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7 juillet 2020

CPC : les formateurs s’adressent au recteur

Lettre des CPC de l’académie au recteur

Courrier envoyé au recteur

Monsieur Le Recteur

Dans votre courrier du 3 juillet 2020, vous avez tenu à remercier les différents acteurs de l’éducation pour leur investissement pendant cette difficile période que nous venons de traverser. Nous prenons acte que, dans ce courrier, les conseillers pédagogiques ne sont pas mentionnés. Comment devons-nous interpréter ce choix de votre part ? Il pourrait être rassurant de penser que vous nous assimilez dans votre lettre à l’ensemble des enseignants. Mais si tel est le cas, nous pourrions alors légitimement penser que nous devrions bénéficier aussi de la prime REP et l’ISAE pour lesquelles notre institution sait parfaitement nous identifier pour nous différencier de nos collègues. Malheureusement, cet « oubli » s’inscrit dans la continuité d’une indifférence de notre institution pour notre fonction, indifférence que nous vous avions rappelée lors du séminaire de novembre 2019 ainsi que lors de notre audience du mercredi 15 janvier 2020. Nous n’avons eu depuis pour réponse à nos inquiétudes et à notre demande de reconnaissance qu’un silence assourdissant qui révèle, tout autant que votre courrier, l’absence de regard sur notre travail, voire l’ignorance de nos missions et de notre engagement. A ce titre, la mise en œuvre des constellations prévue dans le PDF de la rentrée 2020 illustre pleinement cette cécité. En effet, ce dispositif auquel nous souscrivons pleinement, car s’inscrivant dans un retour au cœur de notre métier, ajoute l’équivalent de plus de 100 jours de travail à un emploi du temps déjà saturé par l’empilement des missions depuis plusieurs années. Comment une administration portant un peu d’intérêt à son personnel peut-elle proposer une telle charge de travail supplémentaire sans interroger les conditions de travail de celles et ceux qui porteront ce dispositif ?? Car oui, Monsieur le Recteur, ce seront principalement les conseillers pédagogiques qui auront cette responsabilité d’apporter un supplément d’expertise aux professeurs des écoles pour gagner le combat contre l’échec scolaire.

Monsieur le Recteur, la circulaire du 21 juillet 2015 indique : « Afin de permettre aux conseillers pédagogiques d’accomplir l’ensemble de leurs missions dans les meilleures conditions, l’organisation de leur service fait l’objet, de la part des IEN de circonscription ou de l’IA-Dasen selon le niveau auquel les conseillers pédagogiques interviennent, d’une programmation équilibrée des différentes activités dont ils sont chargés. Une attention particulière est apportée à la répartition de leur charge de travail au long de l’année scolaire. » De plus, le guide pour le plan Français de mars 2020 rédigé par la DGESCO précise qu’une lettre de mission doit nous être fournie dans le cadre de ce nouveau dispositif Aussi, Monsieur le Recteur, afin que soit respecté le cadre légal de notre travail, et que soit enfin prise en compte la réalité de notre métier, nous ne nous engagerons pas dans le dispositif avant d’avoir reçu la lettre de mission précisant nos missions et leur charge horaire.

Nous, conseillers pédagogiques, vous assurons de notre engagement total pour un service public de qualité et pour la réussite de tous nos élèves.

Lettre signée par 134 conseillers pédagogiques de Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne



Le 09 mai 2020

Dans une lettre ouverte au ministre de l’Éducation nationale, le SNUipp-FSU, le SE-Unsa, le Sgen-CFDT et l’ANCP&AF définissent leur priorité pour la sortie de crise : l’accompagnement des équipes d’écoles, au plus près des besoins, loin des plans de formation aujourd’hui envisagés par la rue de Grenelle.

« En mai et juin, mais tout autant en septembre et pour de longs mois encore, les enseignantes et les enseignants reprendront la classe là où elle a été interrompue, le 13 mars dernier. », constatent ensemble le SNUipp-FSU, le SE-Unsa, le Sgen-CFDT et l’ANCP&AF dans une lettre ouverte adressée au ministre de l’Éducation nationale.
Il faudra donc que les personnels puissent intégrer « dans leur manière d’enseigner, ce qui n’aura pu être travaillé pendant plus de trois mois pour tous les niveaux de classe. L’appréhension de la situation, la construction des réponses pédagogiques, ne pourront se faire que dans une optique de cycle, et de coopération inter-cycles », ce qui suppose un temps de travail de l’équipe pédagogique auquel il faudra associer les conseillères et conseillers pédagogiques. Et ce, « dans une dynamique de travail qui partira des questionnements des équipes et permettra le développement de la professionnalité enseignante. »

Repenser les plans de formation
Dès lors, alertées par des plans de formation qui ne correspondent pas à l’urgence des rentrées à venir et qui impactent les temps et conditions de travail des formateurs et formatrices, les organisations syndicales et l’ANCP&AF demandent au ministre d’y renoncer.
Il s’agira tout au contraire, « en s’appuyant sur les besoins du terrain qui émergeront, en organisant le recueil des demandes des équipes, de se donner le temps de construire les plans de formation capables d’y répondre, conformément au dernier schéma directeur de la formation continue. » Toutes choses qui ne pourront se faire, « qu’en s’appuyant sur l’expertise, la culture professionnelle et la bonne connaissance du terrain des formateurs et des formatrices. »

Lettre ouverte


 

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