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22 janvier 2018

La mobilisation paie :
682 postes pour le 1er degré dans l’académie de Créteil !


Le 14 décembre, les enseignants de Seine-Saint-Denis ont fait grève, et 600 d’entre eux se sont retrouvés dans les rues de Paris pour porter les revendications de notre département jusqu’au ministère (voir photos et articles de presse ci-dessous).

Le mercredi 20 décembre, le CTM (comité technique ministériel) s’est tenu, et dans un contexte très difficile au niveau national, nous avons obtenu 682 postes pour le 1er degré dans l’académie de Créteil, pour la rentrée 2018 !!

Lire :
- Trop peu de postes à répartir

C’est au CTA du 16 janvier prochain que nous connaîtrons la répartition entre les 3 départements 77, 93 et 94. Quoi qu’il en soit, et même si nous demandions la création de 990 postes, la dotation académique de 682 postes est une belle victoire dans ce contexte national de très faible création de postes ! La lutte paie, n’hésitons pas à le faire savoir à tou-tes nos collègues qui hésitent parfois à se mobiliser, tant la situation globale de l’école et de la société toute entière est parfois décourageante.

TOU-TES ENSEMBLE, nous ferons de 2018 une très belle année ! En attendant, le SNUipp-FSU 93 souhaite à tou-tes les enseignants des écoles de Seine-Saint-Denis de très bonnes fêtes de fin d’année, et de très bonnes vacances bien méritées !



La Seine-Saint-Denis mobilisée !
Photos et articles de presse



Toutes les photos de la manifestation ici.


LE MONDE | 14.12.2017

Ecoles en Seine-Saint-Denis : « Si l’effort est interrompu, la situation risque de se dégrader très rapidement »

Des écoles de l’académie de Créteil étaient en grève jeudi pour réclamer davantage de moyens. Pour Rachel Schneider, du SNUipp-FSU, « la communication se veut rassurante, mais les annonces sur le budget ne le sont pas ».

Propos recueillis par Mattea Battaglia

Plusieurs syndicats d’enseignants de l’académie de Créteil se mobilisaient, jeudi 14 décembre, au niveau départemental ou académique, dans les écoles, collèges et lycées. Un enseignant du primaire sur trois était mobilisé en Seine-Saint-Denis, de source syndicale, quand le rectorat faisait état, à la mi-journée, de 15,8 % de grévistes au primaire, avec 33 écoles ayant dû fermer leurs portes, sur 830.

La Seine-Saint-Denis, département le plus jeune – et le plus pauvre – de France métropolitaine, a bénéficié sous le quinquennat précédent d’un « effort conséquent » en matière de créations de postes et de formation des enseignants contractuels notamment, reconnaît Rachel Schneider, porte-parole locale du syndicat du primaire SNUipp-FSU. Mais cela ne suffit pas. Elle explique pourquoi.

Lire aussi :Les élèves de Saint-Denis subissent « une situation défavorable » selon le Défenseur des droits.

Quelles sont les raisons de l’appel à la grève ?
Rachel Schneider :
Les enseignants réclament un plan de développement du système éducatif en Seine-Saint-Denis, de la maternelle à l’université. C’est vrai que l’on sort, en tout cas pour le premier degré, de trois années de dotations positives. Un effort important a été fait : 1 240 emplois ont été créés en trois ans, bien plus que les 500 postes initialement promis par l’ex-ministre de l’éducation, Najat-Vallaud Belkacem, en 2015. Mais la pression démographique a beau se tasser un peu à l’école primaire, elle se poursuit : on a comptabilisé 900 écoliers de plus à la rentrée 2017, et on devrait être dans ces eaux-là, aussi, en septembre 2018. Si l’effort initié sous la gauche est interrompu, la situation risque de se dégrader très rapidement. Voilà le message que nous voulons adresser à l’actuel ministre [de l’éducation nationale], Jean-Michel Blanquer.

Lire aussi : Education prioritaire : le plan à hauts risques de Najat Vallaud-Belkacem.

Peut-on parler d’un « effort interrompu » quand le ministre de l’éducation dit vouloir mettre l’accent sur l’éducation prioritaire, avec la mise en œuvre des dédoublements au CP, mesure phare du candidat Macron ?
La communication se veut rassurante, mais les annonces sur le budget ne le sont pas. Les postes budgétés pour 2018 couvrent à peine les besoins pour dédoubler les CP des réseaux d’éducation prioritaire renforcés [REP +] en septembre dernier. Comment faire si le gouvernement entend l’an prochain, comme il s’y est engagé, dédoubler tous les CP en éducation prioritaire [REP et plus seulement REP +] ainsi qu’une partie des CE1 ? Et je ne parle même pas des problèmes de locaux dans nos écoles…

Nous accueillons en Seine-Saint-Denis des élèves qui ont un besoin accru de soutien, pour compenser des conditions de vie souvent très difficiles. Nous avons besoin de maîtres spécialistes de la difficulté scolaire, ces fameux Rased mis à mal il y a dix ans sous la droite. Besoin, aussi, de médecins scolaires, d’infirmières, d’assistantes sociales, de psychologues, de « plus de maîtres que de classes »… tous ces personnels qui, avec les enseignants, aident l’enfant à devenir élève. La lutte contre la difficulté scolaire ne peut pas se résumer à une seule mesure.

Est-ce à dire que ces dédoublements et la focalisation sur les premières années de l’élémentaire ne vous convainquent pas ?
Oui et non. Il faudrait baisser raisonnablement les effectifs dans toutes les classes, de la petite section de maternelle au CM2. Vingt élèves au maximum partout en éducation prioritaire, ce serait un bon seuil – on atteint actuellement 25 élèves en moyenne en maternelle, 23 en élémentaire. Pourquoi ne pas donner une enveloppe de moyens aux équipes pédagogiques, et les laisser s’organiser librement ?

Notre alerte ne porte pas que sur les moyens, elle concerne aussi le mode de gouvernance : la rigidité de la mesure, sa mise en œuvre injonctive heurtent les collègues sur le terrain. Une réforme, aussi bonne soit-elle sur le principe, doit s’appuyer sur les enseignants et être construite avec eux pour être efficace. Le nouveau ministre invoque régulièrement la « confiance » ; qu’il nous montre qu’il nous considère comme des professionnels.

Où en est-on du recours aux contractuels, enseignants non titulaires qui viennent « combler les brèches » du système éducatif, comme disent les familles ?
Nous comptabilisons dans nos écoles encore plus de 400 contractuels au primaire, contre environ 600 il y a deux ans. Cela veut dire que le concours supplémentaire [un deuxième concours académique pour devenir professeur des écoles créé en 2015] doit être maintenu. Devant l’Assemblée nationale, le ministre de l’éducation s’est prononcé en ce sens. Mais d’autres solutions doivent être trouvées. Nous sommes favorables à des prérecrutements.

Il n’y a que quand on considère les enseignants comme des professionnels qu’ils peuvent réellement s’inscrire dans une dynamique collective et permettre aux élèves dont ils ont la charge de progresser.


France Inter - Le 7/9h | 14.12.2017





AFP | 14.12.2017

Seine-Saint-Denis : les instituteurs en grève et dans la rue pour réclamer des postes

Bobigny, 14 déc 2017 (AFP) - Plusieurs centaines d’enseignants du primaire en Seine-Saint-Denis ont manifesté jeudi sous les fenêtres du ministère de l’Education nationale à Paris pour réclamer près de 1.000 postes pour la rentrée prochaine, dans le cadre d’une journée de grève à l’appel des syndicats.
Aux cris de "dans tous les quartiers, dans toutes les régions, un même droit à l’éducation" et "Blanquer retourne à ta chorale, on n’en veut pas de ton école libérale", environ 600 enseignants du primaire et du secondaire ont battu le pavé, a indiqué à l’AFP Rachel Schneider, secrétaire départementale du SNUipp-FSU 93, syndicat majoritaire dans le primaire.
Selon le rectorat, 15,83% des enseignants étaient en grève dans le premier degré (et 33 écoles fermées sur 830). Le double selon le SNUipp-FSU, avec un pic à 55% de grévistes à Montreuil, par exemple.
Les syndicats ont chiffré à 990 le nombre de postes nécessaires pour la rentrée 2018, dont près de la moitié (420) pour permettre la mise en oeuvre des CP et CE1 dédoublés en REP (réseau d’éducation prioritaire). Le solde doit permettre de faire face à la hausse démographique et de créer des postes de Rased (réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté).
Ils protestent aussi contre la "mise au chômage de centaines de personnels" en contrats aidés, une mesure qui a eu notamment pour effet de priver 200 à 300 élèves handicapés d’un accompagnement, alors que le nombre d’enfants handicapés scolarisés a bondi de 268% en 5 ans dans le département.
Pour autant, "on ne veut pas que la Seine-Saint-Denis déshabille la Seine-et-Marne et le Val-de-Marne, où il y a des maternelles à 32 par classe", a dit Rachel Schneider. Au ministère de donner à l’académie de Créteil "une dotation suffisante pour que les besoins des trois départements soient couverts".
La syndicaliste s’est félicitée de l’annonce, faite par le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer le 13 novembre à l’Assemblée nationale, de la reconduction du concours supplémentaire pour les professeurs des écoles.
"C’est une mesure positive, pour preuve ces 400 contractuels qui sont encore dans les classes, mais cela ne répond pas à nos demandes de créations de postes car ces nouveaux enseignants seront affectés sur des postes existants", a-t-elle cependant commenté.
En revanche, elle s’est inquiétée des propos du ministre invitant à ne pas "préconiser une pluie de moyens mais plutôt de nouvelles approches qualitatives".
"Halte au feu ! Si les dotations positives ne sont pas poursuivies comme ces trois dernières années (+1.340 postes), très vite la situation va se dégrader car la hausse démographique se poursuit", a mis en garde Mme Schneider.



Communiqué de presse du SNUipp-FSU 93
Lundi 11 décembre 2017


Pourquoi les enseignant-es du 1er degré seront-ils et elles en grève le jeudi 14 décembre, à l’appel du SNUipp-FSU, de la CGT Educ’action, du SNUDI-FO, de SUD-Education et de la CNT Education de Seine-Saint-Denis ?


Pour 3 raisons, dont la première est la nécessité d’une dotation de 990 postes pour la prochaine rentrée 2018.
Une mesure comme les « CP à 12 » en REP, et les « CE1 à 12 » en REP+ pour la prochaine rentrée, ne peut être mise en œuvre sans postes supplémentaires : cela représente 420 postes pour la Seine-Saint-Denis, près de la moitié de la dotation que nous revendiquons !
La hausse démographique se poursuit, il faudra donc aussi ouvrir des classes banales. Il faut également créer des postes de RASED (réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté), parce que les dispositifs CP et CE1 ne sont pas « magiques », et ne peuvent répondre à toutes les situations. Les interventions du RASED sont nécessaires dans toutes les écoles, pour tous les niveaux, sans oublier les 330 écoles hors éducation prioritaire qui ne bénéficient pas des dispositifs CP et CE1.
Avec plus de 1000 professeurs stagiaires dans le 93, il faut aussi créer des postes de formateurs. Des postes de remplaçants sont encore nécessaires, ainsi que des postes de personnels qui accompagnent la scolarisation des enfants handicapés.

La deuxième raison de la grève, c’est notre refus de la mise au chômage de centaines de personnels en « contrats uniques d’insertion ». Certains ont pourtant construit des compétences dans l’accompagnement des enfants handicapés… et pendant ce temps, ce sont 200 à 300 enfants qui sont en attente d’un accompagnement. Le nombre d’enfants handicapés scolarisés a augmenté de 268% en 5 ans dans notre département, comment penser que l’école inclusive peut se passer de moyens humains ? Nous refusons également ce « plan social » par lequel 287 collègues « aides administratives à la direction d’école » se retrouvent eux aussi au chômage, dans un département qui cumule déjà trop de situations de précarité et de pauvreté… et alors que par ailleurs les directeurs-trices d’école croulent sous le travail !

Enfin, nous exigeons que les discussions à venir sur la nouvelle carte de l’Education prioritaire se fassent avec les écoles et les enseignants : pas question de laisser des écoles qui réunissent tous les critères, sur le bord du chemin !

Les discussions budgétaires ont lieu en ce moment : le ministre doit entendre les enseignants de Seine-Saint-Denis !

L’appel à la grève et à la mobilisation du 14 décembre est soutenu par les parents d’élèves de la FCPE 93 et du « Ministère des Bonnets d’Âne ».
Les enseignants du 2nd degré sont également appelés à la grève par l’intersyndicale 93 SNES-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC, SNETAA-FO, CNT, CGT et SUD.
La manifestation partira de la place Saint-Michel à 11h30 le 14 décembre pour rejoindre le ministère de l’Éducation nationale.


La mobilisation des enseignants de Seine-Saint-Denis est soutenue par les parents d’élèves de la FCPE 93 et du Ministère des Bonnets d’Ane.


   


En 1998, la mobilisation du département nous a permis d’obtenir la création de 3000 postes dans un « plan de rattrapage » pour l’Education nationale en Seine-Saint-Denis. Grâce à cette mobilisation payante, les seuils d’ouverture de classes ont été fixés, nous les utilisons toujours pour la carte scolaire et les décharges de direction sont toujours « meilleures » qu’au niveau national.

Mais avec plus de 20 000 élèves de plus en 10 ans et les suppressions de postes du quinquennat Sarkozy entre 2007 et 2012, l’école s’est à nouveau retrouvée asphyxiée dans le 93.

En 2014, la ministre annonçait « 500 postes en 3 ans pour les écoles de Seine-Saint-Denis » : tous ensemble nous nous sommes à nouveau mobilisés, et ce sont 1240 postes que nous avons gagnés ces 3 dernières années. Ainsi, 40 postes de RASED ont pu être créés à cette rentrée 2017, et alors que seulement 200 collègues sortaient du 93 en 2014, ce sont 477 qui ont pu partir en 2017.

Ce début d’amélioration est très fragile, la hausse démographique se poursuit : sans une dotation en postes importante pour la prochaine rentrée, les enseignants connaîtront à nouveau une dégradation rapide de leurs conditions d’enseignement et de leurs droits.

Nous sommes en pleine période de débat budgétaire. Le SNUipp-FSU, avec l’intersyndicale 93, appelle tou-tes les collègues à la grève le 14 décembre, pour exiger :


- une dotation en postes à la hauteur des besoins : c’est maintenant que cela se décide ! Baisse des effectifs dans toutes les classes, RASED, remplaçants, « plus de maîtres que de classes », maintien des décharges de direction 93, mais aussi postes de formateurs, référents et conseillers à la scolarisation des enfants handicapés, médiateurs-prévention-violence, médecine scolaire… gagnons maintenant les postes nécessaires dans notre département.

- le renouvellement des CUI Aides à la direction d’école, et le recrutement de tous les AVS nécessaires pour l’accompagnement des enfants handicapés dans les classes. Savez-vous que très peu de CUI ont été recrutés depuis le 1er septembre dans notre département ? Des AESH sont recrutés, mais en nombre totalement insuffisant, et pendant ce temps, des collègues CUI expérimentés sont renvoyés au chômage !

- la prise en compte de toutes les situations d’écoles dans les discussions qui s’ouvrent sur la nouvelle carte de l’Education prioritaire pour septembre 2019, quel que soit le classement du collège de réseau. En attendant, les écoles en « NEP » doivent garder les Normes Education Prioritaire pour la 4ème année consécutive avant la nouvelle carte !

Enfin, à côté des postes à créer, il faut aussi recruter des enseignants pour les affecter sur ces postes. La reconduction du concours supplémentaire ne suffit pas : pour enrayer la crise du recrutement, il faut une véritable amélioration des conditions de travail et de vie des enseignants, et des pré-recrutements d’enseignants dès la L1. Sans une réponse pérenne à la crise du recrutement, les droits des enseignants : mobilité, temps partiels etc. vont continuer d’être bafoués.
Même des collègues reconnu-es travailleurs-euses handicapé-es n’obtiennent pas les allègements de service dont ils et elles ont besoin.
Pour le moment, tout ce que ce gouvernement sait faire, c’est geler le point d’indice et rétablir le jour de carence : inacceptable ! Tou-tes ensemble, exigeons le respect des droits des enseignants de Seine-Saint-Denis !

Les écoles de Seine-Saint-Denis peuvent se faire entendre :

TOU-TES en GREVE le jeudi 14 décembre !

TOU-TES à la manifestation
à Paris à 11h30

RV place Saint-Michel


N’hésitez pas à distribuer et/ou à afficher la lettre aux parents ci-contre.

Lire l’appel de l’intersyndicale départementale SNUipp-FSU, CGT Educ’action, SNUDI-FO, SUD-Education, CNT Education en cliquant ici.

Les enseignants du 2nd degré de Seine-Saint-Denis sont également appelés à la grève et à la manifestation par leurs syndicats SNES et SNEP-FSU, CGT Educ’action, SNLCFO, SUD-Education et CNT Education.

La mobilisation se construit avec le soutien des parents d’élèves : FCPE, Ministère des Bonnets d’Ane…



Vous trouverez ci-contre la déclaration d’intention de grève que vous pouvez envoyer à votre IEN au plus tard le lundi 11 décembre 2017 à 23h59 en utilisant votre messagerie électronique professionnelle.

Lire aussi :
- Lettre du SNUipp-FSU 93 au ministre de l’Education Nationale
- CUI : la mobilisation doit se renforcer.

 

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