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12 mai 2018

Cheminots :
pourquoi nous les soutenons !


La FSU exprime sa solidarité aux agents de la SNCF en lutte.
Caisses de soutien : 4 possibilités

Dans un communiqué daté du 3 avril, la FSU dénonce « la contre-réforme que compte mener le gouvernement pour l’avenir de la SNCF [qui] ne répond à aucun impératif réglementaire ou financier ni à aucune nécessité de service public. »
Elle déplore qu’ « alors que notre pays a besoin de voir se développer et se moderniser son service public ferroviaire, le gouvernement organise son démantèlement. »
Par ailleurs, pour la fédération, « le statut des cheminots et celui de la SNCF (entreprise publique) permettent de ne pas soumettre la sécurité des voyageurs aux seules injonctions du profit économique. » Elle tient enfin « à témoigner de sa solidarité pour les agents de la SNCF en lutte », et « considère que l’avenir des transports ferroviaires devrait faire l’objet d’un grand débat public. »

Caisses de soutien
Plusieurs caisses de soutien sont ouvertes, qui permettent à toutes et tous de manifester leur solidarité aux grévistes en espèces « sonnantes et trébuchantes ».

- Celle d’un collectif de personnalités de la société civile
- Celle de la CGT
- Celle de SUD-Rail
- Celle de l’Unsa-Ferroviaire



Communiqué
La FSU exprime son soutien aux agent.e.s de la SNCF en grève
mardi 03 avril 2018

Pour la FSU, la contre réforme que compte mener le gouvernement pour l’avenir de la SNCF ne répond à aucun impératif réglementaire ou financier ni à aucune nécessité de service public. Alors que notre pays a besoin de voir se développer et se moderniser son service public ferroviaire, le gouvernement organise son démantèlement.

Contrairement à ce que propage le gouvernement, les cheminots ne sont pas responsables de la dette de 55 milliards d’euros qui est essentiellement due aux orientations des 30 dernières années au profit du développement exclusif du TGV.

Ce projet de contre réforme ne répond pas non plus aux impératifs d’aménagement du territoire en remettant en cause l’avenir des « petites lignes ». Déjà, depuis plusieurs années, la SNCF a ralenti, parfois stoppé, les investissements nécessaires à l’entretien et aux travaux sur ces lignes.
Le gouvernement présente cette réforme sous couvert de nécessité de modernisation. Les mêmes promesses d’investissements et de développement avaient été faites pour le Fret SNCF ouvert à la concurrence il y a plus de 10 ans. Or, aujourd’hui le constat est que le transport Fret a été fortement réduit, reléguant aux oubliettes l’amélioration du trafic routier et la réduction de l’empreinte écologique.

Au même titre que les fonctionnaires possèdent un statut qui permet l’égalité de traitement et d’accès au service public par tout-es les citoyen.ne.s, le statut des cheminots et celui de la SNCF (entreprise publique) permettent de ne pas soumettre la sécurité des voyageurs aux seules injonctions du profit économique.

Pour toutes ces raisons la FSU tient à témoigner de sa solidarité pour les agent.e.s de la SNCF en lutte. Elle considère que l’avenir des transports ferroviaires devrait faire l’objet d’un grand débat public.

Les Lilas le 3 avril 2018

Tribune de Bernard Thibault, ex secrétaire général de la CGT, dans le Monde




Cheminots, petite bande-dessinée qui explique bien des choses...



Solidarité avec les cheminots grévistes

Une trentaine d’écrivains, de réalisateurs ou encore d’universitaires, parmi lesquels Laurent Binet, Annie Ernaux ou Robert Guédiguian, ont lancé vendredi sur internet une "cagnotte" pour aider financièrement les cheminots en grève. "Nous avons de la sympathie pour les cheminots grévistes. Ils défendent un de nos biens communs, une entreprise de service public que le gouvernement cherche à transformer en ’société anonyme’", écrivent-ils sur un blog de Mediapart.

Alors que la ministre des Transports, Elisabeth Borne, "n’a pas ouvert de négociations" et que "le pouvoir engage un bras de fer" avec les cheminots, les signataires rappellent que "les journées de grève coûtent et que, pour le succès de leurs revendications, il importe que le mouvement puisse durer".

Les précédents de 1968 et 1995
"Nous nous souvenons des grèves de 1995 et 1968 durant lesquelles les cheminots avaient arrêté le travail. La solidarité entre voisins et collègues mit en échec le calcul gouvernemental de dresser les usagers contre la grève", ont-ils encore écrit.

Le texte est signé notamment par les écrivains Laurent Binet, Patrick Raynal, Didier Daeninckx, Gérard Mordillat, Annie Ernaux, les philosophes Bernard Stiegler, Toni Negri, Étienne Balibar, l’universitaire Philippe Corcuff et les réalisateurs Robert Guédiguian et Christophe Honoré.

Participez à la cagnotte en cliquant ici.


SNCF : Ce projet de loi « sans légitimité démocratique » est « un danger mortel pour la cohésion territoriale ».

LE MONDE | 21.03.2018 à 14h00 | Par Collectif

Tribune. Lors de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron en avait fait un argument majeur : contrairement à ses prédécesseurs, il annoncerait les mesures qu’il appliquerait une fois élu. Les Français sauraient donc à quoi s’attendre. Or voici qu’il met en chantier une réforme, ou plutôt une contre-réforme, majeure qui n’a jamais été soumise au vote de nos concitoyens. Elle engage la privatisation de la SNCF et la fin du statut des cheminots.

Ce projet n’a donc aucune légitimité démocratique, d’autant moins que le gouvernement veut le faire adopter par ordonnances, réduisant ainsi les droits du Parlement à portion congrue. Ce dépérissement du service public du rail, déjà par ailleurs bien entamé, couplé à l’ouverture totale à la concurrence, est un danger mortel pour une cohésion territoriale déjà fragilisée.
Elle se traduira par la fermeture des lignes non rentables, notamment les petites lignes de desserte locale, une augmentation des tarifs, un entretien du réseau encore plus défectueux, car les entreprises privées, poussées par la recherche d’une rentabilité financière toujours plus grande, ont toujours tendance à rogner sur la sécurité. L’exemple du Royaume-Uni est emblématique : à la suite de la privatisation, les incidents et les retards se sont multipliés, les tarifs ont fortement augmenté, et l’Etat britannique a été obligé de verser chaque année 4,6 milliards d’euros de subventions aux compagnies privées qui n’ont pas assez investi. Les enquêtes d’opinion montrent qu’une très large majorité de la population est favorable à une renationalisation. > De plus, alors qu’il serait nécessaire de développer le transport ferroviaire dans la perspective de la transition écologique, rien n’est prévu pour un rééquilibre de la route vers le rail. Pire, une privatisation de la SNCF, qui verrait la rentabilité financière devenir le critère absolu, serait un obstacle de taille à un tel processus.

Des économies induites dérisoires

L’ampleur de la dette est évoquée régulièrement pour justifier ce projet. Mais, au-delà du fait que l’essentiel de cette dette est le produit du financement de grandes infrastructures qui auraient dû être prises en charge par l’Etat, quel rapport y a-t-il avec le projet qui nous est présenté ? La dette ne va pas disparaître comme par enchantement avec le changement de statut de la SNCF. Les économies induites par la fin du statut des cheminots – de 100 à 150 millions d’euros à l’horizon de dix ans – sont dérisoires par rapport à son montant.
En s’en prenant aux cheminots, Macron espère casser tout esprit de résistance face à sa volonté de restructurer en profondeur la société française pour y appliquer les recettes néolibérales

Le personnel de la SNCF est aujourd’hui montré du doigt, traité de privilégié, alors même que la grille salariale commence à 1 219 euros brut et que les conditions de départ à la retraite ont été notablement durcies ces dernières années. Or le statut des cheminots permet un recrutement aussi rigoureux que possible, le contrôle des agents, l’encadrement de la durée et de la pénibilité de leur travail – ce qui est décisif du point de vue de la sécurité des usagers. Après la loi travail qui a considérablement affaibli les droits des salariés du secteur privé, c’est maintenant au tour des salariés à statut d’être dans le viseur du gouvernement.

Ce dont il est question est la nature même de la société dans laquelle nous voulons vivre. Voulons-nous une société où les droits sociaux seraient réduits à néant, où les services publics auraient disparu, où l’inégalité de traitement des territoires serait la règle ? Ou voulons-nous une société plus juste, plus solidaire, plus égalitaire ? C’est pour cela que l’avenir de la SNCF nous concerne toutes et tous, et que nous nous engageons à soutenir le combat des cheminots.

Cette tribune, à l’initiative d’Attac et de la Fondation Copernic, a été signée par plus de cent soixante intellectuels, chercheurs en sciences humaines et membres de groupes de réflexion.

Liste des signataires :
Louis Adam, commissaire aux comptes ; Christophe Aguiton, chercheur en sciences sociales ; Daniel Bachet, sociologue ; Etienne Balibar, philosophe ; Ludivine Bantigny, historienne ; Louis-Marie Barnier, sociologue ; Lorenzo Barrault-Stella, sociologue ; Stéphane Beaud, sociologue (université de Poitiers) ; Nicolas Béniès, économiste ; Gisèle Berkman, essayiste (Collège international de philosophie) ; Eric Berr, économiste (université de Bordeaux) ; Jacques Bidet, philosophe ; Philippe Blanchet, professeur (université Rennes-II) ; Catherine Bloch-London, sociologue ; Stéphane Bonnéry, sciences de l’éducation (université Paris-VIII) ; Samuel Bouron, sociologue ; Philippe Boursier, professeur de sciences économiques et sociales ; Michel Cabannes, économiste ; Louison Cahen-Fourot, économiste ; Claude Calame, anthropologue (EHESS) ; Bernard Cassen, président d’honneur d’Attac ; Patrick Chamoiseau, écrivain ; Léo Charles, économiste (université Rennes-II) ; Christophe Charles, historien, professeur Paris-I ; Séverine Chauvel, sociologue ; François Chesnais, économiste ; Françoise Clément, économiste ; Patrick Cohen-Seat, président honoraire d’Espace Marx ; Jean-Baptiste Comby, sociologue ; Bernard Convert, directeur de recherche CNRS émérite ; Philippe Corcuff, sciences politiques (IEP Lyon) ; Laurent Cordonnier, économiste (université de Lille) ; Jacques Cossart, économiste ; Patrick Coulon, journaliste ; Pierre Cours-Saliès, professeur émérite (université Paris-VIII) ; Thomas Coutrot, économiste ; Robert Crémieux, Mouvement national des chômeurs et précaires ; Alexis Cukier, philosophe ; Laurence De Cock, coordinatrice de la Fondation Copernic ; Pierre Dardot, sociologue ; Christian de Montlibert, sociologue ; Renato Di Ruzza, professeur émérite (université d’Aix-Marseille) ; Marnix Dressen, professeur des universités ; Jean-Michel Drevon, Convergence des services publics ; Jean-Numa Ducange, historien ; Victor Duchesne, économiste ; Cédric Durand, économiste ; Eloïse Durand, anthropologue ; Nicole Edelman, historienne (université de Nanterre) ; Anne Eydoux, économiste (CNAM) ; Jean-Michel Faure, professeur émérite (université de Nantes) ; Caroline Fayolle, historienne (université de Montpellier) ; Fabrice Flipo, philosophe ; Anny Fradin, biologiste ; Geneviève Fraisse, philosophe, CNRS ; Maryse Gadreau, économiste (professeure émérite) ; Jean Gadrey, économiste ; Isabelle Garo, enseignante de philosophie ; Franck Gaudichaud, enseignant-chercheur (université Grenoble-Alpes) ; Jacques Généreux, économiste ; Susan George, écrivaine ; François Gèze, éditeur ; Karl Ghazi, coprésident de la Fondation Copernic ; Ariane Ghirardello, économiste ; Jérôme Gleizes, économiste (université Paris-XIII) ; Olivier Grojean, maître de conférences, science politique (Paris-I - Panthéon-Sorbonne) ; Janette Habel, coprésidente de la Fondation Copernic ; Jean-Marie Harribey, économiste ; Rima Hawi, économiste ; Ingrid Hayes, historienne (université de Nanterre) ; Michel Husson, économiste ; Anne Isla, économiste ; Florence Jany-Catrice, économiste (université de Lille) ; Fanny Jedlicki, enseignante-chercheuse (université du Havre) ; Esther Jeffers, économiste ; Anne Jollet, historienne (université de Poitiers) ; Marie Jonathan, économiste ; Florence Joshua, maîtresse de conférences (université Paris-Nanterre) ; Razmig Keucheyan, philosophe ; Pierre Khalfa, économiste ; Michel Koebel, professeur (université de Strasbourg) ; Isabelle Krzywkowski, universitaire ; Bernard Lacroix, professeur émérite de science politique (université de Nanterre) ; Dany Lang, enseignant-chercheur en économie (Paris-XIII) ; Bernard Langlois, journaliste ; Mathilde Larrère, historienne ; Catherine Laurent, chercheuse ; Christian Laval, sociologue ; Marc Lavoie, économiste ; Frédéric Lebaron, sociologue ; Olivier Le Cour Grandmaison, universitaire ; Patrick Le Moal, ancien inspecteur du travail ; Remy Lefebre, sociologue ; Claire Lemercier, directrice de recherche au CNRS ; Nadine Levratto, économiste ; Danièle Linhart, sociologue du travail ; Alain Lipietz, économiste ; Michael Löwy, sociologue au CNRS retraité ; Corinne Luxembourg, géographe ; Henri Maler, maître de conférences retraité ; Jean Malifaud, universitaire ; Marc Mangenot, économiste ; Sophia Mappa, psychanalyste ; Jonathan Marie, économiste (université Paris-XIII) ; Philippe Marlière, politiste ; Pascal Martin, sociologue ; Christiane Marty, ingénieure-chercheuse ; Olivier Masclet, enseignant-chercheur (université Paris-Descartes) ; Michel Maso, directeur de la Fondation Gabriel Péri ; Gustave Massiah, économiste ; Gérard Mauger, sociologue ; Guillaume Mazeau, historien (université Paris-I) ; Dominique Méda, sociologue ; Daniel Mermet, journaliste ; Olivier Michel, universitaire ; Julian Mischi, sociologue ; Robi Morder, juriste ; Olivier Neveux, enseignant-chercheur ; Farid Ounissi, juriste en droit social ; Florence Palpacuer, économiste, professeure (université de Montpellier) ; Guillaume Pastureau, économiste ; Willy Pelletier, coordinateur de la Fondation Copernic ; Claude Pennetier, codirecteur du Maitron, chercheur au CNRS ; Irène Pereira, sociologue ; Rozenn Perrot, économiste ; Monique Pinçon-Charlot, ancienne directrice de recherche au CNRS ; Michel Pinçon, ancien directeur de recherche au CNRS ; Louis Pinto, sociologue ; Dominique Plihon, porte-parole d’Attac ; Claude Poliak, sociologue ; Nicolas Postel, économiste ; Raphaël Pradeau, porte-parole d’Attac ; Romain Pudal, sociologue (CNRS) ; Emmanuel Renault, professeur de philosophie (université Paris-Nanterre) ; Emmanuelle Reungoat, MCF en science politique ; Judith Revel, professeure de philosophie (université Paris-Nanterre) ; Jacques Rigaudiat, économiste ; Ellen Riot, économiste (université de Reims) ; Daniel Rome, économiste ; Gilles Rotillon, économiste (université Paris-Ouest) ; Catherine Samary, économiste ; Véronique Sandoval, économiste ; Benoit Schneckenburger, philosophe ; Pascal Seppecher, chercheur ; Claude Serfati, économiste ; Patrick Silberstein, éditeur aux éditions Syllepse ; Rachel Silvera, économiste (université Paris-Nanterre) ; Richard Sobel, économiste ; Henri Sterdyniak, économiste ; Philippe Sultan, ancien élève de l’ENA ; Yamina Tadjeddine Fourneyron, économiste (université de Lorraine) ; Bruno Theret, économiste (CNRS) ; Julien Théry, historien ; Laurent Thévenot, sociologue (EHESS) ; Michel Thomas, professeur émérite ; Rémy Toulouse, éditeur ; Josette Trat, sociologue ; Stéphanie Treillet, économiste ; Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac ; Christophe Ventura, animateur de Mémoire des luttes ; Daniel Vergnaud, Observatoire des mouvements de la société ; Louis Weber, éditeur.

 

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