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5 mai 2017

Elections présidentielles :
Le 07 mai, faire barrage au Front National !


Si, à l’issue des élections, des mobilisations seront indispensables pour défendre nos droits et en conquérir de nouveaux, tou-tes ensemble, barrons d’abord la route au Front national.

Avec sa candidate qualifiée au second tour de l’élection présidentielle et en tête dans 47 départements, le Front national n’a jamais été aussi proche du pouvoir. Son programme est à l’opposé des objectifs et des valeurs que porte le SNUipp-FSU. Son histoire, ses alliances internationales et ses pratiques prouvent que ce parti est profondément antidémocratique et xénophobe. Il constitue une menace majeure pour nos droits et nos libertés. Dans les communes où il est en responsabilité, ce parti qui prétend parler « au nom du peuple » et des « petits », s’attaque au milieu associatif et culturel, fragilise le service public et n’hésite pas à exercer des pressions sur les agents municipaux. Récemment encore, sa candidate menaçait des fonctionnaires, notamment les magistrats. L’accession de celle-ci à la tête de l’État serait un désastre.

Nécessaires mobilisations
Bien que le danger ne soit pas de même nature, le programme du second candidat est porteur de graves reculs sociaux. Dans un contexte de chômage de masse, il veut supprimer 120 000 postes dans les services publics qui se dégradent déjà faute de personnels. Il dit vouloir « libérer le travail », c’est-à-dire aggraver encore la précarité des salariés et restreindre leurs droits. Il déclare vouloir gouverner, dès cet été, par ordonnances au mépris de la démocratie. Son programme, c’est en définitive renforcer encore les politiques menées depuis plus de trente ans et qui sont responsables de la montée de l’extrême droite dans notre pays.

Au-delà de cette séquence électorale et très vite, les mobilisations seront donc indispensables pour défendre nos droits et en conquérir de nouveaux. Mais d’abord, tou-tes ensemble, barrons la route au Front national.

Lire aussi :
- École et extrême droite : un 4 pages du SNUipp-FSU



La démocratie suppose-elle une obéissance du fonctionnaire ?

30 avr. 2017, par Paul DEVIN

En réaction aux propos du Front national sur la question.

Le Front National réaffirme que le fonctionnaire doit obéir, qu’il doit être l’instrument docile d’une politique. Et, répondant à un enseignant qui l’interrogeait sur France Inter (Questions politiques 30/04/2017), Nicolas Bay, secrétaire général du FN prétend le dire au nom du respect de la démocratie ! Le fonctionnaire n’aurait d’autre choix et toute opposition devrait être suspectée de contrevenir aux principes mêmes de la fonction publique en démocratie. Les conceptions totalitaristes du pouvoir s’argumentent toujours par le simplisme absolu et par l’apparente évidence qu’il prétend donner à leurs principes. Il faut résister à ce simplisme absolu qui résumerait la relation entre la décision politique d’action publique et sa mise en œuvre par la simple exécution d’ordres et l’obéissance des fonctionnaires.

Alors qu’il défendait, devant l’Assemblée nationale en 1792, les conceptions d’une organisation de l’Instruction publique, Condorcet affirmait qu’ "aucun pouvoir public ne pouvait avoir l’autorité, ni même le crédit d’empêcher l’enseignement des théories contraires à sa politique particulière ou à ses intérêts momentanés". C’est une indépendance que Condorcet revendiquait pour fonder l’école en démocratie. Entendons-nous bien, je ne défendrai certainement pas la vision d’un service public qu’on laisserait dominer par l’arbitraire de chacun de ses agents. Si Condorcet réclamait que le pouvoir politique ne puisse soumettre l’enseignement à son autorité, il n’en défendait pas moins que la volonté politique en prescrive les buts, ceux de l’effectivité d’une égalité voulue par la loi. Nul doute qu’il appartienne à la représentation nationale de décider la politique éducative et que la mission des fonctionnaires soit de la mettre en œuvre mais le principe de cette subordination démocratique ne peut se résumer par une instrumentalisation de la fonction publique au service d’une politique gouvernementale. C’est ce principe même qui guide la définition légale des droits et des obligations des fonctionnaires, dont il faut rappeler que Le Pors ne voulut pas que le terme d’obéissance y figure. Contre ceux que tente le simplisme autoritariste, la loi française a construit une perspective dialectique où les droits et les obligations offrent la possibilité d’une tension nécessaire à la démocratie. Je sais combien l’acculturation des cadres aux méthodes managériales ou l’autoritarisme de certains a pu pervertir ce principe. Mais il n’en reste pas moins vrai qu’il constitue encore la base légale des relations entre les fonctionnaires et l’organisation hiérarchique du service public et que cette base légale garantit au fonctionnaire ses droits de citoyens.

L’autre raison fondamentale qui interdit l’énoncé simpliste de l’obéissance comme mode de gouvernance, c’est que l’action publique repose sur la compétence professionnelle des fonctionnaires et que la complexité de leurs tâches ne pourra jamais se réduire à la simple exécution de consignes sauf à renoncer à l’efficacité de l’action publique. Car vouloir prescrire une action et contraindre les enseignants à l’appliquer est la négation même de ce qu’est l’acte professionnel d’enseigner : la lente et complexe construction intellectuelle sur laquelle se fondent les choix de l’action professionnelle. C’est pourquoi toute confusion entre la responsabilité professionnelle et le choix politique ne peut que produire des effets délétères sur la qualité de l’action publique.

Enfin, il faut dire aussi que l’histoire nous a conduits à ce que la désobéissance du fonctionnaire puisse être une nécessité morale. Je ne donne aucune vertu intrinsèque à la désobéissance mais cela ne doit pas conduire à oublier qu’elle a été parfois la condition même de l’existence de la démocratie.



Le 27 avril 2017
En finir avec les reculs sociaux qui font le terreau de l’extrême-droite :
Tous à la manifestation du 1er mai !


Lundi 1er Mai à 14h30
Tous à la manifestation !


République - Nation




               
Manifestons le 1er mai à Paris !


Dans le contexte particulier de l’entre deux tours de l’élection présidentielle, la FSU Ile de France appelle à manifester.

1) La présence du Front national au 2nd tour ne peut être banalisée. Les positions de ce parti sont un danger pour la République et la démocratie. Les solutions qu’il propose, sous un emballage souvent trompeur, aggraveraient les conditions de vie des salariés, des jeunes, des retraités et des chômeurs. La xénophobie, le racisme sont à l’opposé de nos valeurs.

2) Continuer sur la voie des politiques libérales ne fera qu’aggraver le chômage et la précarité, fragiliser les services publics et la protection sociale, amenuiser l’égalité de toutes et tous face aux droits élémentaires, renforcer les inégalités sociales… et renforcer le front national.

La FSU appelle à construire les lutes pour imposer des propositions alternatives pour une société plus juste et plus solidaire : partage du temps de travail, autre répartition des richesses et réforme fiscale, mesures pour une transition écologique pour préparer l’avenir, renforcement des services publics et de la protection sociale pour lutter contre les inégalités, réussite scolaire et élévation d’un niveau de qualification pour tous les jeunes.

Sur ces 2 axes, la FSU Ile de France appelle à manifester le 1er mai de la place de la République à celle de la Nation au coté de la CGT, de FO, de Solidaires.

Rendez vous lundi 1er mai : 14h30 place de la république sous le ballon « FSU ile de France ».



Communiqué de la FSU
Le 24 avril 2017

Les résultats du premier tour de l’élection présidentielle indiquent que la représentante du Front national est qualifiée pour le second tour.

La FSU considère avec une extrême gravité la montée de l’extrême droite dans notre pays. Depuis des années, la FSU prend une part active pour la combattre. .Elle s’est encore récemment adressée à toutes et tous les agent-es de la Fonction publique pour les alerter sur la dangerosité du Front national pour notre démocratie.

Une arrivée au pouvoir du Front national est inenvisageable pour la FSU. Outre les replis nationalistes, les discours de haine et de racisme, le programme du Front National est contraire aux objectifs et valeurs de solidarité, justice sociale, égalité et de paix que porte la FSU. Compte tenu des pouvoirs octroyés au président de la Vème République, la prise de pouvoir du Front national serait une catastrophe pour notre pays : préférence nationale et racisme d’État aggraveraient encore les fractures de notre société. Les plus fragiles de nos concitoyens seraient les plus touchés. La FSU ne peut l’envisager.

Contrairement à un affichage anti-système, là où il est en responsabilité, le Front national déploie une organisation clientéliste et discriminatoire. Il dit parler « au nom du peuple » et des « petits », mais brise les solidarités en s’attaquant par exemple au milieu associatif et culturel. Pour réduire les impôts, il fragilise le service public. Et il n’hésite pas à exercer des pressions sur les agent-es, en utilisant honteusement les réseaux sociaux comme moyen d’intimidation.

Mais lutter contre les idées d’extrême droite implique de lutter contre les inégalités et les injustices, les politiques libérales en œuvre qui font le lit de l’extrême-droite depuis des années. Il s’agit de les combattre et de faire avancer nos revendications.

Continuer sur la voie des politiques libérales ne fera qu’aggraver le chômage et la précarité, fragiliser les services publics et la protection sociale, amenuiser l’égalité de toutes et tous face aux droits élémentaires, renforcer les inégalités sociales...

La FSU porte et continue de porter des propositions alternatives pour une société plus juste et plus solidaire : partage du temps de travail, autre répartition des richesses et réforme fiscale, mesures pour une transition écologique pour préparer l’avenir, renforcement des services publics et de la protection sociale pour lutter contre les inégalités, réussite scolaire et élévation d’un niveau de qualification pour tous les jeunes … Elle les portera également lors de la campagne des élections législatives et au-delà.

C’est cette orientation qu’elle continuera de porter et de défendre avec les personnels. Elle construira, chaque fois que nécessaire, avec les salariés, les mobilisations dans l’unité la plus large.

La FSU s’y emploie dès aujourd’hui en appelant à faire du 1er mai un grand rassemblement revendicatif, dans l’unité la plus large, pour une société plus juste, plus égalitaire et plus solidaire, et pour dénoncer l’idéologie du Front National présent au second tour des élections.

Le vote Front national n’est pas la solution pour répondre aux crises et difficultés que connaît notre société.Nous sommes toutes et tous concerné-es. Pas de vote pour le Front national !

Lire aussi :
- Faire barrage au Front national


Le 20 avril 2017

Le 23 avril, votez !
Ne laissons pas les terroristes influencer notre vote.

               
Le SNUipp-FSU 93 exprime sa solidarité avec les policiers, après la fusillade qui a eu lieu hier sur les Champs Élysées à Paris et dont ils ont été la cible. Nous présentons nos condoléances à la famille de la victime et à ses proches et notre soutien à tous les blessés.
Chacun des attentats, où qu’il ait lieu dans le monde, est une menace pour la démocratie. Il vise à diviser et fragiliser la société.
C’est bien l’état de droit qui est visé par les terroristes, en cette veille d’élections présidentielles : quel moment plus déterminant pour pousser les sociétés à basculer dans un fonctionnement anti-démocratique, motivé par le besoin légitime de sécurité ?
Il revient à chaque citoyen-ne de manifester son attachement à notre démocratie, à l’état de droit et à la république, en allant voter toutes et tous. Avec notamment la question de ce qui nous protégera le mieux contre le terrorisme : les candidats qui portent des projets de divisions et de peur répondent, pour nous, à l’objectif des terroristes de nous faire vivre dans une société où la brutalité et la terreur remplaceraient le droit. Pour le SNUipp-FSU 93, ce sont particulièrement les moyens attribués à la police, à la justice et à l’éducation qu’il faut renforcer. Les programmes qui prévoient la fragilisation, voire la destruction, des services publics sont aux antipodes de cette priorité.
Le SNUipp-FSU 93, comme toute la FSU, ne cessera de faire vivre et de rappeler son attachement à défendre la solidarité, la fraternité et la liberté, valeurs essentielles qui fondent le vivre-ensemble et la démocratie.

L’équipe du SNUipp-FSU 93


Faire usage de son droit de vote, c’est porter la nécessité d’une école de l’émancipation par les savoirs et la culture, dans une société transformée, plus juste et plus solidaire.

Promesses non tenues, deux candidats convoqués par la Justice, une forte personnalisation qui relègue au second plan les programmes des candidats font que cette présidentielle 2017 est marquée du sceau de l’indécision et de l’abstention.

A quelques jours du scrutin, un tiers des électeurs, notamment dans les catégories populaires et chez les jeunes, déclare vouloir s’abstenir et parmi celles et ceux qui iront voter, plus de 25 % n’ont pas fixé leur choix. Dans ces conditions, le risque est grand d’un nouveau renforcement du Front National.

Plus que jamais, le politique doit faire la preuve de sa capacité à faire du commun. Faire du commun, c’est renforcer les services publics pour développer les solidarités et lutter contre les inégalités. Et pour cela, redistribuer les richesses, assurer la transition écologique, créer de l’emploi, des droits nouveaux, redonner espoir à la jeunesse et améliorer la situation des salariés et des retraités.

Dans cette optique, les citoyens que nous sommes doivent faire des choix car tous les programmes ne se valent pas, c’est une évidence. Cela nécessite de faire usage de son droit de vote. A l’opposé, s’abstenir, c’est prendre le risque de grossir le poids de formations politiques qui portent des valeurs contraires aux nôtres, qui prônent le rejet de l’autre, la haine et le repli sur soi.

En tant qu’éducateurs, qu’enseignants, nous sommes tous et toutes concernés. Le SNUipp-FSU a fait part de ses analyses et de ses propositions pour l’école dans un Livre blanc intitulé « Une vraie ambition pour l’école publique ». Faire usage de son droit de vote, c’est aussi continuer de porter la nécessité d’une école de l’émancipation par les savoirs et la culture, dans une société transformée, plus juste et plus solidaire.


Voir :
- Les propositions du SNUipp-FSU pour l’école en vidéo

A lire aussi :
- Education, appel à résister à tous les reculs et à tous les replis

 

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