministère.

Face à des décisions incompréhensibles, le SNUipp-FSU réclame la vérité sur les chiffres, une politique de test/traçage/isolement à la hauteur, le contrôle du CO2 dans les salles, des masques gratuits pour les élèves et les personnels et des moyens humains et financiers immédiats.

Lire le communiqué de la FSU, la FCPE et le collectif Ecoles et familles oubliées en cliquant ici.

  • Rappel changements au 1er février Nouveau protocole :
    • Maternelle : si un cas avéré dans une classe, les autres élèves de la classe sont cas contacts.
    • Distanciation de 2 mètres entre les groupes à la cantine.
    • Aération toutes les heures.
    • Port du masque de "grand public" de catégorie 1 obligatoire pour élèves et personnels.

  • ATTENTION ALLÉGEMENT DU PROTOCOLE SANITAIRE le 12 février
    • Fin des fermetures de classes automatiques en cas de survenue d’un cas confirmé de variante britannique du virus SARS-CoV-2 ;
    • Le personnel n’est plus cas contact à risque systématique, même avec 3 élèves malades d’une même classe : "une étude approfondie des contacts déterminera si les personnels de la classe doivent être considérés cas contacts".

  • Tests salivaires : communiqué de presse du SNUipp-FSU faisant état de la mise en place des tests salivaires dans les écoles. Il demande au ministère de revoir sa copie. Pour lire le communiqué, cliquez ici.
    Lire aussi :
    - Campagne de tests salivaires dans les écoles, où en sommes-nous ?
    - Cadre légal dans les écoles

Le SNUipp-FSU a rédigé un synthèse du protocole sous forme de tableau récapitulatif de toutes les situations possibles à l’école, le tableau est ci-dessous.





Le 13 février 2021

Alors que l’épidémie atteint un seuil critique , que les variants, anglais, sud africain voire brésilien, plus contagieux gagnent du terrain, le ministère assouplit en catimini le protocole sanitaire et la conduite à tenir en cas de Covid. Le SNUipp-FSU dénonce la mise en danger des élèves, des personnels et des familles.

Le communiqué

Alors que l’épidémie atteint un seuil critique dans beaucoup de départements, que les variants, anglais, sud africain voire brésilien, plus contagieux gagnent du terrain, que des élus de la Moselle appellent à avancer les vacances et fermer les écoles, le ministère assouplit en catimini le protocole sanitaire et la conduite à tenir en cas de Covid.

Il s’agit là de la troisième modification en moins de 15 jours. Les deux premières modifications avaient permis de mieux protéger en instaurant le principe de précaution comme règle notamment en cas de découverte de variant. Le nouveau protocole assimile désormais le variant anglais au cas général du Covid, reprenant la règle de trois cas confirmés pour fermer une classe. Quant aux variants sud africain et brésilien, ils n’entraineront plus automatiquement la définition de cas contact pour les personnels.

Ainsi, avec les nouvelles règles édictées, le nombre de fermetures de classes va mécaniquement baisser, confortant ainsi la communication du ministre sur le peu de contaminations en milieu scolaire, au mépris de la santé des personnels, des élèves et des familles. Or, il ne suffit pas de casser le thermomètre pour faire baisser la fièvre. Les contaminations en milieu scolaire augmentent et cet allégement du protocole va augmenter la circulation du virus dans les écoles et les familles.

Pour protéger l’école et ses personnels, il faut casser les chaînes de contaminations et donc réinstaurer des règles de fermetures de classes et d’écoles protectrices. Il faut également distribuer des masques gratuitement aux élèves, engager au plus vite la campagne de vaccination à l’éducation nationale et rendre enfin effective la campagne de tests promise mais à ce jour totalement inefficace.

Les revirements incessants du ministère en termes de conduite à tenir en cas de Covid provoquent désordre et inquiétudes sur le terrain en plus de mettre en péril l’école, il est pourtant urgent d’agir pour la protéger.


Lire la déclaration liminaire de la FSU93 lors du CDEN du vendredi 12 février, en cliquant ici.



Le 04 février 2021






Le protocole sanitaire publié le 1er février 2021 et la Foire Aux Questions (FAQ) du ministère mise à jour entraînent quelques modifications :
  • Masques : A partir du 1er février, avec une tolérance jusqu’au 8 février, les masques portés par les adultes comme les élèves à partir du CP doivent être des masques chirurgicaux ou des masques « grand public » de catégorie 1. Les masques faits maison sont donc interdits. Les masques doivent être fournis par les familles. Chaque école devrait être dotée de masques « grand public » de catégorie 1 pour les enfants qui en seraient dépourvus. Cette mesure, va aggraver la problématique des inégalités sociales dans la fourniture de masques. Une prise en charge gratuite par l’Etat de ces masques permettrait pourtant de résoudre ces inégalités et d’en garantir la qualité.

  • Cas contacts en maternelle : si un·e élève est positif·ive, toutes les personnes non masquées deviennent cas contact. Ainsi, le moindre cas positif parmi les élèves entraîne la fermeture de la classe. Étant masqués, selon le ministère, les adultes ne peuvent être cas contacts. De même, les élèves ne sont pas reconnu·es cas contact d’un adulte positif mais masqué. Si le cas positif de l’adulte est attribué à un variant, la classe est fermée. Si cette mesure permet enfin de considérer les cas de contamination dans les écoles maternelles, la mise en oeuvre nécessitera sur le terrain un suivi conjoint des autorités sanitaires et académiques pour qu’elle soit effective.

  • Cas contacts en élémentaire : En justifiant du port du masque, le ministère maintient que l’apparition d’un cas confirmé parmi les enseignant·es ou les élèves n’implique pas de contacts à risque dans la classe. Toutefois, dans la circonstance où trois élèves d’une même classe (de différentes fratries) seraient positifs au Covid-19, alors les élèves et les personnels de la classe doivent être considéré·es comme contacts à risque.

    Dans la situation d’un cas attribué à un variant, que ce soit un·e élève ou un·e adulte, la classe est systématiquement fermée. Reste à identifier très rapidement le variant ce qui semble impossible actuellement.

  • Distanciation physique à la cantine : le non brassage entre élèves de classes différentes doit impérativement être respecté. Les élèves d’une même classe déjeunent ensemble en maintenant une distanciation d’au moins deux mètres entre deux groupes. La stabilité des groupes d’élèves déjeunant à une même table est privilégiée. La FAQ stipule que la distance de 2 m s’applique entre 2 groupes (classe, groupes de classes ou niveaux)... cette mesure protectrice risque tout de même de poser des problèmes organisationnels dans les réfectoires.

  • Ventilation des classes : La ventilation de 15 minutes doit toujours être effectuée avant et après le temps classe, aux récréations ainsi que durant la pause méridienne. Mais elle doit maintenant avoir également lieu toutes les heures pendant quelques minutes.

  • Fumeur.euses : Il est strictement interdit d’aménager des espaces fumeur.euses dans les établissements. Il faut donc sortir de l’école, être moins de 6 personnes et respecter une distance d’au moins 2m entre chacun.e.

  • Sorties et voyages scolaires : Les sorties avec nuitée sont désormais interdites.

  • Continuité pédagogique : il est à distinguer soit la fermeture totale de la classe ou de l’école (mise en place d’un enseignement à distance) soit l’absence d’un·e ou quelques élèves (mise à disposition de ces élèves du travail de la journée)

Ces nouvelles mesures restent une fois de plus à la seule charge des équipes sur le terrain. Parfois leur application est discordante avec les textes : la distanciation obligatoire de deux mètres « entre personne » en absence de masque devient une distanciation entre groupes ! Le SNUipp-FSU maintient son alerte et continue d’exiger la mise en place de mesures sanitaires et pédagogiques adaptées accompagnées des moyens humains et matériels nécessaires afin d’éviter la propagation de l’épidémie.


Lire aussi :
- Communiqué de presse du SNUipp-FSU



Le 29 janvier

Le dernier point du ministère de l’Éducation nationale sur la situation sanitaire dans les écoles et établissements scolaires est alarmant car, comme partout dans la société, tous les voyants sont en alerte. Les chiffres publiés montrent une forte augmentation du nombre de cas positifs, avec une hausse de près de 30% chez les élèves et de près de 40% chez les adultes.

Compte rendu de la réunion sanitaire avec le ministère - 30 janvier 2021

Une réunion sanitaire s’est tenue avec le ministère en amont de l’intervention du premier ministre. Lors de cette réunion aucun scénario n’a été annoncé par le directeur de cabinet, les discussions interministérielles n’étant pas closes à l’heure où il nous parlait. Il a cependant annoncé une communication dans les heures qui allaient suivre.

La FSU a mis en avant un certain nombre de points :

  • Anticiper tous les scénarios possibles et préparer le terrain.
  • Harmoniser la prise en compte des cas Covid sur tout le territoire, il y a actuellement trop de différences d’appréciation dans les départements.
  • Clarifier la mise en place du nouveau décret avec la règle des 2 mètres à la cantine et la disparition des masques « maisons ».
  • Demande de clarification pour les personnels vivant avec des personnes vulnérables.
  • Renforcer le protocole : capteurs de CO2, purificateurs d’air, traçage des cas contacts à partir de 1 cas Covid …
  • Demande de bilan chiffré sur les tests.
  • Connaissance précise du calendrier de vaccination

Nous avons insisté sur la nécessité d’anticiper l’éventuel scénario de dézonage des vacances avec une semaine supplémentaire. Nous avons affirmé que si ce scénario était choisi, il serait un moindre mal à une fermeture totale des établissements pendant plusieurs semaines. Mais cela pose un certain nombre de questions. Comment se situerait cette semaine supplémentaire ? Serait-elle une semaine d’enseignement à distance ou bien serait-elle considérée comme une semaine de vacances sans report ultérieur (notre proposition) ? Comment envisagerait-on le retour en présentiel après ces 3 semaines ? Avec un protocole renforcé permettant le respect de tous les gestes barrières partout ou avec le protocole actuel ?
Nous avons également demandé à ce que les équipes puissent se préparer à une éventuelle fermeture des écoles. Même si ce scénario n’est pas souhaitable, il faut l’anticiper et donner le temps aux équipes de s’y préparer pour ne pas se retrouver dans la situation de mars dernier.
Nous avons relayé toutes les difficultés rencontrées sur le terrain : manque de remplaçants qui amènent certains Dasen à fermer les écoles lorsque les enseignants sont absents, cas covid non déclarés par les familles, non-respect des 7 jours d’isolement par les parents, non fermeture des écoles avec un nombre importants de cas positifs …

Réponses du directeur de cabinet :
Le ministère considère que si le nombre de cas augmente dans les écoles, la situation est néanmoins maîtrisée. Le ministère a actuellement proposé 300 000 tests mais se heurte à l’acceptation des familles (seulement 10 à 15% de personnes volontaires).
La doctrine sur le traçage va être modifiée, dorénavant le traçage des cas contacts se fera dès l’apparition d’1 cas Covid dans une classe. Si le variant est détecté, la fermeture de classe aura lieu dès le premier cas de variant détecté, avec toute l’impossibilité actuelle à identifier rapidement le variant…
Sur le nouveau décret, la règle des 2 mètres ne s’applique pas pour l’école, les cantines peuvent donc continuer de fonctionner comme actuellement. Visiblement, plusieurs maires avaient annoncé la fermeture de leur cantine si cette règle s’appliquait à l’école …
Pour les masques « maisons », il y aura une période de tolérance avant la disparition totale de ces masques. Un stock de masques enfants doit parvenir dans les écoles pour suppléer dans un premier temps aux masques « maisons ».
Une instruction nationale va être envoyée aux recteurs, préfets et ARS, elle déterminera le protocole pour un mode d’emploi homogène de fermeture des établissements.

Le cabinet a réaffirmé la volonté de garder les écoles ouvertes et n’a pas donné de réponses sur la possibilité de prolonger les vacances d’hiver.


Lettre du SNUipp-FSU au ministre de la santé



Lire aussi :
- Médiapart : Dans les écoles, le coronavirus en liberté
- la lettre de la FSU au Premier ministreen cliquant ici.


Nouveaux décrets sur le jour de Carence, cliquez ici

ACTIVITES DE MOTRICITE

Le SNUipp-FSU a interpellé le ministère après les annonces du premier ministre et du ministre de l’éducation sur la suspension des activités sportives à l’intérieur.

Le cabinet nous a répondu que les activités de motricité en maternelle ne sont pas concernées.

Des IEN communiquent différemment par voie de circulaire. Le SNUipp-FSU interpellera le ministère dès lundi à l’occasion de la réunion sur la situation sanitaire.



Lire aussi :
- Courrier à Olivier Véran, ministre de la santé

Le virus continue de circuler partout en Europe a indiqué jeudi soir le premier ministre, mais le choix reste pour l’heure de maintenir les écoles ouvertes. Pour autant aucun renforcement du protocole n’est prévu dans les écoles si ce n’est une mesure de non-brassage des groupes pour le temps de cantine ainsi que l’arrêt des activités physiques et sportives en milieu fermé. Par contre toujours aucun calendrier de vaccination des personnels des écoles et des questions sur la réalité du million de tests mensuels promis comme sur le traçage des cas.
Lire la suite de l’article ...

Lire aussi :
- Nouveau protocole : L’art de ne rien changer du Café Pédagogique

Lettre du Recteur de l’Académie de Créteil





Communiqué de la FSU

La crise sanitaire s’aggrave, le ministre de l’Education s’enferme dans le choix de l’imprévision !

Les organisations syndicales de l’éducation n’ont été reçues pour un point sur la situation sanitaire qu’aujourd’hui, 4 jours après une rentrée qui aurait pourtant dû faire l’objet de la plus grande vigilance après le brassage lié aux vacances et aux fêtes de fin d’année. Et cette réunion s’est tenue quelques heures avant les annonces du Premier Ministre qui a pourtant prévu de donner le cadre général de gestion de la crise sanitaire qui aurait été utile pour apprécier sa déclinaison à l’Éducation nationale.

De nouveau, Jean Michel Blanquer affiche beaucoup d’intentions mais se soucie peu des moyens pour les mettre en œuvre : aucune politique de tests à grande échelle, d’isolement des personnels et élèves positifs ou cas-contact, d’aération renforcée des salles, de non-brassage des élèves, etc. Les demi-groupes sont possibles uniquement en lycée et sans cadrage national, ce qui contribue à creuser les inégalités. De même, l’organisation des périodes de formation en entreprise est laissée à l’appréciation de chaque lycée professionnel, créant des inégalités et désorganisant les enseignements. La question des examens est renvoyée au dernier moment.

Tout et son contraire sont dits sur la vaccination, tantôt annoncée en mars et organisée dans les écoles et établissements scolaires, tantôt prévue comme pour toute la population plus tard et via le médecin traitant. Les personnels ou les élèves vivant au domicile avec une personne considérée comme vulnérable ne bénéficient toujours pas de mesures de protection renforcée. L’ensemble des agent-es des services publics, particulièrement exposé-es, doivent avoir accès dès maintenant aux vaccinations. De manière générale, la FSU a demandé pour tous les personnels des protections adaptées à leur exposition, notamment pour les AED et les AESH. La FSU a fait des propositions pour que tous les scenarii soient envisagés, y compris en cas de circulation d’un variant plus contagieux et touchant davantage les jeunes du virus, sans véritable prise en compte par le ministère.

La crise engendre des tensions fortes sur le climat scolaire et social et la communauté scolaire est fatiguée et inquiète. La jeunesse, frappée de plein fouet par les conséquences des crises sanitaire, économique et sociale qui se combinent désormais, mérite d’être au cœur des préoccupations. Cela passe par un plan de recrutements massifs, le renforcement des équipes pluriprofessionnelles au sein des établissements scolaires et le maintien des infimier-es de l’Education nationale et d’une politique éducative sociale et de santé sous la gouvernance et la responsabilité pleine et entière du ministère.

De même, la situation sociale dramatique que vivent les étudiant-es nécessiterait un plan d’action conséquent.

La jeunesse est une grande oubliée du « plan de relance » alors qu’elle est l’actrice de la société de demain !

La gestion erratique et sans moyens supplémentaires de la crise sanitaire est à la mesure du mépris que les personnels ressentent sur l’ensemble de la politique éducative, édictée à l’endroit des conditions d’exercice de leurs métiers et missions et de leurs expertises professionnelles et de l’absence de reconnaissance de leur engagement quotidien par des carrières et des salaires revalorisés.

Cela ne donne que plus de force à l’appel que la FSU, avec une large intersyndicale, a lancé à tous les personnels de l’Education nationale, rejoints par l’enseignement supérieur et la recherche, à se mettre en grève mardi 26 janvier et, dès maintenant, à exiger les mesures de protection nécessaires de leur employeur.

Les Lilas, 07 janvier 2021



Le 26 novembre 2020

Courrier du recteur


fiche pratique de l’ARS



Alors que le SNUipp-FSU le demande depuis plusieurs mois, le Ministère s’est enfin décidé à recruter des personnels pour faire face à la crise. Mais le ministre recrute des contractuel·les alors que d’autres solutions existent. Le SNUipp-FSU rappelle par exemple dans un communiqué que 1 500 candidat·es au concours sont actuellement sur liste complémentaire. Le ministre fait ainsi le choix de la précarité au lieu d’offrir une véritable insertion professionnelle et de doter l’école des moyens pérennes nécessaires.

Communiqué de presse

Pourvoir aux besoins des écoles... mais pas comme ça !

Le ministère recrute des milliers de contractuels pour pallier aux besoins dans les écoles. Enfin, il reconnait la nécessité de recruter des personnels dans les écoles mais en embauchant des contractuels, il ne fait pas le bon choix alors que d’autres alternatives sont possibles.

En effet, ce choix du ministère renforce la précarité et nie l’importance de la professionnalité des enseignantes et enseignants, surtout en période de crise pandémique. Depuis des mois, le SNUipp-FSU alerte sur l’urgence et la nécessité de recruter des PE pour faire face à la crise sanitaire.

Dès le mois de juillet, le SNUipp-FSU proposait le recrutement des 1500 candidates et candidats inscrits sur les listes complémentaires du dernier concours de PE. De même, il était, et reste toujours, possible d’abonder le nombre de recrutés de cette manière en convoquant une nouvelle délibération des jurys. Enfin, à moyen terme, une dernière possibilité existe : organiser un concours exceptionnel de recrutement. Dans ces trois cas de figure, les enseignantes et enseignants recrutés seront directement affectés sur les réels besoins existants dans les écoles tout en bénéficiant d’une formation et d’une titularisation par la suite.

Mais le ministère préfère recourir à des personnels contractuels dont l’embauche prendrait fin au plus tard au début des prochaines vacances d’hiver. Le SNUipp-FSU exige que les personnels contractuels recrutés soient prolongés jusqu’à la fin de l’année scolaire, qu’ils puissent passer un concours réservé leur donnant la possibilité d’être titularisés et bénéficier ensuite d’une formation initiale de qualité.

L’Education Nationale se doit d’offrir une véritable insertion professionnelle à celles et ceux qui vont s’investir auprès des élèves et pour le service public d’éducation. L’école, actuellement sous-dotée, ne peut, au quotidien, faire face aux inégalités scolaires et encore moins à cette situation de crise liée à la Covid. Pour cela, elle doit bénéficier de moyens pérennes se traduisant dans des mesures budgétaires ambitieuses.

Paris, le 23 novembre 2020



Lire la lettre ouverte des Fédérations de la Fonction Publique à la Ministre de la transformation et de la fonction publiques en cliquant ici.





Communiqué des Organisations syndicales


Lire la lettre envoyée au ministère en cliquant ici.


Les grandes lignes du protocole


Protocole complet du MEN : Modalités pratiques de la rentrée - Protocole sanitaire.


Le Président Macron a annoncé ce mercredi 28 octobre 2020 un reconfinement national pour contrer l’expansion de la pandémie Covid-19. Ces nouvelles modalités se traduisent entre autres par le maintien de l’ouverture des écoles sur l’ensemble du territoire.

Pour le SNUipp-FSU 93, il est nécessaire que les écoles puissent rester ouvertes pendant cette période car le précédent confinement est comptable de bien trop de dégâts auprès des publics les plus fragiles tant scolairement que socialement.

Cependant, il est inconcevable que les enseignant-es, les AESH et tous les personnels qui travaillent dans les écoles aient à mener à bien cette mission de service public d’éducation sans avoir l’assurance d’être protégés.

Lire le compte-rendu du CHSCT extraordinaire du 15 octobre sur le bilan sanitaire de la rentrée.

Aussi, pour le SNUipp-FSU 93, ouvrir l’école doit s’accompagner d’un protocole sérieux et de moyens supplémentaires :

  • Assurer une protection des personnels fragiles avec mise en asa immédiate sur présentation d’un certificat d’isolement. Liste des personnes vulnérables ICI.
  • Distribuer dès le jour de la reprise des masques chirurgicaux type 2 pour tous les personnels, fournir du gel hydroalcoolique dans chaque classe … (voir ci-dessous)
  • Mettre en place un nettoyage renforcé des locaux et du matériel scolaire.
  • Investir enfin dans les locaux scolaires pour assurer l’aération et la présence de points d’eau.
  • Mettre en place un accès prioritaire au vaccin de la grippe, pris en charge par l’éducation nationale.
  • Accéder prioritairement au test COVID et st opper réellement et efficacement les chaines de contamination en milieu scolaire.
  • Recruter des enseignant-es supplémentaires pour diminuer les effectifs de classe et assurer le remplacement des collègues absents (une centaine de collègues en liste complémentaire attend toujours d’être recrutée dans l’académie de Créteil).
  • Faire confiance aux équipes quant à l’organisation du temps scolaire

Dans le cas où la circulation du virus nécessiterait une fermeture des écoles le ministère doit anticiper et fournir aux élèves et aux personnels les moyens matériels d’un maintien du lien scolaire à distance.

Pour préparer cette rentrée des vacances d’automne dans ce nouveau contexte, la rentrée des élèves doit indispensablement être repoussée à minima au mardi 3 novembre dans les conditions prévues pour rendre hommage à Samuel Paty.



Aujourd’hui, mardi 20 octobre, s’est tenue au ministère de l’Education Nationale une réunion visant à faire le point sur la situation sanitaire.

Le directeur de cabinet a présenté le point de situation (au 16 octobre) diffusé par le ministère faisant état de 27 structures scolaires fermées (22 écoles, 3 collèges et 2 lycées) et de 293 classes arrêtées. Sur les 7 derniers jours, 8223 élèves et 2063 personnels ont été confirmés positifs.

Il a fait état d’une situation qui s’accélérait avec plus de 2000 cas de Covid confirmés dans les dernières 24 h (1713 élèves et 440 personnels).

A la suite des interventions des organisations syndicales, il a tenu à préciser que l’essentiel des contaminations dans le milieu scolaire aurait des origines extérieures et affirmer mesurer l’engagement et l’état de fatigue des personnels. Comme le signalait déjà la ministre de la Transformation et de la Fonction Publique, le gouvernement tirera les conséquences de l’ordonnance du Conseil d’Etat concernant les cas vulnérables et «  précisera le cadre qui s’applique  ». L’objectif est de revenir au régime précédent (liste des 11 pathologies dans le décret du 5 mai) sauf pour les proches vulnérables. Les décisions devraient être rendues publiques en fin de semaine.

Le ministère repassera les consignes de respect des gestes barrière dans les réunions déconcentrées et sur la diffusion rapide des informations internes. Il signale qu’une éventuelle application de la phase 1 du plan de continuité pédagogique doit pouvoir être anticipée et ne pas être décrétée du jour au lendemain.

A propos des masques DIM, la secrétaire générale a rappelé qu’il s’agissait d’une commande de l’état dans une logique de production de masques réutilisables et de constitution du stock stratégique. Les deux zéolithes utilisées sont des « produits non interdits mais en cours de ré-autorisation  ». Le gouvernement a commandé une expertise à l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail). Les résultats devraient être disponibles en début de semaine prochaine. C’est pourquoi, dans l’attente, le ministère demande aux académies de retirer les masques par précaution, de recommander de ne plus les porter et de distribuer des masques issus de leurs stocks à la rentrée. Des masques chirurgicaux seront distribués aux personnels vulnérables et masques tissus sans traitement biocide seront mis à disposition des autres personnels d’ici la rentrée.

*une incertitude persiste sur la nature des masques, les stocks pouvant être de nature différente. Les masques DIM représentaient 20% du stock des ministères.

A propos du traçage, le ministère rappelle que les directeurs n’ont pas à prendre les responsabilités de l’ARS ou des CPAM. Ils ne sont chargés que de la transmission des décisions prises. Le ministère admet que cette tâche est lourde et que les directrices et directeurs suppléent ainsi à ces organismes qui «  n’y arrivent pas, les directeurs et directrices doivent pouvoir bénéficier de l’appui des IEN et des DDEN  ». Sans commentaire.

La FSU est intervenue pour alerter solennellement sur l’état d’épuisement de la profession et qu’aux risques sanitaires directement liés à la COVID, s’ajoutent désormais de manière évidente la croissance de risques psychosociaux et leurs conséquences sur la santé des agents. Nous sommes revenus dans le détail sur les éléments des enquêtes Covid du SNUipp-FSU et du SNES-FSU. L’Engagement des collègues est immense pour maintenir l’école dans des conditions de protection satisfaisante. Nous avons interrogé sur une possible mise en œuvre de la phase 1 du plan de continuité pédagogique dans les zones les plus contaminées et la nécessité dans cette hypothèse de donner aux équipes le temps et les moyens suffisants.

Le SNUipp-FSU est revenu à la charge concernant les masques, en appelant à la responsabilité du ministère (voir plus haut). La FSU a redit son opposition au jour de carence et demandé à minima sa suspension dans la mesure où l’état d’urgence sanitaire est à nouveau proclamé. Elle a également redemandé le retour intégral au décret du 5 mai concernant les agent.es vulnérables. Elle a averti à propos de certaines situations de non mise en œuvre des gestes barrière et des règles sanitaires en demi-pension et des conditions d’aération des salles notamment avec la venue du froid.

Toutes les organisations ont fait part du sentiment des collègues que les règles communes ne s’appliquaient pas à l’Education Nationale, ajoutant ainsi de la défiance là où la clarté et la cohérence seraient de mise.



Le 16 octobre 2020

Lettre au préfet au sujet de la toxicité des masques distribués aux enseignat-es, lire ici



Alors que le Ministre martèle dans les médias que tout va bien dans les écoles, qu’enseignants et élèves ne courent aucuns risques, sur le terrain le ressenti est autre. Le SNUipp-FSU dévoile les résultats de l’enquête qu’il a menée auprès des PE. Plus de 10 000 réponses confirment ce que le syndicat porte depuis des semaines, la réalité d’un système éducatif incapable de répondre aux enjeux actuels et qui n’a pas les moyens nécessaires de faire face aux crises comme aux objectifs qui lui sont assignés.

Communiqué de presse

Si « l’école n’est pas le nid du virus » comme l’assénait encore le ministre la semaine dernière, elle reste en revanche celui de l’inquiétude et de l’insécurité. C’est ce que montrent les résultats de l’enquête du SNUipp-FSU faite auprès des personnels des écoles. A ce jour, plus de 10 419 réponses confirment globalement ce que porte le syndicat depuis des semaines.

Depuis la rentrée le ministre de l’Éducation nationale répète à l’envi que les élèves et personnels ne prennent aucun risque à fréquenter les salles de classes, les réfectoires, les cours de récréation ou les gymnases. La confirmation de la reprise épidémique avec des contraintes spécifiques par zones ne l’ont pas conduit à infléchir un discours qui apparaît de plus en plus en décalage avec ce qu’expriment les personnels des écoles comme le montre l’enquête.

Concernant la sécurité, plus de 81% des répondants se sentent mal protégés dans l’exercice de leurs fonctions, voire très mal protégés pour une personne sur deux. 83% s’inquiètent de l’efficacité du masque en tissu fourni par l’Éducation nationale. Un sentiment d’insécurité, rarement exprimé à un tel degré par la profession, renforce la sensation d’un traitement « à part » de l’école, sans bénéficier des mêmes mesures que dans le reste du monde du travail. Par ailleurs, 75% des répondants estiment que le passage d’un à trois cas avérés pour fermer une classe est inadapté au contexte épidémique actuel.

Les gestes barrières sur lesquels tout le monde s’accorde depuis le début de l’épidémie et qui fondent encore les mesures pour limiter la circulation du virus sont, sans surprise, impossibles à mettre en œuvre dans les écoles. Le SNUipp-FSU avait alerté, bien en amont, le ministère sur les difficultés que rencontreraient les équipes pour limiter les brassages et respecter les distanciations.

Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que 64% des personnels se prononcent en faveur d’un renforcement du protocole sanitaire, garantissant aux élèves comme aux personnels plus de sécurité, même si celui-ci implique une réorganisation temporaire du temps scolaire, en fonction des zones d’alerte et de l’intensité de l’épidémie. En cas de circulation très active du virus, plus de 70% des répondants sont favorables au travail en demi-groupes pour permettre la distanciation physique et éviter le brassage des élèves. Une solution qui éviterait ainsi une fermeture complète des écoles entraînant alors des ruptures d’apprentissages pour les élèves.

Cette enquête met en lumière le décalage flagrant entre ce qui est préconisé et mis en place pour l’Éducation nationale et ce que ressentent les personnels dans les écoles. Pour le SNUipp-FSU, l’école sous covid, dont les conséquences ont été insuffisamment anticipées, montre aussi la réalité d’un système éducatif incapable de répondre aux enjeux actuels et qui n’a pas les moyens nécessaires de faire face aux crises comme aux objectifs qui lui sont assignés.

De toute urgence, le ministre doit donner les moyens nécessaires aux écoles pour permettre à la fois une protection sanitaire maximum et une plus grande continuité scolaire possible, et ce quelle que soit l’intensité de l’épidémie.

 

53 visiteurs en ce moment

*Top SNUipp 93, Bourse Départementale du Travail, 1 place de la Libération, 93016 BOBIGNY cedex - Tel : 01.48.96.36.11 - Fax : 01.48.96.36.80 - email : snu93@snuipp.fr
©Copyright 2006 - SNUipp-FSU 93 Seine Saint Denis, tous droits réservés.