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25 septembre 2020

Pour faire face, faisons front : marche du 26 septembre ensemble contre l’oubli, pour la jeunesse et l’éducation !

Communiqué de Presse du SNUipp-FSU 93 et revue de presse.


UN AN APRES LE SUICIDE DE CHRISTINE RENON, OU EN EST-ON ?

Il y a un an jour pour jour, notre collègue et camarade Christine Renon mettait fin à ses jours dans les locaux de son école maternelle à Pantin. Son geste, la lettre qu’elle a pris le temps d’adresser à ses collègues, son syndicat, sa hiérarchie, ont provoqué une réelle lame de fond au sein de toute la profession (professeur-e, directions, enseignant-es spécialisé-es, AESH, formateurs/CPC…). La perte de sens de son métier, les pressions multiples, l’épuisement professionnel qu’elle décrit nous a tous bouleversé. Chacun-e s’est retrouvé-e dans cet écrit qui a mis en lumière les difficultés vécues au quotidien. Une réalité totalement niée et méprisée par notre ministre, qui, dans les premières heures, évoquait le suicide sa ns nommer notre collègue !

Un an après où en est-on ?

La mission de direction d’école n’a cessé de se complexifier ces dernières années, notamment par des injonctions hiérarchiques, parfois contradictoires, de plus en plus déconnectées du travail de terrain. Les promesses d’allègement des tâches dévolues à cette mission sont restées lettres mortes.

Saisi en novembre 2019 par un courrier signé par plus de 250 collègues du 93 en charge de direction lui demandant audience, le ministre n’a pas respecté son engagement et n’a pas daigné nous recevoir.

Ces derniers mois, particulièrement lors du confinement, les nombreux revirements dans les directives de l’institution ont obligé les enseignant-es et plus particulièrement les directions d’école à mettre en place une multitude d’organisations. Cette charge de travail conséquente et inédite sera « couronnée » en juin 2020 par un écœurant prof-bashing dans certains médias, alimenté par les propos du ministre (10/06/20 RTL) qui n’aura pas cessé d’afficher son mépris.

La solitude de la mission de direction d’école a atteint son paroxysme dans le contexte de crise sanitaire. Comme dans les autres services publics, l’ambition de réussite du système éducatif n’est portée que par son personnel. Le ministre est bien trop occupé à continuer ses politiques libérales d’affaiblissement du service public d’éducation.

Il est plus qu’urgent de stopper ce train infernal de réformes complètement destructrices guidées par une idéologie libérale et légitimée médiatiquement par des think tanks financés par les grandes entreprises.

Alors en cette rentrée, nous n’oublions pas notre collègue Christine Renon et sa lettre explicite sur la fonction de directrice d’école. Jean-Michel Blanquer, hermétique, maintient ses positions. Bien que dénoncé par toute la profession au printemps 2019 lors de la Loi Blanquer et lors d’une enquête ministérielle suite au suicide de notre collègue, il persiste en voulant introduire un rapport hiérarchique au sein des écoles par le biais de la directrice ou du directeur. Ce n’est pas la solution pour que les équipes fonctionnent mieux et retrouvent du sens à leur travail. Au lieu de préparer cette rentrée si spéciale en raison du contexte sanitaire, il réintroduit par le biais d’une circulaire la notion de délégation d’autorité du DASEN pour les directions d’éco le.

Le SNUipp-FSU est plus que jamais opposé à cette idée, le conseil des maîtres doit rester l’instance de régulation et de gestion des écoles. Nous continuons de penser que c’est avec du temps, des moyens humains, de la liberté, de la confiance, de la formation et une véritable revalorisation sans condition que les conditions de travail s’amélioreront pour nos collègues, quelle que soit la fonction qu’ils/elles occupent dans l’école.

Samedi 26 septembre : Marche contre l’oubli organisée par le collectif Christine Renon, le mouvement tous unis contre la violence, Kolombe et les mères combattantes du 19ème.

Départ 14h00 métro 4 chemins à Pantin vers l’école maternelle Méhul.

Les annonces de la marche blanche déjà passées dans la presse du Net :

- Ouest-France : lire l’article

- Le Parisien : lire l’article

- Actu.fr Ile-de-France : lire l’article

- Mediapart : lire l’article

- Très beau portrait à écouter ICI sur Binge audio.

- Médiapart, Blog de Paul Devin : Christine Renon : un an déjà mais toujours le même épuisement



Il y a un an, Christine Renon, enseignante à Pantin, se suicidait sur son lieu de travail. Dans une lettre accablante, elle dressait un constat dramatique de la charge qui pèse sur les épaules des directrices et directeurs d’école quand les reformes s’empilent et que les moyens s’amoindrissent.

Ces contraintes entravent le sens que tous les professionnels de l’éducation donnent à leur métier. Entre 2018 et 2019, 58 suicides ont endeuillé l’Education nationale.

Dans cette même lettre, Christine Renon soulignait également le désarroi des familles, et leur colère.

Dans d’autres villes du 93 cette année, d’autres drames dans la communauté́ éducative : Kewi Yikilmaz, 15 ans, tué en marge d’un cours d’EPS aux Lilas et Djadje Traore, 19 ans, assassiné en bas de chez lui à Saint-Ouen, tous deux scolarisés au lycée d’Alembert à Aubervilliers. Les enseignants de cet établissement relatent une violence qui règne en maître, une violence qui est d’abord sociale, économique, scolaire, policièreetraciale, dont leurs élèves sont les premières victimes et qui, très tôt, scelle leurs destins.

Depuis, silence, ou presque. Elèves, parents, enseignants, souffrent, et personne ne répond. Il ne s’agit pas simplement d’une problématique de « sécurité publique » ou de détresse personnelle, comme cela a pu être dit. Il ne s’agit pas non plus de saupoudrer de quelques millions nos services publics.

Il s’agit d’un département, la Seine-Saint-Denis, jeune, peuplé, dynamique, mais aussi le plus pauvre de France métropolitaine. En regard, un service public de l’éducation exsangue, loin d’être à la hauteur de l’enjeu, du chagrin, de l’espérance. Rappelons cette injustice folle, énoncée dans un rapport d’information parlementaire en 2018 :« Le moins bien doté des établissements parisiens est mieux doté que le plus doté des établissements de la Seine-Saint-Denis ».

Ce climat s’est encore aggravé avec la crise sanitaire que nous traversons. Nous avons entendu les discours promettant de lutter contre les inégalités à l’école, en particulier dans le 93. Depuis, rien n’est venu. Dans nos écoles, pour les équipes éducatives et pour les élèves, rien n’a changé́. La situation sociale et économique des familles s’est même dangereusement détériorée dans le département.

Ici, on peut mourir dans l’indifférence. Ici, nous marcherons pour exiger d’être entendus, comme tous les citoyens du territoire et pour que les noms de Christine, Kewi et Djadje, mais aussi d’Oliver, Aboubacar, Henry, Fossary, enfants du 93 et des quartiers populaires, ne soient pas oubliés. Ici, nous réclamons une école publique sereine et émancipatrice, pour les enfants, leurs parents et leurs enseignants.

Marchons ensemble le 26 septembre 2020, contre l’oubli, pour lajeunesse et l’éducation.

Le Collectif Christine Renon, le mouvement Tous unis contre la violence, Kolombe et les Mères combattantes du 19eme.
Mail : collectif.pantin@gmail.com
facebook.com/Collectif-Christine-Renon-102187148047548/
Twitter:https://twitter.com/CollectifRenon





octobre 2019

Hommage du SNUipp-FSU - Marche blanche du 5 octobre 2019



Marche Blanche à Pantin
Samedi 5 octobre 2019 à 11h

Départ devant la mairie,
arrivée devant l’école maternelle Méhul




communiqué de la FSU :

Hommage de la FSU
La FSU présente ses condoléances à la famille et aux proches de Christine Renon. Elle apporte tout son soutien aux personnels touchés par ce drame.
L’émotion est immense dans l’ensemble de la communauté éducative. Cet acte de notre collègue pose aussi beaucoup de questions sur les conditions de travail des enseignant·es, des directeurs et directrices d’école et plus généralement des personnels présents au quotidien dans les écoles et les établissements, sur la perte de sens des métiers. Des sujets sur lesquels la FSU alerte depuis longtemps que ce soit dans l’Éducation nationale, notamment par des alertes au CHSCT-MEN sur les réformes en cours, comme dans toute la Fonction publique.
Le ministère de l’Éducation nationale doit prendre toute la mesure de la situation et apporter son soutien aux agent·es. Des réponses doivent être rapidement apportées pour entendre la souffrance au travail des personnels, garantir un meilleur fonctionnement de l’École, la santé, la sécurité et le bien-être au travail de l’ensemble de ses personnels de l’Éducation nationale.
La FSU appelle les personnels à s’associer aux hommages en l’honneur de Christine Renon, en particulier le 3 octobre prochain et soutient toutes les initiatives dans la recherche de l’unité la plus large.
Les Lilas, 1er octobre 2019



Le 01 octobre 2019

Depuis lundi la profession n’a pas reçu un mot concernant le décès de notre collègue. Il aura fallu attendre 4 jours et l’intervention du SNUipp National pour que le ministre se déplace et daigne envoyer un message sur les réseaux sociaux.

Dans ce contexte, nous sommes heurtés par la disproportion entre de la précipitation de l’envoi d’une circulaire concernant l’hommage à rendre à l’ancien président Jacques Chirac et l’absence de toute communication concernant notre collègue.

Les SNUipp-FSU de l’académie de Créteil ont interpellé le Recteur dans le message suivant :

Monsieur le recteur de l’académie de Créteil,

Nous venons de recevoir votre message nous invitant à organiser un moment de recueillement lundi 30 septembre, à la mémoire de l’ancien président Jacques Chirac.

Comme vous ne semblez pas le savoir, le SNUipp-FSU 77, 93 et 94 ont l’honneur de vous informer que les enseignant-es sont en deuil.

En deuil de leur collègue directrice Christine Renon, qui s’est donnée la mort dans son école, la maternelle Méhul à Pantin, il y a une semaine, en laissant un courrier qui ne souffre aucune ambiguïté : ce sont bien les conditions d’exercice de son métier, imposées par l’institution, qui sont à l’origine de son geste.

Nous sommes en deuil, sans qu’aucun mot de votre part ne nous soit parvenu. Nous en sommes meurtri-es.

Le SNUipp-FSU vous informe qu’il appelle tou-tes les collègues qui sont sous le choc du décès de Christine Renon, à ne pas s’infliger une violence supplémentaire, et donc à ne pas organiser le recueillement que vous évoquez.

Veuillez croire, Monsieur le recteur, en l’engagement du SNUipp-FSU auprès de tou-tes nos collègues, et pour une autre école que celle du management et des injonctions, qui tente actuellement de s’imposer aux enseignant-es.




Lundi 23 septembre 2019

Le SNUipp-FSU 93 a appris la mort tragique de Christine Renon, directrice d’école de Pantin. A travers une lettre qu’elle a adressée au SNUipp-FSU 93, la collègue nous a fait part de sa souffrance dans l’exercice de ses missions de directrice d’école ; ce qui l’a conduit à ce geste désespéré.

Le SNUipp-FSU 93 a immédiatement alerté le CHSCT départemental et académique. Nous nous sommes mis en relation avec les collègues de l’école et de la ville pour les accompagner au mieux dans ces moments très difficiles...

La mission de direction d’école s’est complexifiée ces dernières années notamment par des injonctions hiérarchiques, parfois contradictoires, de plus en plus déconnectées du travail de terrain et l’alourdissement des tâches dévolues à cette mission.
La désorganisation des nominations des collègues dans les écoles, suite de nouvelles dispositions imposées par le ministère, n’a pas permis une rentrée aussi sereine que veut bien le faire penser le ministre. La solitude de la mission de direction d’école dans les tâches quotidiennes administratives et organisationnelles qui s’accumulent devient, au fil des années insupportable.
Le manque de formation et d’accompagnement pour les directrices et les directeurs d’école lors de la gestion de situations de crise renforce le sentiment de solitude face à des décisions impactant familles, élèves et collègues.

Les directives ministérielles, rectorales et académiques se superposent, sans jamais faire le lien avec les professionnels de terrain pour les mettre en cohérence, en vérifier la faisabilité … Cette marche forcée de réformes rejetées par la profession, via les instances paritaires ministérielles comme académiques ou départementales, contraint de nombreux collègues à mettre en œuvre sous la pression hiérarchique des mesures qui heurtent leur professionnalité, voire qui bafouent leurs valeurs humaines et professionnelles.

Le ministre dans ses communiqués continue néanmoins à parler du bien être des enseignants en restant sourd et aveugle face à leurs conditions de travail sans cesse détériorées.

D’ores et déjà, parallèlement au soutien apporté aux collègues, le SNUipp-FSU 93 va déposer une alerte sociale, auprès de la direction académique sur ce sujet. Cette alerte doit ouvrir des discussions pour que la mort tragique de notre collègue et camarade ne soit pas vaine. Le SNUipp-FSU 93 exige du Ministre, du Recteur, comme du DASEN, des réponses concrètes pour garantir la santé, l’intégrité morale et physique des personnels.

Nous adressons de nouveau nos condoléances à la famille, aux collègues, aux personnels municipaux et aux proches de Christine.

Médias :

       


Communiqué de l’intersyndicale de Seine-Saint-Denis


Communiqué de Presse du SNUipp-FSU


 

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