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SNUipp-FSU 93 Seine Saint Denis

Thèmes abordés


Vous êtes actuellement : Commissions paritaires  / CTSD  / CTP 2008 - 2009 

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Documents joints


  • mesures concernant les classes banales
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  • mesures concernant la "sédentarisation" des réseaux d’aides spécialisées.
    écoles d’implantation
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  • Les postes des maîtres E à la rentrée 2008
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  • Le remplacement par circonscription
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  • mesures concernant l’ASH, les classes de CLIN, l’ouverture d’un CMPP à Sevran
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  • mesures complémentaires au CTPD du 30 janvier
    document adressé par les services de l’I.A. 93 à l’issue du CTP du 30 janvier 2009
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2 février 2009

Ouvertures et fermetures de postes à la rentrée 2009 : les mesures officielles à l’issue du CTP du 30 janvier 2009

Vous trouverez ci joint l’ensemble des mesures annoncées par l’Inspecteur d’Académie de Seine Saint Denis à l’issue du CTP de ce vendredi 30 janvier 2009.

Vous trouverez aussi la déclaration du SNUipp FSU à cette occasion.

Le SNUipp FSU a voté contre l’ensemble des mesures de carte scolaire, vous pourrez lire les raisons de ce vote dans la déclaration ci- dessous.

Déclaration du SNUipp FSU 93 au CTP du vendredi 30 janvier 2009.

Monsieur l’Inspecteur d’Académie,

Le CTP de « mesures de carte scolaire » qui se tient à cette période de l’année est un exercice à deux aspects :

• apprécier votre capacité à conduire une série de travaux consultatifs préparatoires et apprécier votre politique départementale.

• Commenter, et au final voter les conséquences des décisions gouvernementales sur la politique départementale et sur la vie des écoles dans la période à venir suite à ces décisions.

Nous commençons par quelques mots pour vous dire que nous sommes satisfaits du climat d’écoute et de travail qui a permis un vrai dialogue dans la phase de préparation, nous remercions à cette occasion vos services qui nous ont permis de disposer de documents de travail clairs et précis. C’est une indication positive eu égard au respect du paritarisme, par ailleurs quelquefois malmené. Puis, nous commenterons les conséquences de la politique ministérielle. Nous terminerons par un exposé rapide des situations qui nous semblent ne pas avoir été prises en compte.

La politique gouvernementale en matière de services publics et en particulier du service public d’éducation ne correspond aux attentes ni de la population, ni des enseignants que nous représentons ici. La forte participation des enseignants des écoles de Seine Saint Denis à la grève de ce 29 janvier 2009, au-delà des 75 % que nous avons annoncé dans un premier temps à la presse, montre que notre secteur est en désaccord profond avec la politique ministérielle.

La mobilisation des collègues est forte comme le démontre le refus généralisé des évaluations CM2 vécue comme une rupture de confiance entre les enseignants et l’institution, les fortes inquiétudes sur l’utilisation des clés OTP, sur le numéro national d’identifiant élève et le risque de traçabilité des parcours scolaires, sur l’individualisation progressive et systématique de l’acte d’enseigner et sur la systématisation de la responsabilité individuelle.

La révision générale des politiques publiques, qui a pour premier objectif la réduction massive des moyens humains à disposition des services publics, a son corollaire avec la gestion des ressources humaines. De plus en plus, les situations se règlent par des injonctions, des rappels aux textes jusque dans les rapports d’inspection des collègues. On individualise la responsabilité d’un bout de la chaîne à l’autre, et au final ce sont les élèves qui auraient le plus besoin de l’intervention de l’état et des effets de la redistribution qui se retrouvent responsables de leurs propres échecs, avec un fort sentiment de culpabilité, une colère qui monte et une société au bord de la rupture. C’est la rupture voulue par les plus hautes autorités de l’Etat : on passe d’une école intégratrice à une école qui trie socialement.

Avec le SNUipp et la FSU, nous appelons les collègues à appliquer le principe de responsabilité et à rester au service de l’intérêt général, c’est le sens de notre appel au gel des aides personnalisées et de notre demande d’ouverture de discussion : nous ne croyons pas que l’aide personnalisée remplacera les RASED dont la voilure a été sérieusement réduite, nous dénonçons le fait que tous les élèves aient perdu deux heures hebdomadaires d’enseignement. Nous avons besoin de temps de concertation. Fonctionnaire ne signifie pas « agent du maintien de l’ordre » et notre rôle ne se limite pas à fonctionner, donc vous nous permettrez d’avoir une vision différente de celle du ministre qui ne peut, à coup d’invectives et de circulaires rédigées à la hâte, modifier durablement la nature de nos métiers.

C’est dans le contexte résultant des conséquences sociales et psychologiques du chômage qui augmente, que le gouvernement a fait le choix de supprimer 3000 emplois dans les RASED et de diminuer de 3000 postes le nombre de places aux concours du CRPE à la rentrée 2009. De fait les décisions qui ont été prises ne vont faire que rendre les conditions de l’exercice du métier encore plus difficiles. Qui peut penser sérieusement que davantage de brimades, d’ordres, de vexations professionnelles vont arranger les choses ?

Vous êtes amené, Monsieur l’inspecteur d’académie, à nous expliquer que les sédentarisations de postes RASED sur des classes banales ne sont pas des fermetures de postes, bien évidemment que si : vous fermez une classe banale pour ouvrir un poste sédentarisé. Le département perd ainsi 61 postes. Au final, +35 – 61 = -26. Notre département devra fonctionner avec moins d’enseignants au total dans les écoles et davantage d’élèves (2189 d’après le rectorat…), moins d’enseignants et moins de RASED parce qu’en plus des 61 sédentarisés, 60 postes sont transformés en « surnuméraires ».

A ces chiffres il faut rajouter les 16 postes E gelés l’an dernier qui seront définitivement fermés. Les RASED ont donc bien servi de variable d’ajustement pour préparer la rentrée 2009, où au final il vous reste encore dix postes à fermer pour arriver aux « moins 26 » de la dotation départementale…

Toutefois, concernant l’aspect départemental, nous observons positivement qu’aucun personnel spécialisé titulaire ne soit contraint de reprendre une classe banale, nous observons positivement que les départs en formation sont maintenus.

Venons-en aux conséquences de l’étroitesse de l’enveloppe budgétaire : le bon climat de travail des opérations préparatoires n’a pas conduit à des miracles… 73 demandes d’ouvertures que nous avons portées et 11 demandes d’annulations de fermetures n’ont pas été suivies d’effets. Ce qui signifie que de nombreuses mesures seront prises en juin et en septembre avec leur cohorte de déstabilisations des équipes, d’affectations à titre provisoire. Ce, d’autant que vous proposez actuellement 63 ouvertures et 48 fermetures soit 15 moyens à trouver auxquels il faut ajouter les dix moyens à fermer pour être « dans les clous » de la dotation négative… Nous calculons qu’il vous reste essentiellement des fermetures à prononcer en juin et septembre, au moins 25… auxquelles viendront s’ajouter chaque ouverture que vous aurez à prononcer.

Parmi les décisions que vous avez prises nous contestons la non- prise en compte des effectifs dans de nombreuses situations, certaines sont plus emblématiques et nous les signalons ici : • Elémentaire Victor Hugo à Bobigny • Elémentaire Cachin à Bobigny • Elémentaire Robespierre à La Courneuve • Elémentaire Nobel à Sevran a 1 fermeture de classe, perd 1/3 de décharge de direction, perdrait son maître supplémentaire pour transfert à Curie qui en a déjà un ? • Les deux CLIN qui ferment à Aubervilliers. Cette année, il y a 10 élèves à Balzac et 13 à Joliot Curie

Concernant le calcul des postes sédentarisés , nous attirons votre attention sur un phénomène repéré à Bobigny et au Blanc-Mesnil : Vous avez compté les CLAD ou regroupement d’adaptation de longue durée dans le total des postes RASED, ce qui techniquement se conçoit. Mais en appliquant la même proportion de sédentarisation dans ces villes que dans les autres, au final lorsque l’on regarde le nombre de moyens RASED qui resteront « mobiles », il sera très faible.

La mobilisation des personnels va rester d’actualité car nous mesurons que les conditions de la rentrée seront extrêmement difficiles. Nous ne pouvons qu’émettre le vœu que le gouvernement entende la nécessité de revenir sur ces décisions et fasse le choix d’abonder positivement la Seine Saint Denis en postes du 1er degré. Le service public doit être en mesure de rendre service au public et non à une idéologie anti-fonctionnaires dont le seul objectif est d’instaurer la précarité, la flexibilité pour verser toujours davantage de dividendes à ceux qui en ont le moins besoin.

 

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