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SNUipp/FSU 93 Seine Saint Denis

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20 mars 2009

20 mars 2009

Proposition de négociation sur la mise en place des aides personnalisées

lettre ouverte à Monsieur l’Inspecteur d’Académie de Seine Saint Denis

extrait de la proposition : Donner la possibilité aux équipes d’utiliser ces heures en concertation en proportion au moins égale avec la prise en charge d’élèves. Cette prise en charge s’effectuant sur la totalité des élèves, par groupes et par roulement.

Pour en savoir plus lire l’article :

31 mars 2009 : point d’étape

Rappel de la situation : Alors que le 6 février 2008, deux syndicats minoritaires, le SE UNSA et le SGEN CFDT , signaient l’accord sur le samedi matin , le SNUipp consultait la profession. A l’issue de cette consultation, la profession qui avait bien compris le marché de dupes qu’on lui proposait refusait d’avaliser cet accord .

Le SNUipp , en phase avec la profession, refusa de signer cet accord. Entre février 2008 et la rentrée de sptembre 2008, nous découvrions ensemble que nous avions bien mesuré que cette opération avait pour objectif une grave attaque contre les RASED et la récupération de milliers de postes. 18 postes E étaient suspendus dès la rentrée 2008 en Seine Saint Denis. Le tout était accompagné d’une potion amère dont l’objectif était de laisser croire à la population que le traitement des difficultés scolaires se ferait dans le cadre de l’aide personnalisée.

C’est dans ce contexte que s’est organisé le gel de l’aide personnalisée dans notre département. Cette action suivie par plus de 2700 collègues du département a permis de créer un réel rapport de forces qui a pesé dans les décisions : nous n’avons pas récupéré la totalité des 122 postes de RASED qui étaient voués à la fermeture dans le département, 61 ont disparus, et 61 autres sont placés en surnuméraires et fonctionneront comme des RASED suite à la dernière circulaire ministérielle.

Grace à cette action collective les écoles ont pu mettre en place du temps de concertation, s’interroger sur le bien fondé de l’aide personnalisée : "l’aide personnalisée comment faire pour qu’ils s’en passent ?".

Le SNUipp, au niveau national relance le mot d’ordre de suspension de l’aide personnalisée pour la période du 11 au 23 mai 2009.

De nouvelles discussions sont annoncées avec l’inspecteur d’académie de Seine Saint Denis dans les jours à venir. Nous tiendrons l’ensemble de la profession informée de l’évolution de ce dossier qui n’aurait pas bougé sans la détermination des collègues engagés dans l’action.

Lettre ouverte du SNUipp FSU 93 à Monsieur l’Inspecteur d’Académie. Proposition de négociation sur la mise en place des Aides Personnalisées. 20 mars 2009

Avant propos : Plus de 2700 collègues de Seine Saint Denis refusent de cautionner la fermeture des postes de RASED, fermeture qualifiée de « sédentarisation ». Leur refus se traduit par la participation à une action de « gel des Aides Personnalisées » dans un cadre syndical. L’action syndicale au niveau national, a permis d’obtenir la non fermeture de la moitié des postes de RASED annoncées et le fonctionnement des postes – « les surnuméraires » - ainsi sauvés de la fermeture, dans le cadre des RASED.

Nous vous informons que nous continuerons à construire la mobilisation nécessaire pour obtenir du ministère l’annulation des 1500 suppressions de postes de RASED (postes « sédentarisés » en langage gouvernemental). En effet, les 61 postes E supprimés des RASED à la prochaîne rentrée dans notre département suscitent de vives réactions parmi nos collègues. Nous vous demandons donc de faire savoir au ministère que la Seine Saint Denis ne peut se passer de ces postes.

L’aide personnalisée soulève encore des interrogations sur le fond comme sur la forme.

Vous nous avez fait part à plusieurs reprises, Monsieur l’Inspecteur d’académie, de la nécessité dans laquelle vous étiez placé de faire appliquer les textes. Nous vous avons fait part, à plusieurs reprises aussi, du caractère syndical et collectif de notre action et de notre volonté de négocier sur cette question.

Nous avons organisé une consultation des personnels à laquelle nous avons à ce jour plus de 1000 réponses. Plus de 85% des personnels sont favorables à l’ouverture de cette négociation. Le dépouillement des consultations et les comptes rendus de nos réunions sur le terrain nous amènent à vous faire les propositions suivantes.

Les propositions du SNUipp 93 en cette fin mars 2009 :

Dans la lettre de cadrage de Monsieur le Recteur de l’Académie de Créteil, il est stipulé que : « le premier moyen disponible pour aider les enfants qui en ont le plus besoin est la différenciation pédagogique mise en œuvre par le maître de la classe pendant les 24 heures d’enseignement obligatoires ».

C’est le même argument qui justifie notre revendication de maîtres supplémentaires pour que cette aide soit réalisée pendant le temps de classe.

Les deux heures d’aides personnalisées en dehors du temps de classe sur la base du volontariat des familles ne peuvent se substituer à une aide que seuls des maîtres supplémentaires pourraient rendre efficace sur le temps commun à tous les élèves. La mise en place de ces heures a permis de justifier la fermeture de 1500 postes de RASED répondant à la demande gouvernementale de supprimer 30000 postes dans la fonction publique. Politique budgétaire que nous combattons par ailleurs.

Le premier bilan de ces deux heures d’aides personnalisées qui peut être fait objectivement montre qu’ élèves et enseignants « apprécient » le travail en petits groupes (ce qui n’étonnera personne et va dans le sens de notre revendication de maîtres supplémentaires).

Le deuxième est que bien souvent elles ne répondent pas à l’objectif attendu. Dans bien des situations, le « soutien » s’assimile davantage à une « redite » des séances en classe, à de l’aide aux devoirs ou se montre insuffisant pour répondre à une réelle remédiation. Elles sont vécues comme « en dehors » du travail de classe et perdent de leur sens pour les enfants. Ce mode de fonctionnement tend à rendre « l’élève aidé » toujours plus dépendant de l’aide proposée.

Nous pensons par ailleurs que repérer et différencier certains élèves du reste de la classe en les faisant venir en dehors du temps obligatoire, pour des activités qu’ils ne partageront pas avec leurs pairs, peut avoir l’effet inverse de celui recherché et les pointer encore un peu plus comme étant « ceux » en difficulté.

Ce dispositif ne répond pas non plus à la difficulté scolaire qui ne peut être prise en compte que par des enseignants spécialisés fonctionnant en RASED dont nous réclamons le maintien et l’amélioration.

D’une part la circulaire sur ces aides personnalisées obligeant les enseignants à consacrer la plus grande partie de ces heures à la prise en charge d’élèves et d’autre part le souhait des équipes de mieux répondre aux besoins des élèves et de leur famille, nous conduisent à faire la proposition suivante :

  • Donner la possibilité aux équipes d’utiliser ces heures en concertation en proportion au moins égale avec la prise en charge d’élèves. Cette prise en charge s’effectuant sur la totalité des élèves, par groupes et par roulement.
  • La prise en charge de tous les élèves nous semble être la seule solution pour ne pas placer les enseignants dans la posture de tri des élèves (donc de risque de stigmatisation) qu’ils refusent, et de mise en concurrence avec le RASED qui conduirait à terme à sa disparition.
  • La prise en charge de tous les élèves avec un temps de concertation suffisant, permettrait aux enseignants de réfléchir collectivement à des outils, des stratégies, des expérimentations et des pratiques innovantes. Activités qui, vécues par tous les élèves permettent une continuité et peuvent être intégrées dans les projets de classe et d’école, et s’opposent au processus de « repérage ».

Certaines activités telles l’évaluation-langage ou les ateliers de langage en maternelle ne peuvent se faire qu’en petits groupes avec une hétérogénéité dans le groupe. De même que la réelle mise en situation-problème ne peut se faire qu’en petits groupes hétérogènes. Ce sont des activités que l’on voit peu dans les classes car les conditions ne sont pas réunies pour les rendre efficaces et qui pourtant permettent aux élèves d’élaborer leurs savoirs entre pairs.

Un temps de concertation conséquent permettrait aux équipes d’avoir une réflexion « commune » sur des objectifs pédagogiques communs au lieu de laisser les enseignants seuls face aux difficultés des élèves comme c’est le cas aujourd’hui et d’y associer pleinement le RASED.

Il permettrait également aux équipes d’élaborer les conditions de la prise en charge des élèves et leur aide aux apprentissages dans une réflexion commune, qu’ils ne peuvent plus avoir actuellement avec l’éclatement des emplois du temps et la difficulté de leur organisation.

L’augmentation de ce temps permettrait également de rencontrer les parents qui, confrontés à ces dispositifs qui peinent à montrer leur cohérence, perdent confiance en l’institution et de les associer à l’aide que l’école doit apporter à leurs enfants.

Un temps de concertation conséquent et la prise en charge de tous les élèves, permettent de répondre à l’un des objectifs premiers du service public d’éducation qui est de faire progresser et réussir « tous » les élèves et qui est également au cœur de notre action syndicale.

 

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