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14 octobre 2020

Crise sanitaire :
Récapitulatif de toutes les situations
Absence totale de stratégie sanitaire du gouvernement


Procédures pour les personnels enseignants du 1er degré
Procédure de signalement COVID-19.
Stratégie sanitaire pour lutter contre la Covid : Mais de qui se moque-t ’on ?

Alors que l’épidémie connaît ces derniers jours un rebond, particulièrement dans notre département, poussant le gouvernement à prendre un certain nombre de mesures toujours plus restrictives, rien n’est annoncé concernant les établissements scolaires. Pire les écoles et leurs usagers sont traités comme si le virus s’arrêtait au portail de l’école.

Une absence totale de stratégie sanitaire.

Les remontées des collègues du département sont nombreuses pour nous indiquer une gestion totalement chaotique de la situation. Les listes de cas contact établies par les écoles ne semblent faire l’objet d’aucun traitement. Elles représentent pourtant une surcharge de travail conséquente pour les directions d’école.

Quand l’ARS reconnaît une chaîne de contact suite à une déclaration individuelle (à l’ARS ou la CPAM), les procédures d’isolement et de test sont variables d’une personne à l’autre.

A quoi joue donc le gouvernement ? La gestion de la question scolaire laisse planer des doutes quant à la priorité affichée et aux moyens alloués à la lutte contre l’épidémie. Alors que des conseils et des injonctions tombent partout, y compris pour régir la vie privée des citoyennes et citoyens, ce choix paraît de plus en plus délibéré. Celui d’une école assignée à la première ligne du maintien de l’activité économique pour permettre aux parents de continuer à travailler.

Pour le SNUipp-FSU, cette politique de zigzag permanent doit cesser. Des moyens doivent être accordés au plus vite pour permettre à la fois une protection sanitaire maximum et une plus grande continuité scolaire possible.

Cela passe notamment par le recrutement des collègues inscrits sur les listes complémentaires du concours enseignant afin de mettre des moyens humains sur le terrain à la hauteur de la situation. Sans oublier la nécessaire confiance dans les équipes enseignantes qui tiennent l’école à bout de bras depuis mi-mars.

À la veille des congés d’Automne, nos collègues sont déjà épuisés, ils ne tiendront pas éternellement face à la gestion calamiteuse de cette situation.

Un CHSCT départemental sur la question de la situation sanitaire va être réuni le jeudi 15 octobre. Les représentant-es du SNUipp-FSU 93 porteront toutes les questions des personnels et des écoles. N’hésitez pas à contacter la secrétaire du CHSCT en cas de difficulté (secretairechsct93@ac-creteil.fr), copie au SNUipp-FSU 93 (snu93@snuipp.fr)








Le 25 septembre

Alors que l’épidémie repart et que les fermetures de classe se multiplient, le ministre de la santé a annoncé un nouvel assouplissement du protocole.

La circulaire en date du 14 septembre de la DGRH décline, pour le ministère de l’éducation nationale, des sports et de la jeunesse, les dispositions prises pour la fonction publique.

Elle confirme que la durée d’isolement passe de 14 à 7 jours et récapitule, pour les personnels l’ensemble des dispositions : de l’observation des gestes barrières à la typologie des différents groupes des personnels vulnérables, de la gestion des cas suspects, contacts ou encore de celle des parents d’enfants ne pouvant être accueillis en crèches collective, écoles ou collèges du fait d’une mesure de restriction d’accueil, en lien avec le covid.

Avec cette circulaire, la situation des personnels placés à l’isolement par l’ARS ou la sécurité sociale et en attente de résultat, est couverte par des ASA si le travail à distance n’est pas possible.

Pour le SNUipp-FSU, il reste à obtenir, pour celles et ceux qui vivent avec des personnes très vulnérables, les mêmes droits (travail à distance ou ASA).

Au-delà, la vigilance est de mise sur les situations :

  • des agents ne relevant pas des quatre situations de « vulnérabilités » en vertu du décret du 29 août 2020 (cancer évolutif sous traitement, immunodépression congénitale ou acquise, être âgé de 65 ans ou plus et avoir un diabète associé à une obésité ou des complications micro ou macrovasculaires ; être dialysé ou présenter une insuffisance rénale chronique sévère) mais qui présentent l’un des facteurs de vulnérabilité, le travail à distance doit être proposé dans la mesure du possible. Si le travail en présentiel est maintenu, des mesures particulières doivent être appliquées : masques chirurgicaux de type II, mais des aménagements de la classe peuvent aussi être obtenus,
  • de garde par nourrice agréée ou à titre gracieux qui doivent pouvoir être prises en compte au même titre que l’accueil en crèche.

D’autres zones d’ombre subsistent, notamment celle de personnels qui ne peuvent pas être reçu-es rapidement par un médecin et qui ne disposent pas d’un certificat de mise en isolement.

Il y a lieu, dans cette situation, de solliciter le médecin de prévention. Dans l’impossibilité d’un rdv, on peut conseiller à ce personnel de s’adresser à un service de consultation en ligne dont le médecin pourra, au regard de la consultation, lui fournir un certificat d’isolement et une prescription de dépistage.

Par ailleurs la FAQ du ministère et les fiches covid ont été mises à jour le 20/09/20

Elles modifient :

  • la définition des cas contact à risques. Désormais, ne sont plus cas contact à risque et donc maintenus à l’école :
    • les enseignant.e.s puisqu’ils/elles portent un masque (cat. I) et les élèves si un élève de la classe est cas confirmé ;
    • les élèves dont l’enseignant est cas confirmé ;
    A contrario, sont cas contact à risques :
    • les élèves et enseignant.e.s d’une classe dont au moins trois élèves, de fratries différentes, sont cas confirmés ;
    • les membres de la communauté éducative non masqués ayant été en contact rapproché de plus de 15 minutes avec un cas positif non
    • masqué également (lors de la prise de repas par exemple).
  • la gestion des cas contacts à risque :
    • les élèves reviennent à l’école après une période de 7 jours suivant le dernier contact avec le cas positif ;
    • les adultes reviennent après un résultat négatif du “test PCR” qu’ils réaliseront 7 jours après le dernier contact avec le cas positif.
  • les délais de retour à l’école pour les cas confirmés sont modifiés :
    • cas symptomatiques : 7 jours pleins à partir de la date de début des symptômes. En cas de fièvre au 7ème jour, l’isolement se poursuit jusqu’à 48h après la disparition des symptômes.
    • cas asymptomatiques : 7 jours pleins à partir du jour du prélèvement positif.
  • d’autres modifications sont à noter :
    • l’affirmation de l’efficacité des masques fournis par le MEN ;
    • la disparition de la préconisation de la prise de température de l’enfant avant son départ à l’école ;
    • l’ajout de “l’altération de l’état général” comme symptôme évocateur ;
    • l’avertissement que la rhinite seule n’est pas un symptôme évocateur ;
    • la précision que les voyages et sorties scolaires sont autorisés au plan national (sous réserve de restrictions préfectorales).






Le 18 septembre 2020
Les adultes ou les autres enfants côtoyant un élève testé positif ne seront plus considérés comme cas contact. Le SNUipp-FSU appelle à garantir "les conditions sanitaires, pédagogiques et matérielles d’une poursuite de l’école sous covid."

S’appuyant sur des données scientifiques toujours incertaines, le protocole sanitaire s’assouplit encore en modifiant les procédures à tenir en cas de contamination avérée.

Pour le SNUipp-FSU, après une impréparation patente des mesures prises à la rentrée, « le gouvernement persiste dans ses égarements et ses contradictions. » La redéfinition des cas contacts au sein des écoles pour maintenir une scolarité coûte que coûte prend le risque d’une exposition à la contamination des élèves, personnels et usagers.

Le communiqué du SNUipp-FSU

Le ministre de la santé vient d’annoncer un nouveau protocole sanitaire pour les écoles. Lorsqu’un enfant est désormais testé positif, il doit être isolé sept jours chez lui sans qu’aucune mesure de précaution ne soit prise pour les autres élèves ni les personnels. Le ministre cible la famille comme unique lieu de contamination, alors que les connaissances scientifiques sur le pouvoir contaminant et la contagiosité des enfants ne sont pas arrêtées. L’assouplissement du protocole scolaire en cette rentrée était déjà pourtant annonciateur de difficultés avec une application des mesures barrières (non-brassage, distanciation physique, hygiène…) rendues quasi impossibles au vu du nombre d’élèves par classe et de la configuration et de l’équipement des écoles.

La stratégie gouvernementale montre ses limites tandis que l’impréparation du ministère est patente : manque de temps pour préparer la rentrée, consignes souvent très tardives et contradictoires, protocoles changeant toutes les semaines, délais trop longs pour obtenir les résultats des tests, manque de moyens de l’ARS et des CPAM pour assurer le traçage de tous les cas contacts, masques inopérants pour les personnels, collectivités territoriales prises de cours…

Rien n’était donc prêt ! Alors qu’il faudrait mettre en œuvre le plan de continuité pédagogique en cas de circulation très active du virus permettant de maintenir les apprentissages et d’assurer la protection des élèves et des personnels, le gouvernement persiste dans ses égarements et ses contradictions. Après le mètre de distanciation adaptable selon les situations pour permettre d’accueillir tous les élèves, voilà le virus à sens unique qui évite d’interrompre la scolarité au risque d’exposer élèves, usagers et personnels des écoles à la contamination.

Programmer, anticiper, associer et agir ne font décidément pas partie du vocabulaire ministériel.

Il est urgent que le ministère réagisse enfin en garantissant les conditions sanitaires, pédagogiques et matérielles d’une poursuite de l’école sous covid.

Paris, le 18 septembre 2020

 

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