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18 mai 2006

informations en date du 18 mai 2006

Formation des P.E.2 à l’IUFM , du nouveau à la rentrée 2006

mise en place de stages "filés"
Réorganisation des stages des PE2 à compter de la rentrée 2006 Le ministère a adressé aux organisations syndicales une circulaire datée du 11/05/06 de la Direction de l’Enseignement Supérieur adressée aux IUFM, Rectorats et IA, qui met en place le stage filé.

Une mise en place à marche forcée :

La circulaire ministérielle nous est parvenue le vendredi 12 mai, le SNUipp 93 l’a exposée aux collègues appelés sur la liste complémentaire 2005/2006 réunis à Bobigny en réunion d’information syndicale départementale le samedi 13 mai. L’I.A. 93 organise un groupe de travail du Comité Technique Paritaire en urgence le lundi 22 mai, puis un conseil de formation (où est présent le SNUipp) qui débattra des propositions de l’I.A. le mardi 30 mai avant que le CTP ne soit saisi du dossier le jeudi 1er juin...

I - Le contexte

Formation initiale : quelques rappels

· 2002 : circulaire du 4 avril, texte qui définit actuellement la formation.

· En 2005 : la loi d’orientation annonce l’intégration des IUFM dans les universités dans les 3 années à venir. En avril modification par décret des concours pour la session 2006, sans réflexion globale sur les contenus de formation.

· En 2006 : sur l’élaboration du cahier des charges, comme sur les modalités d’intégration des IUFM aux universités, aucune communication du ministère. Un projet de cahier des charges est écrit par un « groupe d’experts » (la commission Pietryck), actuellement soumis au HCE il n’a pas été transmis officiellement aux organisations syndicales. Le calendrier du HCE fixe à l’automne l’écriture définitive du cahier des charges. Il ne devrait pas faire état d’un cadrage universitaire des cursus ni de la reconnaissance de la formation des maîtres par un master.

· Mai : Le ministère propose un protocole d’accord sur la direction d’école que seul le SE-UNSA signe. Ce protocole d’accord qui prévoit le recrutement d’E.V.S. dans les écoles, faisant ainsi rentrer la précarité dans les écoles au moment où le mouvement syndical obtenait le retrait du C.P.E., prévoit aussi la mise en place de stages filés pour financer sans bourse délier le remplacement des directeurs d’école de 4 classes. Lors des stages filés, les PE2 iront une journée par semaine remplacer les directeurs qui seront ainsi déchargés.Le Ministère décide de modifier l’organisation des stages en PE2 dès la rentrée 2006.

· Pour 2007 : dès janvier devraient commencer les premières intégrations aux Universités.

Le ministère fait le choix du morcellement des mesures, dans une absence de transparence et de concertation avec les organisations syndicales. La nouvelle organisation des stages proposés aux professeurs des écoles dans le cadre de leur professionnalisation intervient, après une concertation éclair (1 semaine) Il reste 3 semaines aux IUFM pour modifier leurs PAF dans l’urgence.

II - La circulaire sur la réorganisation des stages des PE2 pour l’année 2006-07

La mesure principale consiste pour les PE stagiaires d’avoir la responsabilité d’une classe un jour par semaine toute l’année (soit l’équivalent de 30 jours sur l’année). Ils assureront également deux stages en responsabilité de 3 semaines, durant lesquels le stage filé sera interrompu.

L’alternance est définie comme “aller-retour entre exercice professionnel et travail des questions construites lors des stages”.

Les lignes directrices laissent aux académies une “ souplesse nécessaire d’adaptation à leur propre contexte ”. “ Les partenaires de la formation disposent en conséquence de marges de manœuvre ” pour l’année 2006-2007.

Au niveau local, l’organisation, dans l’urgence, de ce stage filé, va prendre des formes diverses quant au choix des postes proposés pour les PE2, comme au cadrage du suivi. C’est cette organisation dans l’urgence qui va faire l’objet des réunions départementales citées plus haut.

Le nouveau dispositif

- L’organisation des stages en responsabilité :

- Un stage filé en PE2 à raison d’1 jour par semaine tout au long de l’année, sur un cycle. Ce stage est interrompu pendant les stages massés, et s’étale donc sur 30 jours, voire moins en cas de projet particulier tel que stage à l’étranger. Il remplace un des stages de 3 semaines existant actuellement.
- 2 x 3 semaines de stages groupés en responsabilité (2 fois 3 semaines de 4,5jours, soit 27 jours) sur les 2 autres cycles.

- Un stage de pratique accompagnée chez un « maître expérimenté », qui peut être organisé « selon les modalités de travail de chaque académie », sur l’année de PE1 ou en début de PE2, d’une durée de 1 ou 2 semaines, diminuées, dans le cas de la PE2, des jours de stage filé.

- le stage T1 doit compléter la formation initiale, dans le cadre de la contractualisation, « il est prévu » par la convention qui lie rectorat et IUFM ”.

- le stage en collège disparaît.

- le nombre d’heures d’enseignement n’est pas affecté, il reste à 450, même si une souplesse est désormais possible en reportant certains modules sur la T1 (en utilisant l’accompagnement à l’entrée dans le métier). Le SNUipp sera très vigilant quant aux dispositions pratiques de cette "souplesse".

III- Problèmes posés

1 - la circulaire laisse une grande marge de manœuvre aux IA et aux IUFM.

Le SNUipp va donc veiller aux conditions de mise en œuvre au niveau :

· de l’affectation des PE2 sur des postes (qui ne sont pas forcément les postes de directeurs, mais vont être très divers selon les départements), des frais de déplacement.

· des mesures de suivi et d’accompagnement du stage filé.

Le SNUipp n’était pas demandeur. Le stage filé peut présenter des intérêts sur le plan de la formation professionnelle (recentrage sur le terrain qui permet, outre une plus grande responsabilisation des stagiaires, une progressivité de l’insertion professionnelle,...). Cependant, pour éviter que ce stage ne soit qu’une formation sur le tas ou par compagnonnage, il faut obtenir des garanties sur la manière dont les stagiaires seront aidés et suivis.C’est ce que nous défendrons. Lors de rencontres avec l’I.A.93, nous avions indiqué que la notion de stages filés pourrait avoir du sens sur une formation théorique qui s’étalerait sur deux ans et à condition que l’objectif recherché ne soit pas celui de faire des économies, mais réellement d’améliorer la formation intiale des PE2 et la formation continuée des enseignants déjà en poste.

2 - Les affectations des PE2

Toute latitude est laissée aux académies pour les affectations des PE2 : profil de postes, secteurs géographiques, conditions d’enseignement et de travail, indemnités, frais de déplacement... C’est aux Inspections Académiques qu’il revient de répertorier tous les postes disponibles et de nommer les PE2, la circulaire précisant qu’il « convient de veiller (...) à ce que chaque stagiaire bénéficie d’une affectation facilitant son projet professionnel. » .

Les PE2 peuvent donc être affectés sur tout type de poste permettant de libérer une journée par semaine. Postes de directeurs, temps partiels, décharges syndicales ou pour postes particulier (sciences, informatique, etc...), formation continue filée... Le ministère a également cité la possibilité de sortir un titulaire de sa classe une journée par semaine (maître surnuméraire).

Si les 30 jours sur l’année correspondent à la quotité du travail à temps partiel (80%), il y a un problème pour les décharges de direction à quart de temps et les 6 jours d’interruption du stage filé. Rappelons qu’avant la signature du protocole par une organisation syndicale, aucune décharge de direction n’était inférieure à 1/3 dans notre département de Seine-Saint-Denis.

3 - Le suivi

Quel accompagnement ? Quels sont les différents rôles des formateurs IUFM (IPEMF et PIUFM), des équipes de circonscription et des équipes d’école ? Les stagiaires devront « exercer leur futur métier pleinement et durablement dans une même classe ». Cette « responsabilité éducative et pédagogique » dès le début de l’année, sans formation préalable, nécessite un suivi et un encadrement extrêmement forts, dans l’intérêt du stagiaire mais aussi de la classe et de l’école. « durant toute l’année scolaire et dans un processus continu, le stagiaire peut mener en profondeur le travail réflexif sur lequel est construit le principe d’alternance aller et retour entre exercice professionnel et travail sur des questions construites lors des stages ».

· La circulaire précise :

- Le stagiaire est suivi par un référent formateur de l’IUFM.
- Au sein du travail d’équipe dans l’école, « il bénéficie de l’aide et des conseils de l’équipe pédagogique en particulier lorsqu’il s’agit d’analyser et d’interpréter les résultats des élèves puis d’engager le dialogue avec les parents ». Evidemment tous les collègues en poste mesurent qu’en l’absence de temps de concertation supplémentaire, cette disposition fait une fois de plus appel à leur bonne volonté.Il est quand même curieux de voir, en Seine-Saint-Denis, à la rentrée 2006 les postes d’I.M.F. isolés restés vacants devenir des postes ordinaires sans que de réelles mesures permettent à davantage de collègues de passer le CAFIPEMF , alors que dans le même temps une circulaire ministérielle propose aux équipes d’aider les PE2 en stage filé... Quand la réduction de la dépense publique sert de ligne directrice aux politiques ministérielles toutes les idées soit disant innovantes ne sont pas bonnes à prendre...

- « Les équipes de circonscription accompagnent le stage en responsabilité dans le cadre des missions qu’ils assurent », c’est-à-dire dans le cadre du suivi habituel des équipes.

- La réussite des premières prises en charge de la classe est importante : quels dispositifs les IUFM proposeront-ils pour la permettre en tout début d’année ?

- L’augmentation de la durée du temps passé sur le terrain n’est pas accompagnée d’une augmentation des moyens pour suivre plus efficacement les PE2 en stage. Le nombre de visites était insuffisant dans la formule actuelle. Les IUFM peuvent-ils trouver les moyens d’assurer un accompagnement plus important au vu de la nouvelle organisation ?

 

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