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7 novembre 2019

Dossier de presse

Education prioritaire : Trois ministres et un enterrement

Education prioritaire : Trois ministres et un enterrement
mercredi 06 novembre 2019 - Le Café Pédagogique - François Jarraud

"Ce rapport est un début pas un aboutissement". Jean-Michel Blanquer présentait le 5 novembre, avec Gabriel Attal et Julien Denormandie, ministre de la Ville, le rapport réalisé par Pierre Mathiot et Ariane Azéma. Chargés d’une mission "Territoires et réussite", P Mathiot et A Azéma réduisent dans leur rapport l’éducation prioritaire aux seuls réseaux Rep+. Avec les Rep, la prime Rep disparaitrait. Les recteurs disposeraient de moyens qu’ils affecteraient à leur guise entre établissements défavorisés, ruraux ou isolés. Si JM Blanquer prend garde d’affirmer "qu’aucune décision n’est prise aujourd’hui", le rapport Mathiot Azéma, qui vient après plusieurs autres, pourrait être appliqué dès 2021. C’est la France défavorisée qui perd des moyens. C’est aussi la France des minorités qui est visée par celle des terroirs.

Une réforme pour 2021
"L’éducation prioritaire est une politique essentielle qui doit être maintenue et renforcée". Le 5 novembre , Jean-Michel Blanquer parle avec prudence. "C’est un rapport. Je n’endosse pas les mesures proposées même si ce travail va nous inspirer". Il annonce quand même de premières mesures dès la rentrée 2020 et une réforme pour 2021. Le rapport Mathiot Azéma vient après tant de rapports qui remettent en question l’existence de l’éducation prioritaire que l’on a peine à croire que le ministre renonce à appliquer ses préconisations.

Pourtant l’éducation prioritaire est de loin le plus important dispositif déployé par l’Education nationale. Réformée en 2014, l’éducation prioritaire concerne 1.7 million d’élèves et près de 110 00 enseignants. 365 collèges et 2466 écoles sont labellisés Rep+ et 732 collèges et 4237 écoles sont "Rep". Le cout total de la politique d’éducation prioritaire a été évalué par la Cour des Comptes à 1.4 milliard, dont 1.1 milliard en sur encadrement des élèves et 200 millions de primes.

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Ces directeurs d’école se seraient bien passés des injonctions sur le voile
Mercredi 06 novembre 2019 - Huffington Post

Quand Jean-Michel Blanquer appelle "à ne pas encourager le port du voile", les directeurs d’école désespèrent que les problèmes de pauvreté et de conditions de travail passent à la trappe.

“Blanquer est comme un élève qui répondrait à une question qu’on ne le lui a pas posée...” On devine dans l’effort d’élan joyeux de la voix de ce directeur d’école de Seine-Saint-Denis, un fond sonore d’amertume. Après le suicide d’une de leurs collègues mi-septembre, les directeurs d’école ne sont plus seulement en émoi. Ils expriment désormais une colère sourde que les propos de Jean-Michel Blanquer sur le voile et la polarisation du débat sur la laïcité ne font qu’exacerber.

Ce mercredi 6 novembre, pendant que le Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) est convoqué au ministère de l’Éducation nationale, les directeurs d’école ont décidé de se rassembler sous les fenêtres des Ressources humaines rue Regnault. Pour que le suicide de Christine Renon ne tombe pas dans l’oubli et pour enrayer les propos de leur ministre, à visée électoraliste, d’après eux.

Depuis plusieurs semaines en effet, la libération de la parole autour de leurs conditions de travail après le tragique destin de leur collègue de Pantin avait vite été éclipsée par le serpent de mer des mères voilées en sorties scolaires. Un voile islamique qui “n’est pas souhaitable”, avait déclaré le ministre sur BFM TV, le 13 octobre. Il appelait ainsi les responsables scolaires, soit les directeurs d’école, à ne pas “l’encourager”.

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Lettre d’un fils de profs à la République
Jeudi 31 octobre 2019 - Libération - Noé Gauchard, étudiant

Voilà plus d’un mois que Christine Renon, directrice d’école à Pantin, s’est donné la mort. Pourtant, le débat public esquive encore la question des conditions de travail des enseignants et d’accueil des enfants.

Tribune. « On ne jette surtout pas les pots de yaourt, ça pourra toujours servir pour un atelier bricolage. » Toutes les familles d’institutrices et d’instituteurs savent à quoi je fais référence. A ce dévouement sans faille pour une profession, qui s’infiltre dans tous les recoins de la vie privée. Auquel on a fini par s’habituer, parce qu’au fond, ça ne fait pas de mal. Mais aujourd’hui, le fils de profs que je suis a envie de dire stop. A envie que les choses changent. Parce que cette déformation professionnelle, détail par détail, finit par tuer. Au sens propre.

« Voilà maintenant plus d’un mois que Christine Renon, directrice d’école maternelle à Pantin (Seine-Saint-Denis), s’est volontairement donné la mort, épuisée par une fonction devenue intenable. La lettre qu’elle a adressée à ses collègues et à l’inspection d’académie avant le geste fatal est glaçante. Glaçante de tristesse, de sentiment d’impuissance, mais surtout glaçante de vérité. Pleine de ces actions du quotidien dont beaucoup d’instituteurs et institutrices peuvent témoigner, tant elles ont fini par faire partie de la profession au même titre que les compétences officiellement demandées à un·e professeur·e des écoles. Si bien qu’ils et elles en auraient presque oublié que cela n’est pas normal.

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Philippe Meirieu : Lettre à un jeune professeur
Lundi 14 octobre 2019 - Le Café Pédagogique - François Jarraud

"On assiste à une véritable changement identitaire : un changement qui concerne la conception même du métier de professeur... Cher collègue, je crois qu’il est absolument essentiel que vous assumiez, dans ce moment particulier, une fonction de résistance". C’est à nouveau à résister que Philippe Meirieu appelle dans cette nouvelle "Lettre à un jeune professeur" (ESF Sciences humaines). Résister contre quoi ? Contre la prolétarisation du métier soumis de plus en plus à des injonctions et des contrôles. Contre la toute puissance des neuroscientifiques qui veulent dicter la pédagogie comme si la salle de classe était un laboratoire. Mais surtout Philippe Meirieu appelle à "résister pour". Pour la part profonde d’humanité qui est dans la transmission du savoir, pour ce pari sur l’avenir que font existentiellement les enseignants. Et pour cela, Philippe Meirieu aborde des questions de métier : discipline et disciplines, rapport aux élèves et aux savoirs, efficacité, relations avec l’institution. Alors que règne une ambiance particulièrement morose en ce moment dans les écoles et établissements, ce petit livre est surtout un acte d’espoir. Mais laissons Philippe Meirieu s’en expliquer...
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Catherine Da Silva, directrice d’école : «  On ne nous permet pas de faire notre métier  »
Politis - Entretien avec Victor Le Boisselier - 9 octobre 2019

Après le suicide de Christine Renon à Pantin, Catherine Da Silva, directrice d’une école primaire en Seine-Saint-Denis, témoigne de la souffrance d’une profession en perte de sens.

« Ça fait deux ans que je me dis  : mais à quoi bon  ?  » Sous sa frange brune, ses traits tirés témoignent de l’usure du métier. Catherine Da Silva le reconnaît elle-même  : «  Je suis épuisée.  » Depuis cinq ans, elle est en poste à l’école Taos-Amrouche, à Saint-Denis. Ses mots font tristement écho à ceux laissés par Christine Renon. Cette directrice d’école primaire à Pantin, en Seine-Saint-Denis, s’est donné la mort dans son établissement le 21 septembre. Jeudi 3 octobre, directeurs d’école, enseignants et professeurs étaient réunis à Bobigny pour lui rendre hommage. «  On se demande  : est-ce que, moi, j’aurais pu faire ça  ?  » lâche Catherine Da Silva. Mais après l’émoi vient la colère. «  Blanquer nous a déshumanisés. Il nous a pris notre métier.  »

Depuis l’entrée de Catherine Da Silva dans l’Éducation nationale, près de vingt ans se sont écoulés. Deux décennies qu’elle pourrait raconter sans s’arrêter, sur un débit soutenu. La charge mentale d’un métier en perte de sens, les services publics qui foutent le camp dans son département… Issue de l’immigration, elle grandit à Saint-Denis et y devient enseignante.
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Marie-Hélène Plard : « Après le suicide de Christine, on ressent le mépris de l’institution scolaire »
Regard.fr - Entretien par Pierre Jacquemain | 30 septembre 2019

Le 21 septembre dernier, Christine Renon, directrice d’école depuis plus de 30, se donnait la mort dans son école de Pantin. Dans une lettre où elle se dit épuisée, elle dénonce les dégradations des conditions de travail et accuse l’Education nationale. Marie-Hélène Plard, directrice d’école et secrétaire départementale du SNUipp-FSU de la Seine-Saint-Denis, est l’invitée de #LaMidinale.





La détresse reste vive à l’école maternelle Mehul de Pantin une semaine après le suicide de sa directrice
France Inter - Grand Angle - mardi 1 octobre 2019 par Mathilde Dehimi





Silence, on meurt
Jeudi 26 septembre 2019 - Médiapart - Laurence de Cock

« Elle était solaire, c’est ce qu’un ami qui la connaissait m’a dit ». Ce soir, dans la cour de l’école Méhul, là où Christine Renon s’est suicidée ce week-end, on se chuchote entre nous ce que l’on sait d’elle. Personnellement je ne savais rien du tout. Mais « solaire » on ne peut pas l’inventer. Et alors la question qui vrille l’estomac plus encore que le dégout est assez évidente : Qu’est-ce qui est suffisamment puissant et froid pour parvenir à éteindre le soleil ?

Ce ne sont certainement pas les quelques centaines de parents et d’enfants aux yeux rougis qui se tenaient là , aux visages "qui ne réalisent pas", encore hébétés par la nouvelle ; pas non plus les dignes collègues, enseignantes, enseignants, s’excusant platement d’avoir dû improviser cet hommage dans l’urgence. Celles et ceux-là, on le sent, on les connaît, ont toujours soufflé sur les braises du désir de bien faire, forcément. Ils ont fait tenir au contraire.

Qui donc alors ?

La réponse tient dans la si digne lettre envoyée préalablement à ses collègues ; la lettre d’une « directrice épuisée ». C’est ainsi qu’elle la signe, et surtout qu’elle signale.

La réponse tient en une phrase : « Je remercie l’institution de ne pas salir mon nom ».

J’ai cheminé toute la journée avec ces mots. Ce sont eux qui m’ont poussée à aller rendre hommage à une femme dont je n’avais jamais entendu parler. Parce que nous partageons cette curieuse chose : une commune institution.

Le soleil aurait donc suffoqué sous les coups des salisseurs. Quelle pire souillure en effet que ces fins de non-recevoir aux requêtes, que ces réponses à peine polies renforçant le sentiment d’ invisibilité de celles et ceux qui, malgré tout, les attendent, car elles leur sont vitales ; que cette imperméabilité à l’humain de notre institution ?

Devant cette école ce soir, on sent bien que notre colère latente est nourrie par une angoisse immense : qui sera le/la prochain.e ? Devant moi un jeune homme couvre ses oreilles pour ne pas entendre la lecture finale de la lettre. Il suffoque sous les sanglots au point de préférer s’accroupir. Á moins qu’il ne soit tombé. Ce sera peut-être lui, ou toi, ou moi.

Car il est certain que ceux qui ont le pouvoir de salir et d’éteindre le soleil ne s’arrêteront pas en chemin. Ils sévissent bien au-delà des écoles et attaquent tout ce qui subsiste encore d’esprit public. Ringardiser les métiers non soumis à la quête de rentabilité est leur sport favori.

Et dans le geste désespéré d’une femme qui est à la fois elle-même, seule et nous tou.te.s en même temps , réside cette certitude que personne n’est épargné par ce fatal basculement. Se tuer sur son lieu de travail, jeter sa mort à la face de l’institution, ce n’est pas rien. Ce n’est certainement pas comme commencent à le distiller certains médias le produit de « fortes lésions personnelles et sentimentales » (la palme revient à 20minutes.fr). C’est « le choix du lieu de ma fin de vie » comme l’écrit encore Christine Renon. Et donc à défaut d’autre choix comme le travail juste, et parce que l’institution l’en prive, il reste le choix « du lieu de ma fin de vie ».

Je comprends que l’on puisse se boucher les oreilles à la lecture de ces mots crus, mais on ne va pas pouvoir longtemps continuer à fermer les yeux.

Aussi, en guise de premier et dernier toast, pour toi, directrice solaire et épuisée, je re-jette tes maux à la mer et prie l’institution d’immortaliser ton nom.



Pantin : Christine Renon, "directrice épuisée "
Jeudi 26 septembre 2019 - Le Café Pédagogique - François Jarraud

" Je suis tellement fatiguée". C’est le leitmotiv de la lettre laissée par Christine Renon, directrice de l’école maternelle Méhul de Pantin(93) le 21 septembre, peu de temps avant son suicide. Ses mots interpellent l’institution éducation scolaire qui laisse les directeurs "seuls" face à un travail épuisant et parfois inutile. De l’institution scolaire elle n’espère qu’une chose c’est qu’elle ne salisse pas son nom. Le Snuipp 93 et Sud 93 réagissent.

Mme Renon souligne des injonctions inutiles : "franchement prendre les enfants sur le temps méridien cela peut les faire progresser ?", demande t-elle au sujet des APC. " En quoi les rythmes de l’enfant à Pantin sont-ils raisonnables ?". "Je n’ai pas confiance au soutien et à la protection que devrait nous apporter notre institution. D’ailleurs il n’y a aucun maillon de prévu, les inspecteurs de circonscription ont probablement encore plus de travail que les directeurs. Et la cellule de crise, quelle blague. L’idée est de ne pas faire de vague et de sacrifier les naufragés dans la tempête". Toute la lettre souligne la solitude du travail du directeur face aux problèmes nombreux et quotidiens comme les nominations d’enseignants à la rentrée ou les crises qui surviennent à l’école.

"Le travail des directeurs est épuisant.... Les directeurs sont seuls", dit-elle. " Je suis tellement fatiguée". Mme Renon s’est donné la mort en remerciant les parents, ses collègues, " les enfants qui ont fréquenté et qui fréquentent l’école", les animateurs de la ville.

"La solitude de la mission de direction d’école dans les tâches quotidiennes administratives et organisationnelles qui s’accumulent devient, au fil des années insupportable", déclare le Snuipp 93. "Le manque de formation et d’accompagnement pour les directrices et les directeurs d’école lors de la gestion de situations de crise renforce le sentiment de solitude face à des décisions impactant familles, élèves et collègues. Les directives ministérielles, rectorales et académiques se superposent, sans jamais faire le lien avec les professionnels de terrain pour les mettre en cohérence, en vérifier la faisabilité … Cette marche forcée de réformes rejetées par la profession, via les instances paritaires ministérielles comme académiques ou départementales, contraint de nombreux collègues à mettre en œuvre sous la pression hiérarchique des mesures qui heurtent leur professionnalité, voire qui bafouent leurs valeurs humaines et professionnelles".

Le syndicat dépose une alerte sociale. " Cette alerte doit ouvrir des discussions pour que la mort tragique de notre collègue et camarade ne soit pas vaine". Le Snuipp 93 et Sud 93 saisissent le CHSCT. " Nous demandons au Ministre que cesse la mise en place d’organisations du travail pathogènes. Malgré de nombreux suicides dans l’Education Nationale, le ministère n’a pris aucune décision pour mettre fin à ces situations", déclare Sud 93.

"Le travail des directeurs est épuisant.... Les directeurs sont seuls", dit-elle. " Je suis tellement fatiguée". Mme Renon s’est donné la mort en remerciant les parents, ses collègues, " les enfants qui ont fréquenté et qui fréquentent l’école", les animateurs de la ville.



Fantasmes sur l’école maternelle de banlieue
Dimanche 1er septembre 2019 - Médiapart - Paul Devin

Les récents propos de Jean-Michel Blanquer revendiquant la pertinence de l’obligation scolaire à trois ans pour lutter contre la déscolarisation des petites filles dans les milieux fondamentalistes musulmans témoignent une fois encore des fantasmes entretenus sur l’école de la banlieue.
Cette prétendue motivation ne se fonde sur aucune donnée objective. Il n’y a pas de phénomène de non-scolarisation des filles en maternelle y compris dans les quartiers populaires. L’attribution de cette non-scolarisation à des facteurs religieux est donc une pure supputation qui témoigne davantage des représentations du ministre que des réalités du territoire. Lorsque les scolarisations à deux ans étaient plus développées qu’aujourd’hui, le même constat pouvait être fait : les petites filles vont à l’école autant que leurs frères ! Sans doute pourra-t-on trouver des situations de refus de scolarisation mais peut-on décrire la vie ordinaire de la banlieue au seul travers de quelques situations extrêmes sans faire surgir des représentations fantasmées qui accuseraient des familles de mettre en doute les valeurs de notre société alors qu’elles n’ont pour souhait que celui de la réussite scolaire des leurs enfants.

Il en est de même d’autres arguments qui ont été successivement avancés pour justifier la scolarité obligatoire à trois ans.

Il y eut l’argument qui expliquait qu’il fallait inciter à la scolarisation dans les quartiers populaires car des enfants, garçons et filles confondus cette fois-ci, échappaient à la maternelle. La réalité statistique est toute autre : les familles populaires mettent leurs enfants à la maternelle et le faisaient dès deux ans quand on leur offrait la possibilité de le faire ! Et les seules zones où on constate une moindre scolarisation, c’est à Mayotte et en Guyane où faute de places, les familles populaires doivent se contenter d’une inscription sur une liste d’attente.

Il y eut l’argument de l’assiduité peu respectée par les familles populaires nous disait-on. Cette fois-ci pas de statistiques officielles mais les témoignages des enseignants de la banlieue. Le seul manque d’assiduité véritablement notable provient qu’une question économique : le prix des billets d’avion lors du retour estival dans le pays d’origine qui incite les familles à partir avant la sortie scolaire et à revenir après. Raison qui conduit aussi des familles bourgeoises à manquer aux obligations d’assiduité pour bénéficier de vacances moins chères !

Jusqu’où ira donc cette recherche d’arguments pour la scolarité obligatoire à 3 ans ? Car la réalité est que cette mesure n’aura pas d’impact sur la scolarisation puisque la quasi-totalité des élèves est déjà scolarisée en maternelle. Et dans les seuls territoires où ce n’est pas le cas, faute de places, l’État n’a pas décidé d’investir suffisamment pour changer cette situation.
Pour le reste le seul véritable effet de cette réforme sera le subventionnement des écoles privées et donc le développement des inégalités que leur développement entraîne. A la différence des précédentes réformes de la scolarité obligatoire, celle-ci consacrera donc une plus grande inégalité en favorisant les choix scolaires des milieux favorisés …
Vouloir la justifier par de prétendus dangers causés par les familles populaires de banlieue confine au cynisme !








 

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