www.snuipp.fr

SNUipp-FSU 93 Seine Saint Denis

Thèmes abordés


Vous êtes actuellement : Actualités 

fontsizeup fontsizedown impression s'abonner  à la rubrique {}
25 mai 2017

Elections présidentielles :
L’économie et le social en cadeau pour la droite !


Communiqué de la FSU 93

Non satisfait d’avoir offert Matignon à Edouard Philippe, un des parlementaires les plus inexistants à l’Assemblée nationale, le Président Macron apporte dans sa dot l’économie et le social dans ce mariage hors norme.

La nomination de Bruno Le Maire comme ministre de l’Economie confirme l’offensive libérale souhaitée par le Président de la République.

Si le casting, en cette période de festival de Cannes, relevait d’une nouvelle production d’une multinationale du cinéma, nul doute que le film recevrait la palme d’or des services rendus à la casse du système social et du droit du travail.

Aujourd’hui, ce sont les politiques droitières et les désidératas du MEDEF auxquels le président de la République déroule le tapis rouge. L’éducation aurait pu échapper à cette déferlante, puisque le Président se déclarait « et de droite, et de gauche »… les masques tombent, avec Jean-Michel Blanquer, directeur adjoint du cabinet de Gilles de Robien, puis recteur de notre académie avant d’occuper les fonctions de directeur général de l’enseignement scolaire sous Nicolas Sarkozy, période dont l’école ne parvient pas à se remettre ! Cette nomination implique le développement d’une école élitiste, aux ambitions réduites pour les milieux les plus populaires, et cherchant à caporaliser les enseignant-e-s par le développement de l’autonomie.

Pas question de laisser gravir les marches sans broncher aux membres du gouvernement qui ont déjà fait la preuve de leur défiance vis-à-vis des salarié-e-s et des syndicats !
Ce matin, Pierre Gattaz rappelait son souhait de voir des profils de ministres qui connaissent le monde de l’entreprise pour servir les intérêts du MEDEF en matière de casse du code du travail. Le souhait de Monsieur le président du MEDEF est exhaussé, avec Muriel Pénicaud. La nouvelle ministre du travail est une ex-DRH de Danone, Dassault System, Orange et la SNCF, qui depuis plus de deux ans dirigeait Business France, agence nationale au service de l’internationalisation de l’économie française.

De même, Gérard Darmanin (LR) aura en charge la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires, lui qui, formé par Sarkozy, a pu observer de près la casse des services publics entre 2007 et 2012. Son challenge : réduire les missions des services publics à des exercices comptables dans le cadre de l’austérité budgétaire.

Ce dernier critiquait ouvertement le libéralisme de M. Macron ou son passé de banquier, en déclarant le 25 janvier, dans une tribune publiée par L’Opinion : « le bobopulisme de M. Macron. Loin d’être le remède d’un pays malade, il sera au contraire son poison définitif. Son élection, ce qu’au diable ne plaise, précipiterait la France dans l’instabilité institutionnelle et conduira à l’éclatement de notre vie politique ». Il rejoindra pourtant bien Bercy pour y engager des réformes relatives à la sécurité sociale, la fonction publique et l’Etat. Néanmoins, puisqu’il sera également en charge du budget, au nom de tous nos collègues de la fonction publique, nous lui transmettons ce message :
« Nous ne sommes pas une charge, mais un investissement ! »



Élections Présidentielles : le temps de l’école n’est pas celui du politique.
Communiqué du SNUipp-FSU
Paris, le 8 mai 2017


Emmanuel Macron a été élu président de la République française. Dans le contexte d’une abstention forte, un nombre important des suffrages qui se sont portés sur son nom, notamment chez les enseignants, ont exprimé avant tout leur rejet du front national auquel avait appelé le SNUipp-FSU. Bien que son élection ne souffre d’aucune contestation, Il ne s’agit donc pas d’un chèque en blanc donné au nouveau président de la République. Celui-ci porte dans son programme des mesures pour la Fonction Publique et pour l’Ecole avec lesquelles le SNUipp-FSU exprime d’ores et déjà son profond désaccord.

Le SNUipp-FSU s’opposera à la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires tant les services publics, déjà dégradés par le manque d’emplois, sont indispensables au maintien de la cohésion sociale. Tout comme il condamne la volonté de gouverner par ordonnances au mépris de la démocratie.

Concernant l’éducation, deux mesures devraient être rapidement prises dans le 1er degré : l’instauration de CP à 12 élèves par classe et une carte blanche aux collectivités territoriales sur la question des rythmes scolaires.

La baisse des effectifs par classe est la priorité tant ceux-ci sont particulièrement élevés en France comparativement à la plupart des pays équivalents. Mais il ne faudrait pas que des effectifs abaissés ici entrainent mécaniquement des hausses partout ailleurs. Abaisser dès la prochaine rentrée les effectifs des classes de CP en REP+ ne manque donc pas de nous interroger. L’urgence aujourd’hui est de combler le sous-investissement budgétaire structurel très important qui frappe l’école primaire dans notre pays pour lui permettre enfin de réduire les inégalités.

M. Macron prévoit de redéployer les postes de maîtres supplémentaires pour dédoubler les CP. Supprimer un dispositif prometteur qui d’après la recherche commence à faire ses preuves au service des élèves de l’éducation prioritaire serait une grave erreur Cette manière de réformer, en supprimant d’emblée un dispositif plébiscité par les enseignants et sans évaluation sérieuse, n’est plus possible et serait un très mauvais signal envoyé à la profession.

La réforme des rythmes scolaires a désorganisé le fonctionnement des écoles. Celle-ci a été avant tout une réforme des temps périscolaires. Elle s’est faite sans les enseignants et a renforcé le pouvoir des municipalités. Elle a déstabilisé le travail des équipes enseignantes et dégradé leurs conditions de travail. Laisser aujourd’hui chaque municipalité choisir de poursuivre ou non dans cette voie n’est pas acceptable. Le SNUipp-FSU demande sa remise à plat et le retour à un cadrage national.

Dans cette période qui s’ouvre, le SNUipp-FSU continuera d’exiger l’amélioration des conditions de travail, la reconnaissance du travail invisible et la nécessaire évolution des obligations de service avec comme première étape la suppression des APC, l’inclusion avec tous les moyens pour la réussir et enfin l’urgente nécessité de donner le pouvoir d’agir aux enseignants et aux équipes. Autant de fortes préoccupations pour lesquelles nos collègues attendent des réponses.

Le SNUipp-FSU attend que le nouveau Président prenne la mesure des exigences de la profession. En ce lendemain d’élections présidentielles, le SNUipp-FSU appelle au dialogue social indispensable à toute évolution du système éducatif, car le temps de l’école n’est pas celui du politique.

 

27 visiteurs en ce moment

*Top SNUipp 93, Bourse Départementale du Travail, 1 place de la Libération, 93016 BOBIGNY cedex - Tel : 01.48.96.36.11 - Fax : 01.48.96.36.80 - email : snu93@snuipp.fr
©Copyright 2006 - SNUipp-FSU 93 Seine Saint Denis, tous droits réservés.