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2 février 2015

Communiqué de presse du SNUipp-FSU 93 : 60 % de grévistes mardi 3 février 2015 dans les écoles de Seine-Saint-Denis : pourquoi ?

60 % de grévistes mardi 3 février 2015 dans les écoles du 93 : pourquoi ? - Lettre ouverte à la ministre du 19 janvier 2015

Lettre ouverte à la ministre de l’éducation nationale du 19 janvier 2015 : « Respectez vos engagements ! »
Lundi 2 février 2015

Communiqué de presse du SNUipp-FSU 93

60 % de grévistes mardi 3 février 2015 dans les écoles de Seine-Saint-Denis : pourquoi ?

La dotation pour le 1er degré est de 240 postes pour la prochaine rentrée.

Mais voici les besoins les plus criants :

- Explosion démographique (exemple : 1800 logements livrés à Saint-Ouen) : nécessité d’ouvrir 340 classes en septembre 2015.

- « Plus de maîtres que de classes » uniquement dans les écoles « REP+ » (sans compter les écoles en « REP ») : 204 postes.

- Brigade pour les allègements de service en REP+ (formation/concertation) : 88 postes.

- RASED (réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté) : uniquement pour retrouver le niveau de 2008, sans compter les besoins liés aux 20 000 élèves de plus depuis cette date : 190 postes.

- Conseillers pédagogiques et maîtres-formateurs pour la formation des stagiaires, débutants et contractuels (près d’un tiers de la profession maintenant dans le département) : 110 postes.

- Pour la scolarisation des élèves en situation de handicap, postes de conseillers à la scolarisation et référents-handicap, et pour les situations de tension, postes de « médiateurs-prévention-violence » : 70 postes.

- Pour améliorer le remplacement, au strict minimum : 150 postes.

Ces besoins les plus criants représentent 1150 postes. Comment les enseignants pourront-ils affronter la rentrée avec la dotation actuelle de 240 postes ? Où est l’investissement promis pour l’école au regard des réalités de la Seine-Saint-Denis ?

Comment accepter les « économies » annoncées dans le département :

- Menaces de non respect des seuils d’ouvertures de classes et des décharges de direction ;
- Restriction de tous les droits des enseignants : mobilité, temps partiels, détachement, disponibilité… la Seine-Saint-Denis résolument « moins égale que les autres » !
- Pour financer l’année de master 1 des étudiants qui en ont besoin, utilisation de ces étudiants comme moyens d’enseignement à mi-temps dans les classes, alors que les autres étudiants en M1 dans toute la France auront droit à une formation théorique complète…

Les discours ne suffisent plus. Un investissement massif est indispensable, la dotation pour la prochaine rentrée doit être multipliée par 5, les enseignants doivent être soutenus et leurs droits respectés. L’école est en première ligne, nous ne pouvons plus attendre !

Pour le SNUipp-FSU 93, La secrétaire départementale, Rachel Schneider

Mercredi 28 janvier 2015

Alors que la dotation départementale est de 240 postes, à la fin du groupe de travail le SNUipp-FSU 93 comptabilise :

  • 340 besoins d’ouvertures de classes banales,
  • 30 postes minimum pour respecter les décharges de direction,
  • sans compter la brigade REP+, les postes de maîtres supplémentaires (PDMQDC), les TPS, les coordo REP.
  • sans compter les RASED, les CS et référents handicap, le remplacement, les formateurs et CPC, les UPE2A.

TOUS ENSEMBLE NOUS DEVONS IMPOSER UNE DOTATION SUPPLÉMENTAIRE :

TOUS EN GRÈVE LE 3 FÉVRIER

Lettre ouverte à la ministre de l’éducation nationale : « Respectez vos engagements ! »

Bobigny, le 19 janvier 2015

à Madame la Ministre de l’Education Nationale 110, rue de Grenelle – 75007 Paris

Madame la ministre,

Le 19 novembre, vous êtes venue en Seine-Saint-Denis et vous avez annoncé que 525 écoles seraient classées en Education prioritaire. Savez-vous que ce sont 490 écoles qui ont été classées, et que vos engagements ne sont pas respectés ?

Le SNUipp-FSU 93 a présenté la situation de 48 écoles dont les enseignants ne comprennent pas qu’elles restent au bord du chemin. Le sentiment domine d’une Seine-Saint-Denis qui sert de porte-voix à la communication ministérielle, au détriment d’un réel traitement de fond. Deux mois après vos annonces, il est encore temps de nous entendre.

Par ailleurs, après votre passage, nombreux sont ceux qui ont cru que le 93 aurait 500 postes en plus de la dotation nécessaire à la hausse démographique. En réalité, vous nous accordez 240 postes pour tout faire. Conséquences : alors que la baisse des effectifs dans les classes est la première revendication des enseignants pour faire réussir leurs élèves, les enseignants des écoles maternelles et élémentaires de Seine-Saint-Denis apprennent maintenant que les seuils d’ouverture de classes de notre département, imposés par plusieurs semaines de mobilisation en 1998, ne seraient plus respectés cette année. Et que les décharges des directrices et directeurs d’écoles devraient elles aussi être « normalisées ». C’est inacceptable.

Autre engagement non tenu : vous annonciez des maîtres supplémentaires dans les classes, pour les seules écoles en éducation prioritaire il faudrait plusieurs centaines de postes de plus que la dotation annoncée.

En terme de soutien aux enseignants et de reconnaissance de leurs droits, ils attendront encore plus de 27 ans pour sortir du département.

Pour les mutations internes, vous aviez annoncé le 19 novembre que « Pour les professeurs des écoles stagiaires, les lieux de stage seront définis avant que les mouvements des titulaires ne s’effectuent ». Mais en décalant toutes les opérations de carte scolaire après les élections départementales, vous avez pris la responsabilité de bloquer tout le calendrier du mouvement. Ainsi un millier de collègues titulaires et stagiaires ne connaîtront pas leur niveau de classe au moment de la fermeture des écoles en juillet. Quelle rentrée en perspective pour ces enseignants, qui ne pourront pas préparer leur classe avant septembre ?

Enfin le recours à des enseignants contractuels (450 à ce jour) n’est pas près de se résorber : le SNUipp-FSU vous demandait un financement d’études pour que des jeunes puissent devenir enseignants en passant le concours, vous avez répondu par le M1 en alternance. Cela signifie que les étudiants de Seine-Saint-Denis n’auront pas droit à la même formation que les autres étudiants de France.

Madame la ministre, la coupe est pleine.

Les enseignants de Seine Saint-Denis seront en grève le 3 février prochain , pour obtenir l’investissement massif dont l’école a besoin, particulièrement dans notre département.

Nous serons en grève pour que les engagements soient tenus. Pour que les enseignants, dont le rôle est plus que jamais déterminant, soient reconnus et soutenus… autrement que par des mots.

Le SNUipp-FSU 93 se tient à votre disposition pour examiner avec vous, les besoins réels de l’école en Seine Saint-Denis.

Je vous prie de croire, Madame la Ministre, en mon attachement au service public d’éducation.

Pour le SNUipp-FSU 93, la secrétaire départementale, Rachel SCHNEIDER



 

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