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SNUipp-FSU 93 Seine Saint Denis

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17 juin 2020

Crise sanitaire :
La FSU quitte le CHSCTM !
Discours d’E.Macron : flou et autosatisfaction


Pas de documents de travail, pas de possibilité de modifier le protocole : la FSU claque la porte !
De nombreuses questions restent sans réponse après le discours d’Emmanuel Macron le 14 juin.

Un CHSCT ministériel était convoqué aujourd’hui pour faire « un point sur l’évolution du protocole sanitaire » en vue de la dernière phase de déconfinement pour cette fin d’année scolaire.

Pour ce CHSCT, les représentants des personnels ont reçu le document deux heures seulement avant le début de la séance, alors qu’il a été rendu public en début de matinée. Ce fonctionnement vide le dialogue social de tout son sens et relève davantage de l’affichage du ministre que de la volonté de consulter les représentants des personnels, pour un sujet pourtant hautement important.

Les représentants de la FSU ont refusé de rentrer dans le détail du protocole, d’autant que le ministère a annoncé qu’il n’était pas question d’apporter de quelconques modifications. Le ministère était uniquement en attente d’éventuels assouplissements provenant du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) d’ici la fin de la journée pour une diffusion définitive du document.

Pour la FSU, au-delà des conditions dégradées de travail des membres de la délégation, il s’agit aussi de dénoncer le manque de respect du travail des personnels au plus près du terrain, qui vont devoir à nouveau modifier dans des temps records toute l’organisation des écoles et des établissements afin d’accueillir les élèves dès le 22 juin.

Sans parler du questionnement légitime des familles qui depuis l’annonce du président de la République ne cessent d’interpeler les chefs d’établissements et les directrices et directeurs d’école.

Alors que nous venons de traverser une période où les enseignant.es ont été mis.es en cause publiquement quant à leur implication auprès de leurs élèves, il va falloir à nouveau assumer des décisions ministérielles qui ne permettent pas à tous les élèves d’être accueillis.

Pour la FSU, bien qu’il soit important que tous les élèves puissent reprendre le plus rapidement le chemin des écoles, collèges et lycée, cela ne doit pas se faire dans la précipitation. Il est en effet dommage de modifier à nouveau les règles d’accueil alors qu’il ne reste que huit jours de classe effectifs.

La question de l’organisation de la rentrée est posée : le ministère doit publier avant les congés d’été, les différents scénarii en prévision de la présence ou pas du virus sur le territoire. Il ne serait pas acceptable que des changements de dernière minute interviennent à quelques jours seulement de l’arrivée des élèves, ni pour les personnels, ni pour les élèves.

À l’occasion de cette réunion, la FSU a insisté afin d’avoir des réponses au sujet des personnels vulnérables ainsi que pour ceux qui vivaient avec eux. Le ministère a fini par répondre à cette question : le travail à distance doit être la règle pour les personnels vulnérables sur présentation d’un certificat médical. Pour celles et ceux vivant avec une personne concernée, le ministère impose le retour sur site.

La FSU a quitté la séance après avoir obtenu ces réponses.

Les Lilas, le 17 juin 2020



Communiqué de la FSU suite au discours d’Emmanuel Macron du 14 juin






La liberté de manifester enfin déconfinée !

Le conseil d’Etat,en faisant droit au recours des organisations syndicales CGT, FSU, SAF, Syndicat de la magistrature et Union Syndicale Solidaire, rappelle au gouvernement qu’ilne peut pas interdire les manifestations au prétexte de la crise sanitaire.

Le Conseil d’Etat rétablit la liberté de manifester dans le respect des mesures barrière car cette interdiction générale et absolue, contraire à la liberté d’expression collective des idées et des opinions, à la liberté de réunion et à la liberté syndicale, n’était ni justifiée par la situation, ni adaptée, ni proportionnée.

C’est une belle victoire collective, salutaire pour les libertés et la démocratie, et de bon augure dans le cadre du débat parlementaire à venir sur la sortie de l’état d’urgence sanitaire !

Paris, le 14 juin 2020



Alors qu’on entend dire ici ou là que les personnels enseignants rechigneraient à reprendre la classe, une mise au point s’impose : non, les personnels enseignants ne sont pas dans la nature, ils s’occupent de leurs élèves.

Entre les contraintes du protocole sanitaire qui réduit de fait les capacités d’accueil et la demande légitime des familles à ce que leurs enfants reviennent à l’école, les enseignantes et les enseignants des écoles sont soumis à des injonctions paradoxales. Alors que dans leur grande majorité, les PE ont repris la classe, on les soupçonne de jouer les prolongations du confinement et le ministère, censé les soutenir, entretient le flou sur des chiffres fantaisistes. Une manière de déplacer le projecteur et de les rendre responsables d’une situation particulièrement mal gérée.

Le communiqué

Les enseignants sont bien là

Quand dans la même phrase le ministre de l’Éducation nationale dit « toutes les familles qui le souhaitent devront pouvoir scolariser leur enfant même partiellement » et « le protocole est inchangé », on assigne à l’école un objectif intenable et, par ricochet, on jette l’opprobre sur les enseignants. En tenant compte du protocole, dont les 4M2 par enfant, l’exercice est en effet impossible et pourrait au mieux déboucher sur un accueil partiel de davantage d’enfants ce qui ne correspond pas à la demande légitime des familles. Le ministère sait très bien que l’école ne peut pas tenir cette promesse mais dégage ainsi sa responsabilité et entretient le doute sur la présence des enseignants. De même, en faisant rêver sur un accueil périscolaire parallèle qui ne peut être organisé partout, il se dédouane sur les municipalités.

Les enseignantes et les enseignants des écoles sont là. Ils l’ont été pour accueillir les enfants de soignants sans masques et sans gel pendant de longues semaines. Ils l’ont été pour l’enseignement à distance où ils ont dû improviser à la hâte sans matériel professionnel et sans formation, maintenant activités scolaires et lien précieux avec leurs élèves. Ils ont été là à la reprise dès que l’école a ouvert pour assurer la scolarisation en présentiel mais aussi en distanciel. Nombre d’entre eux effectuent une double journée entre élèves présents et élèves à distance. Des enseignants ont même été désignés par les inspecteurs pour se consacrer uniquement à l’enseignement à distance car seule une minorité d’élèves peut être accueillie dans les écoles.

Par ailleurs la stratégie ministérielle du volontariat des familles qui tourne le dos à l’école de tous et toutes, freine le retour des élèves ayant le plus besoin d’école et est un facteur de creusement des inégalités.

Une enquête du SNUipp-FSU indique que moins de 10% des personnels enseignants sont concernés par des problèmes de santé ou de vulnérabilité de leur entourage, et ne peuvent aujourd’hui reprendre la classe en présentiel. Bien loin donc, des 40% qui seraient soi-disant « dans la nature ».

Comme tous les salariés, les enseignants doivent rendre des comptes à leur hiérarchie qui sait qu’ils travaillent et témoigne d’ailleurs de la qualité de leur engagement pour faire classe, en présentiel comme en distanciel, dans les conditions imposées par le protocole sanitaire. Ils sont bien là et une fois de plus ils tiennent le système éducatif à bout de bras tandis que le ministère censé les soutenir entretient le flou sur des chiffres fantaisistes, une manière de déplacer le projecteur et de les rendre responsables d’une situation particulièrement mal gérée.

Paris, le 10 juin 2020


La FSU Ile-de-France appelle à soutenir et à participer aux mobilisations prévues le 16 juin à l’initiative des personnels de santé .

En Région parisienne la pandémie a été particulièrement cruelle. C’est la région où la surmortalité liée au COVID19 a été la plus élevée et où l’insuffisance des moyens hospitaliers a été la plus criante. Elle a été aussi marquée par l’abandon des populations les plus précaires.

Avec l’ensemble des personnels, leurs organisations syndicales et les collectifs, nous exigeons un plan d’urgence pour l’hôpital public, pour garantir l’accès gratuit aux soins de qualité sur l’ensemble du territoire.

Durant la crise sanitaire, l’hôpital public a tenu grâce à la mobilisation de ses personnels, en remettant le soin au centre du métier et en s’affranchissant des logiques managériales visant la rentabilité. Le SNUipp-FSU 93 appelle tous les personnels et les citoyen-nes à faire du 16 juin une première grande journée nationale d’action pour la défense et le développement de l’hôpital public et par là même des services publics en général, en participant aux manifestations avec les soignant.es.

Un préavis de grève pour la journée du 16 juin a été déposé par la FSU.

Pour lire et imprimer le communiqué, cliquez ici.


Préavis de grève pour le 16 juin





Jeudi 4 juin

Tout comme la santé, nos libertés ne sont pas négociables !

Alors que la population a consenti de façon responsable à une restriction de ses libertés, en particulier à travers le confinement, le gouvernement a poursuivi une politique répressive et liberticide se traduisant par des pratiques autoritaires et des violences policières, sans aucun lien avec la situation sanitaire mais entendant profiter de l’effet de sidération qu’elle a produit pour accélérer sa politique.

Les annonces du 1er ministre permettent de rétablir une des premières libertés celle de circuler à l’intérieur du territoire. Mais beaucoup de restrictions subsistent notamment en matière de réunions et rassemblements. La liberté de manifester quant à elle n’est pas respectée à ce jour !

Le monde de l’avant virus avait déjà largement éborgné les libertés publiques : licenciements de syndicalistes, interdictions de manifester, violences policières voire judiciaires lors des manifestations, usages disproportionnés d’armes entraînant de nombreuses blessures, mutilations et des décès ...

Cela a pris une telle ampleur que des organisations internationales comme l’ONU, tout comme le défenseur des droits ont tiré à plusieurs reprises la sonnette d’alarme sur l’état des libertés démocratiques dans notre pays !

La période récente a été marquée par la poursuite de procédures disciplinaires à l’encontre de syndicalistes comme à la SNCF ou même dans la santé pendant la pandémie, par des entraves patronales et parfois policières d’exercer les droits syndicaux fondamentaux pour faire respecter les conditions sanitaires liées à la pandémie, par l’ empêchement de droits de retrait avec l’appui du ministère du travail, par des menaces sur le droit de grève, par des mises à pied de fonctionnaires pour avoir osé dénoncer l’état sanitaire déplorable ou contrôler les conditions de travail, par des répressions violentes dans les quartiers populaires avec à nouveau, des morts et des blessés, par la répression des manifestations de mouvements sociaux, par des atteintes aux possibilités de s’exprimer publiquement aux balcons et de manifester symboliquement le 1er mai, par des entraves aux libertés de circuler et une forte répression pénale des « défauts répétés d’autorisations de déplacements », par des arrestations de manifestant-es lors de rassemblements ... En à peine deux mois, la liste est déjà bien longue des atteintes inadmissibles aux libertés publiques et syndicales ! Et on veut nous faire croire à une remise en question ? Dans ce contexte, l’application Stop Covid et son détournement possible à des fins de contrôle du mouvement social, nous fait craindre pour nos libertés.

La liberté de manifestation est une victime majeure de l’état d’urgence sanitaire sans pourtant empêcher ceux et celles qui l’ont décidé d’agir comme l’ont montrées la manifestation parisienne des sans-papiers et celle contre les violences policières ces derniers jours. Il n’est pas tolérable que soient ouverts désormais musées, lieux de cultes, parcs d’attraction... et qu’un droit fondamental soit dénié.

Alors que la crise sanitaire a démontré la faillite des modèles libéraux, alors que le pouvoir tente de faire croire à un changement de ses politiques, celui-ci ne saurait se faire sans construction d’un rapport de forces et donc dans l’autoritarisme et contre la démocratie. Pour être crédible, il doit s’opérer dans l’écoute et le respect des opinions exprimées dans les lieux de travail et dans la rue par la population et les acteurs-trices du mouvement social. Libertés syndicales et d’expressions publiques, liberté de manifester, tout cela doit être fermement garanti pour toutes et tous, quelque soit son lieu d’expression.

Nous voulons un monde d’après sans autoritarisme et violences policières. Nos droits et nos libertés ne sont pas négociables.

Nous exigeons :
  • La levée de l’état d’urgence sanitaire qui ne protège pas mais qui contient des mesures liberticides et régressives.

  • Renforcement des droits des travailleurs-ses et des libertés syndicales et publiques pour l’ensemble de la population.

  • La garantie que toutes les mesures qui ont porté atteinte à nos libertés soient levées

  • L’arrêt de l’application « Stop Covid », outil de traçage inacceptable

  • L’arrêt du fichage des personnes qui ne permet pas le respect du secret médical et la confidentialité de donné-es personnelles.

  • L’arrêt total de la répression pour fait syndical

  • L’arrêt de l’usage des méthodes ou matériels qui blessent et tuent : méthodes d’étouffement, LBD, grenades de désencerclement...

  • L’arrêt de l’impunité des personnes en charge de missions de sécurité qui commettent des violences.

  • L’arrêt des contrôle au faciès

  • La suppression de l’IGPN et son remplacement par une instance indépendante de la police
Paris le 3 juin 2020.

Pour imprimer le communiqué, cliquez ici.



Le 29 mai 2020

Mardi 26 mai, 20 organisations associatives et syndicales publient un plan de sortie de crise. Dans un document détaillé de 24 pages, les organisations signataires défendent 34 mesures pour répondre de concert aux enjeux sanitaires, sociaux, économiques et écologiques auxquels font face nos sociétés.



Depuis janvier, les différentes organisations ont multiplié les rencontres et collaborations, convaincues qu’il n’est pas de réponse à l’urgence écologique sans une réelle justice sociale. Ce collectif qui a lancé le 27 mars une pétition appelée Plus jamais ça, n’a eu de cesse de souligner l’impérieuse nécessité d’une rupture avec les politiques menées jusqu’à présent, nécessité dramatiquement rappelée par la crise actuelle. Poursuivant cette démarche, il publie ce 26 mai, une série de mesures concrètes pour répondre à la crise sanitaire et la crise économique qui suit, tout en posant les jalons d’un nouveau projet de société.

Décliné en 34 mesures, le plan précise « faire la démonstration qu’il y a des alternatives au capitalisme néolibéral, productiviste et autoritaire, et que ces alternatives sont crédibles, désirables et réalisables, à condition que les moyens politiques soient mis au service des objectifs de transformation sociale et de préservation de l’environnement. »

Les deux premières parties de ce plan s’attachent à formuler des propositions pour répondre de façon urgente et efficace à la double crise sanitaire et sociale. La troisième partie de ce plan indique les mesures pour une refondation de la fiscalité et du système financier au service d’une juste répartition des richesses et d’une véritable transition écologique. La dernière partie du document présente à la fois les moyens à mettre en oeuvre pour une reconversion sociale et écologique de la production agricole, industrielle et des services ; tout en dressant un plan ambitieux de relocalisation des activités accompagné de mesures fortes de solidarité internationale.

Ce plan est donc global – à l’image des crises actuelles – mais les mesures proposées se veulent concrètes et spécifiques. Car, pour le collectif, l’action est urgente et des décisions s’imposent dès aujourd’hui, en s’appuyant sur les luttes collectives et le développement de pratiques alternatives. Seules ces décisions définiront le visage du Jour d’Après et permettront d’affirmer réellement : « Plus jamais ça ! ».

Dans sa démarche de proposer un changement concret de paradigme pour construire l’après, l’alliance a présenté son plan de sortie de crise lors d’une rencontre avec plusieurs partis politiques de gauche le 20 mai.

  1. La liste des organisations signataires du “plan de sortie de crise” :
    • Action Aid
    • Alternatiba
    • ANV-COP 21
    • Attac
    • CGT
    • Confédération paysanne
    • Convergence nationale des services publics
    • Droit Au Logement
    • Fondation Copernic
    • FSU
    • Greenpeace France
    • Notre Affaire à Tous
    • Les Amis de la Terre
    • Oxfam
    • Reclaim Finance
    • Solidaires
    • UNEF
    • UNL
    • Youth for Climate France
    • 350.org

  2. Cette alliance a notamment initié :
A bout de bras


Déconnecté de la réalité du fonctionnement des écoles en cette période de déconfinement, le ministre de l’Éducation nationale fait des promesses qui ne pourront pas être tenues. Pendant ce temps, les équipes enseignantes tiennent à bout de bras un système bousculé de toute part.

Le communiqué

Depuis le début de l’épidémie, les enseignants ne peuvent compter que sur eux-mêmes face à un ministre qui multiplie les déclarations à l’emporte-pièce, totalement déconnectées de la réalité des écoles. Les annonces de jeudi sur « l’amplification du mois de juin » ajoutent encore de la confusion.

Non, toutes les écoles, fermées actuellement pour des raisons sanitaires ne vont pas réouvrir à coups de baguettes magiques. Non, tous les élèves ne pourront être accueillis, même partiellement, avec les exigences du protocole sanitaire que seules des autorités scientifiques et médicales pourraient modifier. Non, les salles de classes et les équipements sanitaires des écoles ne peuvent être multipliés ou agrandis en l’espace de quelques jours. Non, on ne peut pas demander aux équipes enseignantes et aux municipalités de tout réorganiser sans leur en donner le temps. Non, les collectivités ne peuvent mettre en place d’un claquement de doigts des dispositifs parallèles autres que la garderie. Les fameux 2S2C n’ont que peu d’existence et posent par ailleurs des problèmes d’équité et d’empiètement sur le domaine scolaire.

S’affranchir de la mise en œuvre concrète des annonces médiatiques revient à faire pression sur les personnels sans répondre à la légitime demande des familles de scolarisation de leur enfant, notamment suite aux restrictions du chômage partiel.

Enfin, le ministre ne remet pas en cause, malgré son échec patent, sa stratégie basée sur le volontariat des familles pour un retour prioritaire des élèves les plus éloignés de l’école. Une enquête menée par le SNUipp-FSU montre que malgré une sur-sollicitation des familles dans les quartiers populaires de la part des équipes enseignantes, seuls 16% des élèves y sont accueillis tandis la moyenne est de 25% ailleurs et que ce taux s’élève à 32% dans les écoles rurales. Il faut abandonner le principe du volontariat pour endiguer ces fortes inégalités dans le retour à l’école.

Par ses déclarations, le ministre crée de l’insécurité tant chez les familles que chez les enseignants. Ces derniers, fiers de servir le service public d’éducation, tiennent à bout de bras un système bousculé de toutes parts.

Plutôt que de fausses promesses médiatiques, c’est d’un plan d’urgence dont l’école a besoin. Il doit se préparer dès maintenant avec celles et ceux qui font l’école tous les jours et qui savent ce dont les élèves ont besoin pour retrouver le chemin des apprentissages.

Paris, le 29 mai 2020




Le 17 mai 2020

Le 14 mai s’est tenu un Comité Technique Académique au rectorat de Créteil en présence du recteur, D. Auverlot et des représentants des personnels dont le SNUipp-FSU.

Déclaration liminaire de la FSU



Compte-rendu des représentants de la FSU




L’état d’urgence « sanitaire » n’est qu’un prétexte pour attaquer nos libertés :
NOUS EXIGEONS SA LEVÉE IMMÉDIATE !


Les unions régionales Ile-de-France (URIF) CGT, FO, Solidaires, FSU, avec l’UNEF et l’UNL, exigent la levée immédiate de l’état d’urgence « sanitaire » qui vient d’être prolongé au moins jusqu’au 10 juillet parce gouvernement, et qui se caractérise par l’attribution des pleins pouvoirs au gouvernement, ce qui leur permet d’imposer des conditions de reprise dans tous les secteurs au service exclusif d’un objectif : précipiter la destruction des services publics, accélérer la déréglementation générale, « uberiser » toutes les relations sociales. Il ouvre aussi des brèches dans l’Etat de droit et remet en cause de nombreuses protections du droit du travail pour les salarié.e.s.

Pour lire la suite, cliquez ici...



Courrier au ministre de l’Education Nationale




Communiqué Intersyndical du 93




Courrier des Unions régionales d’Ile-de-France CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF et UNL à propos du déconfinement annoncé à partir du 11 mai




Communiqué de presse du 29 avril 2020

Dans la continuité du discours du 1er ministre devant l’Assemblée nationale, le ministre de l’Éducation nationale confirme l’impréparation du gouvernement sur un retour de l’école le 11 mai, une date qui n’est validée par aucune autorité médicale. Et ce serait donc aux enseignants et aux collectivités territoriales d’assumer les responsabilités renvoyées au niveau local sans aucun cadre sanitaire national strict.

D’une manière générale les regroupements ne sont autorisés que jusqu’à 10 personnes sauf dans les classes où peuvent se trouver 15 élèves c’est à dire 16 voire 17 ou 18 personnes, avec l’enseignant et les autres adultes (ATSEM, AESH...) dans une salle de 50 mètres carrés. En Belgique la norme est précise, de nature à permettre de prendre des décisions : 4 m2 par élève et 8 m2 par adultes. Quelle est la nôtre ?

Alors qu’aucun protocole sanitaire n’a encore été présenté par le ministère, les enseignants devraient avoir prévenu toutes les familles le 4 mai des modalités de retour dans les écoles. Le ministre évoque une personnalisation du parcours de l’élève, alors que la fréquentation de l’école ne serait pas obligatoire, et que personne ne sait combien d’enseignants seront véritablement disponibles. Aucun pays en Europe ne traite le processus de déconfinement de l’école avec autant de légèreté.

Enfin, si la santé est mise en avant, le gouvernement fait le choix de l’économie, les plus jeunes élèves retrouvant les premiers le chemin de l’école alors que la proximité y est plus grande et le respect des gestes barrières plus difficilement applicable. Sans compter que la différenciation territoriale entre départements “verts” et “rouges” ne serait pas prise en compte pour le 1er degré.

Nous avons besoin d’un cadre national de réouverture des écoles validé par les autorités scientifiques et médicales. Nous avons besoin d’un temps long pour engager un travail entre les enseignants, les parents et les élus pour le décliner localement et le soumettre à l’approbation des conseils d’école. Ce sont ces conditions qui doivent prévaloir pour organiser la rentrée, aucune pression ne doit être exercée.

conditions qui doivent prévaloir pour organiser la rentrée, aucune pression ne doit être exercée.Le SNUipp-FSU a déposé une alerte sociale à compter du 11 mai et, afin d’éviter tout retour précipité, il accompagnera les enseignants et enseignantes sur les modalités d’usage du droit de retrait et du droit d’alerte.

Pour le SNUipp-FSU, l’école ne peut pas être le terrain de jeu du déconfinement. L’école ne reprendra pas le 11 mai.




Communiqué de la FSU du 26 avril


Communiqué de la FSU du 24 avril




Hier 21 avril, s’est tenu un comité technique académique (cette instance réunie 1er et 2nd dégré) en présence du recteur, Daniel Auverlot.
Les élu-es ont souhaité voir aborder à ce CTA les questions suivantes :
- la titularisation des stagiaires (et la validation de la qualification des formateurs)
- les concours- les contractuel-les et leur réemploi et situation des AVS, AESH, AED.
- l’exigence du maintien des congés et des RTT pour tous les personnels
- les moyens d’urgence en termes de création de postes dans le 1er degré (et pas seulement dans le 77), l’abondement des DHG et la création de postes dans le second degré (à commencer par l’annulation toutes les mesures de carte scolaire).

Compte-rendu du CTA


Déclaration intersyndicale unitaire









#11Mai : Le SNUipp-FSU dans tous les médias
Avec l’annonce de la réouverture des écoles dès le 11 mai le Président de la République a créé la surprise et surtout l’incompréhension à la fois dans la profession enseignante, mais également au sein de la communauté scientifique et médicale ou encore dans l’opinion publique. Depuis cette annonce le SNUipp-FSU est très sollicité par de nombreuses rédactions.
Lire la suite...



Communiqué de la FSU

Lors de son allocution, le Président de la République a rappelé la force et le sens des responsabilités des salarié-es et des fonctionnaires. C’est dès maintenant que la FSU exige une traduction en actes de ce discours.

Dans les services publics, ce ne sera pas seulement un retard qu’il faudra rattraper à la sortie du confinement, c’est également un traumatisme de la population auquel le pays devra faire face. Les services publics et la société doivent être prêts et donc y être préparés. La FSU exige dans l’immédiat une mise en œuvre concrète et rapide du « plan santé » annoncé, mais aussi une loi, trop souvent repoussée à plus tard, « grand âge et perte d’autonomie » ambitieuse, avec des moyens renforcés pour les EHPAD, la revalorisation des métiers de l’ensemble de la filière de l’aide et du soin à la personne, et une réflexion d’ensemble sur le renforcement des services publics. Au-delà des primes exceptionnelles annoncées, des engagements en matière de revalorisation de carrière et de rémunération de plus long terme, la reconnaissance des qualifications et l’abrogation de la loi de transformation de la fonction publique sont des mesures immédiates à prendre. La réunion rapide du Conseil commun de la Fonction publique et du Conseil National des services publics doit permettre d’aborder ces questions.

Le Président de la République a annoncé la prolongation du confinement et la réouverture progressive des crèches, des écoles et des établissements scolaires à partir du 11 mai. Il a par ailleurs annoncé que les manifestations culturelles étaient suspendues jusque mi-juillet, que les restaurants restaient fermés afin de respecter la distanciation sociale. Ces décisions contradictoires sont inquiétantes. Pour la FSU, la priorité doit rester la santé de l’ensemble de la population : toutes les conditions sanitaires doivent donc être réunies avant tout retour en classe et dans les services. Or, comment garantir la protection sanitaire dans des lieux scolaires, en regroupant une population qui permet, plus qu’une autre, la transmission du virus ? Pour la FSU, la garantie de la protection sanitaire est la condition sine qua non du retour en classe : tests, mise à disposition de matériel de protection, conditions permettant le strict respect des gestes barrières et la distance physique de protection nécessaire. Cette réouverture des écoles et des crèches ne doit pas mettre en danger la société toute entière. Par ailleurs, la FSU exigera que les objectifs de l’enseignement dans la période soient clarifiés : il s’agira d’une période très particulière, sans la présence de l’ensemble des élèves et avec des petits groupes, il ne s’agira pas de mettre la pression sur les personnels comme sur les élèves. Un vaste plan doit être concerté et réfléchi dès maintenant pour la reprise en septembre, tant pour le travail scolaire et universitaire que pour l’accompagnement social et psychologique des élèves et des personnels.

Emmanuel Macron a évoqué l’application en cours de développement permettant de recueillir des données sur les relations de chaque utilisateur de celle-ci. Si l’usage de celle-ci était basé sur le volontariat, les pressions au consentement peuvent être nombreuses. Pour la FSU, tout ce qui est de nature à accroître les restrictions et atteintes aux libertés publiques et à la vie privée doit être repoussé.

Le 14 avril 2020







Communiqué du SNUter-FSU



Communiqué de l’intersyndicale de Seine-Saint-Denis




Coolectif RASED



Communiqué de l’intersyndicale de Seine-Saint-Denis







Communiqué de l’intersyndicale Ile de France





L’ensemble des organisations syndicales et la FCPE adressent un courrier au ministre pour dénoncer la mise en place d’un programme de soutien scolaire à distance pendant les vacances.

Alors que « la période de confinement révèle et exacerbe encore davantage les inégalités sociales et scolaires », le ministre propose de « diviser les élèves en deux catégories, celles et ceux qui auraient besoin de se reposer et celles et ceux qui auraient besoin de remédiation », écrivent ensemble les organisations syndicales représentatives du ministère de l’Éducation nationale et la fédération des parents d’élève, FCPE.

Les organisations réunies pour l’occasion rappellent que « l’heure est à prendre soin de sa santé sans ajouter de la culpabilité », et appellent le ministre « à cesser sur le temps présent de multiplier les messages ». Enfin, le courrier indique que « si le lien éducatif a été maintenu avec les élèves dans la période de confinement, le fonctionnement normal de l’école s’est arrêté le 13 mars et à la reprise, tous les éléments de programme seront repris en tenant compte de ce temps suspendu : c’est cela qui constituera la continuité des apprentissages due à tous les élèves » .

Le SNUipp-FSU 93 appelle la profession à réellement « lever le pied ». Les vacances scolaires doivent permettre de souffler, de recharger les batteries, pour toutes et tous.
Certain-es collègues choisiront peut-être de garder un lien d’échange, un lien humain avec les familles particulièrement éprouvées dans la période, d’autres proposeront des conseils de lecture, des activités ludiques etc..., mais cela relèvera de leur décision personnelle.


Sur notre département, des IEN de circonscriptions demandent d’ores et déjà à aux directions d’école de contacter leurs collègues pour les inciter à s’inscrire sur les stages de remise à niveau qui seront mis en place pendant ces vacances scolaires.
Les directions et enseignant-es doivent refuser d’organiser, sous la pression, ces stages qui n’ont aucun sens.
De la même manière, les enseignant-es n’ont pas à répondre à des injonctions de travail durant les vacances.
Chacun-e d’entre nous saura estimer le lien qu’il souhaite conserver avec les familles.


Courrier au ministre






Le 1er avril 2020

COMMUNIQUE DE FEMMES SOLIDAIRES 93 DURANT LA PERIODE CONFINEMENT  :

L’association FEMMES SOLIDAIRES 93 (25, Rue du Chemin Vert à BOBIGNY 93000) informe les femmes que durant la période de confinement l’association est fermée au public.

Cependant, en cas d’urgence, FEMMES SOLIDAIRES 93 met à disposition pour les femmes victimes de violences une permanence juridique téléphonique assurée par son avocate-conseil les jeudis et mardis après midi de 14h à 18h et les invite à composer le 09 71 47 83 04 (en cas d’absence laisser ses coordonnées) ou à contacter l’association par mail à l’adresse suivante : femmes.solidaires93@wanadoo.fr

FEMMES SOLIDAIRES recommande aux femmes en cas d’urgence de contacter le commissariat de police le plus proche de leur domicile en composant le 17 qui peut faire procéder à l’éviction du conjoint violent du domicile conjugal.

Josselyne DUCROCQ,
Présidente


Femmes Solidaires 93
25 rue du Chemin Vert
93000 Bobigny
Tél : 09 71 47 83 04
femmes.solidaires93@wanadoo.fr
https://www.instagram.com/femmessol93/
https://twitter.com/femsol93
https://www.facebook.com/femsol93/
https://femmessolidaires93.wordpress.com


Communiqué de presse de la FCPE, cliquez sur l’image pour lire le communiqué





Tribune sur France Info





Propos inacceptables de la porte-parole du gouvernement

Les propos de SibethNdiaye disant que le gouvernement "ne demanderait pas aux enseignants qui ne travaillent pas de traverser toute la France pour aller ramasser des fraises" sont, dans le contexte actuel, à la fois incompréhensibles, scandaleux et irresponsables. Les enseignant-es, comme tous les personnels éducatifs et des services publics, travaillent, le plus souvent avec leurs ordinateurs et leurs connexions personnels, dans des conditions difficiles mais en ayant à cœur de faire le maximum pour leurs élèves, leurs étudiants, ce qui nécessite bien souvent un surcroît d’activité. Ces propos ont certes ensuite fait l’objet d’un tweet de mea culpa de la part de Madame Ndiaye, mais le message selon lequel les enseignant-es ne seraient pas au travail a bien été formulé, jetant le discrédit auprès de l’opinion publique puisqu’il a été énoncé à la tribune en sortie du Conseil des Ministres. C’est pourquoi la FSU exige des excuses publiques de la part de la porte-parole du gouvernement.

Le25 mars 2020

Lire aussi :
- Café Pédagogique : Les enseignants et le mépris



Suite aux propos irresponsables du ministre de l’Education nationale sur l’incitation des familles et des personnels enseignants à rompre le confinement au motif de « la remise des documents pédagogiques aux familles dépourvues de documents numériques » et sur la continuité pédagogique avec poursuite des apprentissages et progression des élèves, le SNUipp-FSU clarifie la situation et rappelle aux enseignant-es de se protéger, comme de protéger les autres. Une seule consigne, Restez chez vous !

A propos du confinement A propos de la continuité dite "pédagogique"”
  • Les consignes gouvernementales demandent expressément de rester confinés et de télé-travailler. Aucun personnel, aucune famille ne peut être sommée de déroger au confinement, sauf absolue nécessité comme les personnels qui assurent dans les écoles l’accueil des enfants de soignants.
  • L’administration doit assurer des conditions permettant la protection de la santé des personnels comme des élèves
  • Les directeurs et directrices n’ont pas à fournir des attestations de déplacement dérogatoire : celui-ci n’est pas inscrit dans les motifs impérieux. De surcroît cela supposerait une rencontre qui ne correspond pas aux indications sanitaires préconisées.
  • Il est indispensable de faire confiance aux équipes : les enseignants sont très engagés dans le maintien d’un lien avec les familles et ont pris en compte la difficulté des élèves n’ayant pas d’outils numériques et ont trouvé un mode d’organisation.
  • Contrairement aux réponses dans la FAQ du ministère, les enfants ne sont pas élèves à la maison, ils ont ponctuellement des activités scolaires en autonomie qui permettent de maintenir un lien avec l’école.
  • En aucun cas il ne peut s’agir d’aborder des nouveaux points du programme donc des notions nouvelles.
  • Nous avons comme devoir de ne pas creuser les inégalités et de penser prioritairement à ceux et celles qui n’ont pas de matériel, pas de conditions de concentration possibles, pas de possibilité d’être aidés.
  • En revanche toutes les situations d’apprentissage à la maison doivent être valorisées : jouer ensemble, cuisiner, lire des livres, regarder des documentaires, et profiter les uns des autres.
Chaque enseignant-e maintient le lien avec les familles, prend des nouvelles, vérifie que le travail demandé ne crée pas de tensions, que la quantité est bien ajustée, propose des pistes d’activité… Les enseignant-es font preuve comme toujours d’une grande responsabilité et d’une grande professionnalité, qu’on leur fasse confiance !

Communiqué commun Ile de France



Courrier unitaire au préfet de Région





À la suite d’une visio-conférence rassemblant toutes les sections départementales SNUipp de France, la FSU a publié un communiqué de presse demandant au ministre de ne pas jeter de l’huile sur le feu, pour lire le communiqué cliquez ici. Le syndicat a saisi les associations de maires pour leur demander d’appuyer sa demande de report des opérations de carte scolaire. D’autres interventions ont été faites sur la suppression de la journée de carence (dont nous obtenu la suspensio, lire ici), la protection des agent-es, le maintien de l’ensemble des droits existants notamment pour les chômeurs et les précaires… Le SNUipp est également intervenu à plusieurs reprises auprès du cabinet du ministère de l’Éducation Nationale.


À l’occasion d’un échange avec le cabinet du ministère de l’EN, le SNUipp-FSU a porté les éléments essentiels issus de sa réunion en vision-conférence :

  1. Notre complet désaccord avec la notion avancée par le ministre de « continuité pédagogique ». Personne n’imagine que nous soyons en situation d’une continuité des apprentissages, d’une possibilité de faire progresser le niveau général et d’éviter un décrochage des élèves en difficultés. Personne n’a d’ailleurs besoin qu’on lui prescrive le nombre de coups de téléphone à passer par semaine.

  2. Notre demande d’un moratoire sur les opérations de carte scolaire qui dans certains départements devraient déjà démarrer dès lundi. Même en "temps ordinaire" et en vertu du devoir de réserve, les opérations auraient démarré plus tard. Les conditions ne sont pas remplies pour permettre aux organisations syndicales représentatives, aux élu.es, aux parents d’élèves, d’être sereinement concertés pour prendre les décisions d’affectations des moyens comme il se devrait.

  3. L’accueil des enfants des personnels soignants nécessite clarté et donc un cadrage national. Les consignes varient encore selon les circonscriptions. Nos collègues sont nombreux à s’engager volontairement dans cette tâche, mais réclament que le ministère fasse assurer la protection sanitaire élémentaire (masques, gants, gel).

  4. Une communication claire rappelant que, sauf absolue nécessité justifiée par l’organisation concrète de la continuité du service ou pour l’organisation de l’accueil des enfants de soignants, aucun personnel ne peut être sommé de déroger au confinement, même par le ministre dans les médias.


Nous continuons de relayer et d’intervenir sur toutes les situations que vous nous faites remonter.

Le ministère annonce des réunions bilatérales avec les organisations syndicales. Le calendrier sera diffusé le lundi 23 mars 2020.
Le SNUipp-FSU y portera l’ensemble de ces éléments et demandera au ministre de faire preuve d’humilité et de cohérence avec les décisions gouvernementales.

CHSCT ministériel du 20 mars : la FSU a questionné le ministère sur les mesures sanitaires

Avec les personnels soignants et toutes celles et ceux qui répondent aux besoins de première nécessité, les personnels de l’Éducation Nationale sont en première ligne pour faire face à la crise sanitaire liée à l’épidémie du coronavirus. Parallèlement, les propos ministériels sont trop fréquemment virtuels et détachés de la réalité quotidienne et confinent parfois au déni de réalité. Sur le terrain, les injonctions sont très disparates et dans bien des cas intenables, en contradiction avec les mesures strictes de confinement et de sécurité sanitaire rappelées par le ministre de l’intérieur.

Lire :
- Compte-rendu du CHSCT ministériel du 20 mars 2020
- Communiqué intersyndical Fonction Publique du 20 mars 2020

En plein confinement et en pleine épidémie du coronavirus, le ministre de l’Éducation Nationale demande aux enseignant-es d’aller dans les écoles. La situation sanitaire est assez grave pour pouvoir refuser de suivre ces consignes.

Vidéo posté par un collègue professeur des écoles syndiqué SNUipp-FSU, chercheur à l’institut de recherche de la FSU, en réaction à la nouvelle apparition de Blanquer à la télé le 20 mars.


Proposer aux parents sans moyens numériques de les rencontrer pour leur donner du matériel revient à mettre en danger les plus précaires sous prétexte d’égalité.

La priorité est sanitaire, pas scolaire !

Le SNUipp-FSU 93 soutiendra l’ensemble des collègues qui refuseront d’appliquer les consignes du rectorat.



Lettre au ministre de l’intersyndicale


 

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