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1er mars 2010

MARS AVRIL 2010 : Mobilisations pour l’avenir du service public !

Les enseignants des écoles maternelles et élémentaires de Seine Saint-Denis sont engagés dans l’action depuis le début de l’année scolaire pour exiger l’ouverture du recrutement sur la liste complémentaire du concours de professeur des écoles et la création de 450 postes de remplaçants. A la veille des vacances scolaires de la zone C, le jeudi 18 février 2010, dans les écoles maternelles et élémentaires de Seine Saint Denis, nous étions en grève à 50 % à Montreuil et Pantin, à 54 % à Stains, à 40 % à Saint-Denis, Aubervilliers, Noisy-le-Grand et l’Ile-Saint-Denis, à 30 % à Saint-Ouen et La Courneuve, à 20 % à Epinay et Blanc-Mesnil…

Comment poursuivre en mars avril 2010 ?

Dans le 1er degré, une mobilisation pour l’avenir

Après des mois de mobilisations...

Le non-remplacement des maîtres absents a conduit le SNUipp 93 à organiser des rassemblements devant les inspections de circonscription, des manifestations régulières à l’inspection académique de Bobigny (tous les vendredis midi pendant plusieurs semaines), une manifestation départementale unitaire à Paris, avec une audience au ministère le 20 janvier dernier.

Les enseignants du 1er degré de notre département ont fait grève le 24 novembre 2009, participé à la manifestation nationale le samedi 30 janvier 2010, ont fait grève également le 21 janvier et le 18 février 2010.

Pour le moment, le gouvernement reste sourd à nos revendications.

C’est bien la première année que la Seine Saint-Denis atteint le mois de janvier, a fortiori février ou mars, sans que des dizaines de collègues soient recrutés sur la liste complémentaire. Alors même que les congés maternité ont augmenté de 58 % cette année dans notre département.

Pourquoi ce blocage ?

Parce que la RGPP, la « révision générale des politiques publiques », avec le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, s’applique aussi à l’Education nationale.

Après la suppression de 60 postes de RASED (réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté) à cette rentrée de septembre 2009 en Seine Saint-Denis, c’est le remplacement des maîtres qui est sacrifié, avec des centaines de journées non remplacées dans toutes les circonscriptions du département.

La mobilisation est forte, quelles sont les réponses de l’IA et du ministère pour le moment ?

Des réunions d’informations pour les parents d’élèves ont été organisées dans de nombreuses villes, d’autres auront lieu après les congés d’hiver :

  • Les enseignants du 1er degré savent en effet que c’est une mobilisation d’ampleur, associant personnels et usagers des services publics, qui fera reculer ce gouvernement.
  • Ces dernières semaines, dans plusieurs villes du département, des écoles ont été occupées par des parents d’élèves, obligeant l’inspecteur d’académie à improviser des réponses locales plus ou moins satisfaisantes. Si ces mobilisations locales sont indispensables et doivent se multiplier, la question du développement de l’action à partir du mois de mars est posée.

L’Inspection académique a commencé à proposer à des étudiants inscrits au concours de professeur des écoles des contrats d’une semaine renouvelables trois fois. L’embauche de ces étudiants en lieu et place de fonctionnaires stagiaires est vécue comme une véritable provocation :

  • Ces « stages » de 108h maximum, rémunérés 750 euros la semaine, sont censés répondre au besoin de financement de leurs études de ces « stagiaires ». Pour nous, ces 3000 euros annuels ne peuvent remplacer le salaire de fonctionnaire stagiaire versé pendant toute l’année de PE2.
  • Cette arrivée brutale sur le terrain, sans préparation et surtout sans accompagnement, est par ailleurs la pire des méthodes de « formation » pour ces futurs collègues. Les stages en responsabilité, tels qu’ils sont encore organisés cette année pour les PE2 par l’IUFM, font partie du dispositif de formation des enseignants, et s’inscrivent dans une progression (stage d’observation, de pratique accompagnée…). Ils sont préparés, accompagnés, suivis par des formateurs et doivent faire l’objet de bilans, d’analyses, d’évaluations. Rien n’est pire, pour les élèves comme pour les futurs enseignants, que les situations prévisibles d’échec que propose le ministre.
La mobilisation des enseignants du 1er degré a donc également pour objectif le maintien d’une année de formation professionnelle rémunérée (stagiaire), organisée par l’IUFM pour les lauréats au concours de façon à garantir une formation professionnelle de qualité aux étudiants, sans désorganiser le fonctionnement des écoles. Le SNUipp-FSU demande l’abandon de la réforme actuelle de la formation des enseignants.

Le SNUipp-FSU 93 appelle d’ores et déjà les collègues à la grève le vendredi 12 mars « contre la casse du service public d’Education », et le 23 mars « pour l’emploi, les services publics, les salaires et les retraites ».

A l’initiative du SNUipp 93, une consultation des enseignants du 1er degré se déroulera dans les premiers jours de la rentrée de mars, pour décider, avec tous les collègues, de la manière de développer l’action entre le 12 et le 23 mars et après.

Dans les échanges entre les collègues du 1er, du 2nd degré et les parents d’élèves, doit se poser la question des services publics et de la fonction publique : le démantèlement programmé du service public d’Education nationale s’inscrit dans la volonté gouvernementale d’en finir avec l’ensemble des services publics et de la fonction publique.

La loi sur la mobilité du 03/08/2009, véritable « boîte à outils » de la RGPP, s’attaque frontalement à notre statut de fonctionnaire :
  • l’article 6 sur le plafond indemnitaire, et l’article 35 sur l’entretien professionnel annuel, installent l’individualisation des rémunérations et la mise en concurrence des agents entre eux ;
  • l’article 7 rend possible le licenciement de fait (disponibilité d’office) des fonctionnaires à qui l’on aura proposé trois emplois successifs ;
  • l’article 14 prévoit l’écartèlement professionnel avec la nomination possible d’un fonctionnaire dans « des emplois permanents à temps non complets cumulés » dans chacune des trois fonctions publiques (Etat, territoriale et hospitalière) ;
  • les articles 20 et 21 élargissent les cas de recours aux agents contractuels et aux intérimaires dans les fonctions publiques…

Le statut des fonctionnaires leur permet de résister aux pressions (politiques, économiques, religieuses…) et de rester au service de l’intérêt général. Des services publics égalitaires pour tous et sur tout le territoire, seraient-ils possibles sans les fonctionnaires que nous sommes ? La FSU revendique le retrait de la loi mobilité et de ses décrets d’application.

Le débat public avec les usagers doit s’imposer dans les semaines qui viennent. C’est la question du financement possible des services publics, de la protection sociale et des retraites, que nous allons porter dans nos mobilisations à venir.
C’est bien à ce niveau-là que nous défendrons, TOUS ENSEMBLE, l’école de la réussite de tous les enfants.
Le SNUipp-FSU 93 et les enseignants du 1er degré se mobiliseront pour l’avenir !

 

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