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21 septembre 2021

Pas 30 minutes mais 20 mesures pour l’EPS et le sport scolaire

Les propositions du SNUipp-FSU et du SNEP-FSU pour le sport scolaire

Si la crise sanitaire a mis en évidence le besoin d’activité physique pour tous et toutes, il ne faudrait pas se tromper de réponse. Si l’école a un rôle primordial à jouer en ce sens avec l’enseignement obligatoire de l’éducation physique et sportive (EPS) et le sport scolaire (USEP), le slogan ministériel "bouger 30 minutes" démontre un manque d’ambition. S’agirait-il que les enseignantes et enseignants allongent le temps des récréations ? ...

l faudrait au contraire faciliter le bon déroulement des 3 heures d’EPS hebdomadaires inscrites dans les programmes. Mais cela supposerait d’en finir avec une politique éducative centrée sur quelques "fondamentaux" autour du lire/écrire/compter et d’affirmer que toutes les matières scolaires concourent au développement de l’enfant et à l’accès à la culture. Dans ce cadre l’EPS est fondamentale au même titre que les autres enseignements.

Enfin, plutôt que de chercher à déléguer à des partenaires extérieurs des compétences de l’EPS à l’école comme pour le "savoir rouler à vélo" ou l’aisance aquatique, le ministère doit donner les moyens aux équipes d’école d’assurer les 3 heures auxquelles les élèves ont droit.

Pour augmenter la pratique physique des jeunes, se préoccuper de leur santé, leur permettre d’entrer dans la culture physique, sportive et artistique de leur temps, le SNEP-FSU et le SNUipp-FSU font des propositions autrement plus ambitieuses que le simple "bouger 30 minutes".

Ils publient 20 propositions pour augmenter l’activité physique quotidienne, mais aussi développer l’éducation physique et sportive sur le temps scolaire (EPS) ainsi que la pratique sportive sur le temps de loisirs des enfants. L’enjeu est de s’adresser aux élus, aux parents, de mobiliser tous les actrices et acteurs concernés, sans crainte de confusion ou de concurrence entre les missions des différentes institutions concernées.





Le 26 août 2021

Le Ministère de l’Education Nationale, de la Jeunesse et des sports s’est lancé dans une campagne de communication autour des JO 2024 et du « bouger 30min » qui a abouti le 1er juillet 2021 à la circulaire n°26.

Cette circulaire est l’application de la loi « Sport ». Les 8 priorités, dont 5 concernent le premier degré, sont annoncées, sans aucune précision sur la possibilité de les mettre en œuvre.

Savoirs fondamentaux

Le « savoir nager » pour les élèves de maternelle et le « savoir rouler à vélo » pour les élèves de l’élémentaire devront être mis en place pour un nombre déterminé d’élèves grâce à des « coopérations entre le mouvement sportif, les collectivités territoriales, dans le temps scolaire avec les écoles (et les établissements spécialisés, dont les IME, pour les enfants en situation de handicap), dans le temps périscolaire et extrascolaire avec les organisateurs-trices d’accueils collectifs de mineurs » ou en mobilisant des intervenants-es.

Le SNUipp-FSU dénonce une externalisation de l’EPS qui serait une remise en cause de la professionnalité enseignante. Par ailleurs, aucune mesure de concertation entre tous les professionnels n’est envisagée.

Promotion, développement et augmentation du temps d’activité physique des jeunes

30 minutes d’activité physique quotidienne

« Le MENJS s’engage, en collaboration avec Paris 2024, pour que chaque élève bénéficie, à l’école élémentaire, d’au moins 30 minutes d’activité physique quotidienne (APQ), en complément de l’EPS », sans toutefois préciser si cette nouvelle modalité doit se faire durant le temps scolaire, (enseignement, récréations) ou périscolaire.

Au-delà du temps consacré, cette communication ministérielle met en cause la professionnalité des PE pour qui l’EPS, comme les autres disciplines de l’école primaire, repose sur des compétences dont aucune ne consiste à « bouger ». L’EPS, troisième discipline en termes de temps, nécessite des compétences particulières, ce n’est pas une discipline à “prendre à la légère”.

Le label Génération 2024

Ce label fait notamment la promotion de fiches « clés en main » que les PE peuvent « tirer au sort », idée à l’image du peu de crédit que le ministre donne aux enseignants-es.Actuellement seulement 10% des écoles et établissements ont demandé ce label.

Projet éducatif territorial et Plan mercredi

Le temps nécessaire à l’élaboration des divers partenariats proposés n’est pas précisé, charge à chaque équipe de se débrouiller.

Développement de l’EPS et de la pratique sportive pour les jeunes en situation de handicap

Sans aucun moyen supplémentaire le ministre demande aux enseignants-es, particulièrement ceux-celles en poste en classe ULIS d’améliorer l’inclusion en EPS mais surtout de quantifier l’évolution de la pratique.

Renfort des alliances éducatives dans les territoires prioritaires

Toujours sans aucun apport de moyens supplémentaires, les écoles situées dans les territoires prioritaires devront mettre en place, plus que les autres, toutes les annonces précédemment citées.

Attention particulière à l’accessibilité des équipements sportifs

Alors que le SNUipp-FSU demande un accès aux équipements sportifs pour toutes les écoles, le ministre n’a pour ambition que de le « favoriser » dans le cas de nouvelles constructions d’école ainsi que d’ouvrir les locaux aux associations sportives : cette décision est très loin des besoins réels afin de développer un accès équitable au sport.

Le SNUipp-FSU dénonce l’absence d’un vrai plan pour l’EPS et regrette que l’implication de toute la chaîne hiérarchique vise uniquement une campagne d’affichage qui ne saurait favoriser la pratique de l’EPS par tous les élèves. Toutes ces priorités sont annoncées sans aucun moyen pour les mettre en place, sans déclinaison concrète, sans aucune cohérence avec les programmes nationaux ou les textes existants.

 

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