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2 juillet 2019

Rendez-vous non salarial dans la Fonction publique : inacceptable pour la FSU !

Pas d’augmentation, pas de dégel du point d’indice, pas de mesures générales, pas d’abrogation du jour de carence… Le gouvernement refuse une nouvelle fois d’augmenter les salaires des agent-es de la Fonction publique ! Pas de dégel de la valeur du point d’indice, pas de mesures générales, pas d’abrogation du jour de carence… Quand aux non-titulaires, ils devront également attendre…

Le gouvernement officialise par la même une perte conséquente du pouvoir d’achat pour l’ensemble des agent-es publics.

C’est une nouvelle forme de mépris du travail et de l’engagement des plus de 5 millions d’agent-es, dont 40 % sont en catégorie C avec des rémunérations proches du SMIC, alors même qu’ils font vivre tous les jours les services publics et la Fonction publique partout sur le territoire et souvent dans des conditions difficiles.
Au-delà du nécessaire dégel de la valeur du point d’indice, la FSU avait fait, dans un courrier daté du 11 juin dernier, des propositions notamment en ce qui concerne l’évolution des échelles de rémunération.

Mais le gouvernement n’a rien retenu des propositions faites par les organisations syndicales.

Seule la mise en œuvre des dernières mesures du protocole PPCR, signé par la FSU en 2015, permet une amélioration du déroulement des carrières. Mais ce ne sont pas des mesures nouvelles, de plus le gouvernement les avait retardées d’un an.
Cette situation est inacceptable pour la FSU.

Elle est injuste pour les agent-es. Elle ne participe pas non plus à rendre plus attractive la Fonction publique ni à une meilleure reconnaissance de celle-ci par les usager-es.

Le gouvernement doit impérativement revoir sa politique salariale et s’engager dans la poursuite de la revalorisation des carrières et des rémunérations. L’inverse de sa politique actuelle !

C’est d’autant plus urgent que la future réforme des retraites, de l’aveu même du gouvernement, serait défavorable aux fonctionnaires en raison d’une telle politique salariale.

C’est pourquoi, la FSU continuera de défendre le pouvoir d’achat des agent-es publics afin d’obtenir une réelle reconnaissance de leur travail et de leur engagement au service de l’intérêt général.


Salaires enseignants toujours en berne


S’il y a bien une donnée qui ne devrait pas échapper à l’Observatoire des rémunérations enseignantes du ministre c’est bien celle-ci. c’est en bas du tableau que l’on retrouve toujours les niveaux de rémunérations des enseignant-es français selon le Regard sur l’éducation 2018, publié par l’OCDE.
Ainsi, après 15 ans d’exercice, en 2017, avec 2 637 € brut mensuel, le salaire des PE se situait 33 % en dessous de la moyenne de leurs homologues des onze pays comparables.



Les salaires ne connaissent pas le réchauffement
Le dégel n’aura duré qu’un an. En janvier 2017 le point d’indice a connu une augmentation de 1,2%, après un blocage de six années. Mais en 2018 le gouvernement a de nouveau décidé le gel de la référence indiciaire des agents de la fonction publique et il est fort à craindre que l’annonce de la poursuite du blocage soit à l’ordre du jour du rendez vous salarial du 2 juillet prochain.
Depuis 1998, le coût de la vie a augmenté deux fois plus vite que les salaires des enseignant-es de l’école primaire et les cotisations retraite ont connu une augmentation régulière chaque mois de janvier depuis 2010. Aussi, c’est aujourd’hui à plus de 15% qu’est estimée la perte de pouvoir d’achat des PE dans un contexte où l’Insee a constaté une inflation de 2% pour l’année 2018 et l’estime à 1,2% pour l’an prochain.

Rémunérations inférieures aux cadres de la Fonction publique
Pourtant classés en catégorie A, les enseignant-es perçoivent des rémunérations très inférieures à celles des cadres de la Fonction publique et du secteur privé. En raison d’indemnités qui constituent plus de 30% de leur rémunération, certains agents classés en catégorie B ont une rémunération moyenne supérieure à celle des PE. En comparaison les primes et indemnités des enseignant-es du 1er degré constituent 7% de leur traitement. Cette question risque de les pénaliser lourdement dans l’hypothèse de la mise en place d’un régime de retraite par points prenant en compte salaires, primes et indemnités.

Écarts avec le second degré.
Depuis 1990, les PE sont recrutés au même niveau que celui des professeurs certifiés. Ce même niveau de recrutement affichait l’ambition d’une égale reconnaissance du métier enseignant. Mais la différence de rémunération avec les enseignant-es du second degré existe toujours : elle s’explique par un régime indemnitaire plus important dans le second degré, par l’ajout d’heures supplémentaires (quasi-inexistantes dans le 1er degré) et par un accès à la hors classe plus favorable. Le passage de l’ISAE de 400 à 1 200€ en 2016 et un taux d’accès à la hors classe qui a triplé depuis 2012 pour les PE ont permis de réduire cet écart mais pas de le combler.

Ces chiffres sont connus de tous, le SNUipp-FSU n’a de cesse de les rappeler mais il nous faudrait un « observatoire » pour s’en assurer semble considérer le ministre. Peut-être faut-il lui appeler qu’il n’est pas besoin d’ajuster des jumelles. Ces chiffres le syndicat ne les invente pas, ils sont publiés chaque année et disponibles par une simple requête sur un moteur de recherche.
Alors l’augmentation c’est pour quand ?


 

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