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24 février 2017

Etude sur les RASED : conclusions simplistes et remise en cause de leur efficacité

Alors qu’une étude vient mettre en doute l’efficacité des RASED, pour le SNUipp-FSU ils ont tout leur rôle à jouer dans la prise en charge de la grande difficulté scolaire. Ils doivent être renforcés et développés.

Une étude de l’IREDU* publiée en février 2017, lance une nouvelle polémique sur les RASED remettant en cause leur efficacité. Elle s’inscrit dans une période où la nouvelle formation spécialisée (CAPPEI) est très controversée, en particulier sur la différenciation des missions au sein des RASED. C’est un coup dur pour les personnels des RASED qui s’investissent sans compter malgré le manque de moyens évident pour pouvoir bien accompagner et prendre en charge les élèves en difficulté.

Mettant en relation les résultats aux évaluations nationales CP et CE2 d’il y a 20 ans à partir d’une cohorte d’élèves entrés au CP en 1997 et la prise en charge de certains de ces élèves par le RASED, les conclusions des chercheurs de l’IREDU sont sans appel : « nos résultats plaident dans l’ensemble pour un effet négatif du RASED sur le redoublement et sur le résultat aux évaluations CE2 ». Dans la foulée, l’étude préconise ni plus ni moins que se substituent à l’intervention des RASED, des « programmes permettant un travail avec l’ensemble de la classe mais adapté aux difficultés des élèves ». Cette conclusion hâtive a de quoi troubler. Les élèves d’aujourd’hui ne sont pas ceux d’il y a 20 ans, le redoublement appartient au passé et les RASED ont depuis évolué, au travers notamment de trois circulaires sur leur fonctionnement.

Attaqués en 2008, les RASED ont perdu un tiers de leurs effectifs, limitant de fait leurs possibilités d’intervention et de suivi dans la durée. Des secteurs couvrant trop d’écoles, un manque de temps pour travailler avec les équipes enseignantes et rencontrer les familles, des équipes incomplètes : autant de facteurs qui sont préjudiciables en premier lieu aux élèves en difficulté qui ont le plus besoin de soutien et d’accompagnement spécialisé. La réponse pour ces élèves ne peut pas être l’externalisation des aides, souvent médicalisées, ou bien le recours à des officines privées.

Alors que l’école inclusive est au cœur de la loi de refondation, il ne serait pas acceptable que des solutions simplistes visant à supprimer les RASED s’imposent dans le débat public. Pour le SNUipp-FSU, les RASED ont leur rôle à jouer pour que chaque élève trouve sa place à l’école. Les renforcer et les développer nécessitent un investissement pour la création de postes, pour des formations spécialisées dans tous les départements et des temps de concertation supplémentaires pour travailler au sein de la communauté éducative.

* Institut de recherche sur l’éducation : sociologie et économie de l’éducation


L’efficacité des Rased mise en cause par une étude
Le Café Pédagogique, François Jarraud, le lundi 20 février 2017

Les réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased) vont-ils faire à nouveau les frais de la probable alternance politique ? C’est ce que craignent les associations d’enseignants spécialisés après la publication par l’IREDU d’une étude qui met en doute leur efficacité. Réalisée par Claire Bonnard, Jean-François Giret et Céline Sauvageot, l’étude pointe un recrutement trop large des élèves, un effet d’étiquetage néfaste à leur carrière scolaire et des résultats neutres ou négatifs. Les associations de maitres des Rased pointent des failles dans l’étude et craignent des suites politiques. Des enseignants du premier degré sont inquiets.

2007-2017, Rebelote

Dix ans plus tard, rebelote ? Déjà menacés de disparition en 2007, les enseignants des Rased s’attendent à un nouveau coup dur en 2017. Alors que la ministre a très récemment demandé aux recteurs de favoriser leur reconstitution, les Rased sortent étrillés d’une étude de l’Iredu. Leur efficacité est nettement mise en doute.
L’étude utilise les données issues du panel primaire 1997 réalisé par la Depp (division des études du ministère). Ce panel suit un échantillon de 10 000 élèves entrés en CP en 1997 jusqu’en 5ème. Les élèves indiquent chaque année s’ils ont reçu une aide. Le panel donne les résultats aux évaluations nationales de français et maths en Cp et en Ce2.
L’étude de Claire Bonnard, Jean-François Giret et Céline Sauvageot pointe trois éléments négatifs pour les rased.

Un recrutement trop large

Le premier c’est le recrutement trop large et très orienté des Rased. Trop large car l’étude estime qu’un tiers des enfants bénéficiant du rased ne présente pas de difficultés scolaires. Très orienté aussi selon l’étude. "Les caractéristiques socio-démographiques des élèves semblent bien jouer significativement sur la sélection en Rased. Toutes choses égales par ailleurs, une fille aura moins de chances de bénéficier de l’aide du Rased qu’un garçon. De même, la PCS du chef de famille structure largement l’accès au Rased au bénéfice des enfants issus des milieux les moins favorisés". Ainsi quand 5% des élèves sont de nationalité étrangère, c’est 14% des élèves suivis par les rased, quand 2% des chefs de famille dont chômeurs c’est 8% de ceux des élèves suivis par les rased.

Effet d’étiquetage

L’étude pointe aussi un effet d’étiquetage des élèves des rased. "Le fait d’avoir bénéficié du Rased en CP accroît significativement la probabilité de redoubler l’année de CP ou de partir en classe spécialisée en CE1". Pour les auteurs de l’étude cela montre que ces élèves restent marqués par leur passage en rased.
Plus grave, l’étude estime que l’effet sur le niveau scolaire est nul ou négatif. Pour l’estimer l’étude observe les résultats aux évaluations nationales des élèves inscrits en rased. "On constate globalement un effet négatif du Rased sur les résultats aux évaluations de début de CE2. Cet impact est plus marqué et surtout très significatif, en mathématiques", note l’étude. "En effet, les élèves ayant bénéficié du Rased en CP obtiennent en moyenne des scores en mathématiques inférieurs de 2 à 4 points par rapport aux autres élèves, à caractéristiques comparables. Cette différence, est nettement moins importante en français et apparaît même non significative dans deux des estimations... L’effet du passage en Rased diffère également selon le niveau initial de l’élève. Le fait d’avoir été en Rased a un impact d’autant plus négatif si l’élève présente initialement moins de difficultés scolaires et comportementales. En revanche, l’effet apparaît neutre pour les élèves jugés les plus en difficulté".

La condamnation d’un système d’aide

Pour les auteurs, "ces résultats présentent néanmoins l’intérêt de questionner d’une part, l’efficacité globale du dispositif et d’autre part, sa difficulté à cibler les élèves les plus faibles. Nous pouvons penser qu’un recentrage des moyens de ce dispositif sur ces derniers pourrait apparaître plus pertinent". Leur conclusion vise directement le maintien des rased. "Nos résultats montrent que les programmes d’aide visant à extraire ou cibler de manière spécifique, des jeunes en difficulté ne semblent pas être efficaces. D’autres programmes permettant un travail avec l’ensemble de la classe, mais adapté aux difficultés des élèves semblent à privilégier".

La réponse des enseignants

Interrogées par le Café pédagogique, les associations de maitres des Rased soulèvent des failles dans l’étude menée par l’iredu. Ainsi à propos de l’étiquetage des élèves observé par leur taux de redoublement "C’est une étude historique", relève Thérèse Auzou Caillemet, présidente de la FNAME, l’association des maitres E , ceux qui travaillent la remédiation pédagogique. "On n’est plus du tout dans le redoublement aujourd’hui". De fait l’étude juge les rased à partir d’un panel d’élèves qui ont été scolarisés entre 1997 et 2003. Depuis trois circulaires ont redéfini les rased (2002, 2009 et 2014) et le redoublement a quasiment disparu du primaire. Fanny Apfeldorfer, pour la Fnaren, estime au contraire que le rased permet de changer le regard sur l’enfant et de le positiver.

T. Auzou Caillemet revient aussi sur le mode de sélection des élèves.. Elle rappelle que ce ne sont pas les rased qui sélectionnent les élèves mais l’enseignant de la classe, le directeur et les trois membres du rased. "Le choix est issu d’une co reflexion" et il tient compte du rapport que la famille entretient avec l’école.

Qu’est ce que la difficulté scolaire ?

Une autre critique porte sur l’évaluation des élèves faite par l’étude. "Il y a une méconnaissance de ce qu’est la difficulté scolaire", estime T Auzou Caillemet. "L’étude part sur trois niveaux de compétences des élèves et considère comme en grande difficulté l’élève ayant des difficultés sur trois critères. Mais un élève trop discret en difficulté sur une seule compétence où serait-il classé ? Qu’entendent les auteurs par difficulté scolaire ?" C’est aussi ce que nous a dit Fanny Apfeldorfer, pour la Fnaren, l’association des maitres rééducateurs. "Dans les enfants pour lesquels une aide est demandée, il y a des enfants qui ne sont pas en difficulté sur le plan strictement scolaire mais par rapport à leur confiance en soi ou qui ont des difficultés de comportement qui retentissent sur le climat de la classe voire de l’école". La faiblesse des résultats en maths ne surprend pas T Auzou-Caillemet : "80% des demandes en CP portent sur le français, les maths sont peu abordées", nous a t-elle dit. Le niveau en français est jugé plutôt au bénéfice des rased.

"Les enfants suivis par les rased sont en difficultés", rappelle F Apfeldorfer. "Sans le rased ces enfants auraient été réorientés en classe spécialisées", estime-t-elle. Ils seraient ainsi sortis du panel Depp.

Les associations de maitres des rased préparent une réponse commune. Mais ils s’interrogent sur le contexte de publication de cette étude, qu’elles jugent à charge, à quelques mois des élections.

Quelle place pour les rased dans le système ?

"Le professeur dans sa classe doit créer une dynamique et faire évoluer ses pratiques pour que tous les enfants soient en situation d’apprentissage", nous a dit Rachel Schneider, secrétaire départementale du SNUipp 93. "Mais il y a des enfants, à un moment de leur parcours, qui ont besoin d’une aide spécifique apportée par un enseignant spécialisé".

L’effet du démantèlement des rased entre 2007 et 2012 a été vivement ressenti sur le terrain. "La décimation des maitres G (rééducateurs) par exemple fait que l’on a des tensions dans les écoles élémentaires avec des enfants qui vont mal et qui mettent à mal l’équilibre de classes entières. On est persuadé qu’n meilleur travail de prévention en maternelle aurait atténué ces situations".

Si l’étude de l’Iredu suscite autant de réactions dans l’enseignement primaire c’est bien qu’il cumule les difficultés. Les enseignants doivent accueillir des enfants ayant des handicaps divers, faire réussir tous les élèves dans les classes les plus chargées d’Europe de l’ouest, le tout sans formation. Dans cette situation les rased sont la seule aide dont disposent les maitres. Les attaquer est très mal vécu.



Aider les élèves peut-il les mettre en difficulté ?
Médiapart, Paul Devin (secrétaire général du SNPI-FSU, syndicat des inspecteurs de la FSU), le 3 février 2017

A propos d’une récente recherche de l’IREDU sur les réseaux d’aide aux élèves en difficulté (RASED)

La recherche que trois chercheurs de l’IREDU (1) viennent de présenter sur les RASED franchit un pas supplémentaire dans la remise en cause des actions d’aide aux élèves en difficulté. Des rapports précédents avaient interrogé l’efficacité des RASED mais celui-ci n’affirme pas seulement que l’aide apportée par les enseignants spécialisés est inefficace mais il nous assure qu’elle contribue à l’échec des élèves en difficulté.

Quels sont les arguments de ce rapport ?

Tout d’abord que l’aide ne cible pas les élèves qui en auraient le plus besoin. Seul un tiers des élèves en grande difficulté bénéficieraient des RASED. Un tel constat est interprété comme témoignant de l’incohérence des critères de « sélection ». On pourrait faire une toute autre analyse : l’insuffisance du nombre d’enseignants spécialisés, largement aggravée par les suppressions massives de postes sous le mandat présidentiel de Sarkozy est la raison majeure d’une insuffisante prise en charge des élèves en difficulté par les RASED. Depuis bien longtemps, la question du choix des élèves pouvant bénéficier d’une aide spécialisée est l’objet d’un travail régulier et concerté entre les enseignants spécialisés et ceux des classes, et si un constat devait être fait qui conduise à devoir améliorer la pertinence des choix, il n’est en rien de nature à remettre en cause l’existence des RASED.

Le second argument majeur est que l’aide spécialisée des élèves en difficulté stigmatiserait les élèves. Les chercheurs de l’IREDU invoquent l’effet Pygmalion. Pour tout dire, s’il fallait évoquer l’influence de l’attitude de l’enseignant spécialisé sur la réussite de l’élève, ce qui vient à l’esprit immédiatement c’est l’effet positif de ses discours sur la capacité de réussite des élèves qu’ils accompagnent, que ce soit vis-à-vis des élèves eux-mêmes, des enseignants de leurs classes ou de leurs parents. Je n’ai jamais rencontré d’élèves qui se sentaient stigmatisés parce qu’ils allaient travailler avec le maître spécialisé, bien au contraire. Ce qui stigmatise c’est l’échec… pas l’aide !

Un autre argument est de considérer que l’aide spécialisée réduirait l’ambition qu’on pourrait avoir pour les apprentissages des élèves concernés. Argument déjà utilisé par ceux qui voudraient mettre fin à l’éducation prioritaire. Là encore, l’observation du travail des RASED montre une réalité bien plus complexe qui ne peut permettre de confondre le travail d’adaptation des objectifs à la réalité de l’élève avec un renoncement. Il est tout de même paradoxal que dans un temps qui sacralise la personnalisation des parcours, on puisse considérer l’adaptation aux besoins de l’élève comme un manque d’ambition pour sa réussite.

Sur le redoublement, le taux de redoublement est considéré comme un indicateur en soi. Que l’analyse globale qui ait pu être faite des redoublements ait conduit, à juste titre, à engager leur réduction, ne permet pas de considérer la réduction des redoublements comme l’indicateur d’une meilleure réussite. Quant à la corrélation entre prise en charge RASED et redoublement, en conclure un lien causal est étonnant d’autant que bien des facteurs tiers peuvent expliquer le besoin d’aide spécialisée comme le redoublement.

L’argument de la sortie de classe comme privant l’élève des apprentissages qui s’y déroulent pendant qu’il bénéficie de l’aide personnalisée n’est pas nouveau. Il faisait partie des discours qui accompagnaient la politique de suppression des RASED voulue par Darcos puis Chatel. Il témoigne d’une profonde méconnaissance de la réalité des organisations de classes élémentaires. Pour un élève en difficulté, l’apprentissage ne se circonscrit pas dans une leçon unique. Cet argument fait fi du travail de concertation entre l’enseignant spécialisé et l’enseignant de la classe et nie la réalité actuelle des prises en charge par les maîtres E dont une partie des interventions se déroule au sein même de la classe.

Le rapport propose qu’à la place des RASED soit mis en œuvre un programme développé en Angleterre : « literacy hour » dont il souligne les effets positifs. Sur le principe, l’idée de développer une action ciblant la maîtrise de la lecture ne peut être évidemment rejetée. Mais en faire une méthode garantissant la réussite des élèves relève d’une simplification abusive. Rappelons que l’action anglaise s’est développée dans le contexte d’une augmentation d’investissement financier considérable pour l’école voulue par le gouvernement Blair, après la désastreuse période Tatcher. Si plusieurs études ont souligné les résultats positifs de la « literacy hour », il reste difficile de faire la part spécifique de cette action et celle d’un contexte général d’investissement dans les moyens accordés à la politique scolaire. Enfin, il est tout de même paradoxal de vanter « Literacy hour » pour l’école française quand les tentatives de dispositifs type « Coup de pouce-CLE » n’ont pu bénéficier des moyens qui auraient permis leur développement et parfois ont dû cesser faute de financement.

Evaluer les RASED pour améliorer leur fonctionnement ou se servir de leur évaluation pour légitimer leur suppression ?

L’évaluation du travail des RASED est une nécessité. Y compris quand elle questionne les pratiques enseignantes mais ce qui sous-tend ce rapport de l’IREDU est d’un autre ordre. C’est l’idée, a priori, que la réussite des élèves se joue exclusivement dans la classe. Tout autre dispositif ne serait qu’un « saupoudrage » inefficace. Si le débat est nécessaire pour questionner l’aide spécialisée et ses relations avec le travail en classe, il doit aussi prendre en compte l’immense difficulté de pouvoir, au sein d’une classe, procéder à l’ensemble des différenciations nécessaires qui permettraient de répondre aux besoins des élèves. D’autant que cette difficulté est renforcée par l’augmentation des effectifs moyens des classes comme par l’insuffisance patente de formation initiale et continue des enseignants sur la question des difficultés d’apprentissage. On peut toujours décreter que l’idéal serait de tout régler en classe mais organiser le sytème sur ce postulat supposerait qu’on puisse être assuré de sa faisabilité. Force est de constater que la plus déterminée des volontés enseignantes en la matière est fortement mise à l’épreuve par la complexité des difficultés d’apprentissage.

Il ne s’agit pas de mythifier l’action des RASED, de nier la nécessaire progression des articulations entre la prise en charge spécialisée et les apprentissages au sein de la classe. Il faut répéter que la réussite des élèves en difficulté se joue fondamentalement dans la classe. Mais, pour autant, affirmer avec certitude que cette centration sur la classe nécessiterait la disparition des RASED serait une erreur grave dont pâtiraient les élèves en difficulté. D’autant qu’une telle affirmation est évidemment attendue par ceux qui pour des raisons strictement budgétaires cherchent à trouver une légitimation « scientifique » à leur volonté économique.

Disons-le clairement : aucune étude ne viendra prouver scientifiquement la validité ou l’invalidité de l’intervention spécialisée des RASED. Le rôle de la recherche en éducation n’est pas d’extrapoler en prétendant que le traitement de données est en capacité de construire des solutions. La question de la difficulté scolaire est complexe et le développement de la capacité du service public à faire réussir tous les élèves ne peut se résoudre par la recherche d’une solution univoque. C’est au contraire en agissant à tous les niveaux, de l’essentielle formation initiale et continue des enseignants au développement des moyens accordés aux RASED, comme aux ressources spécifiques de l’éducation prioritaire et à la diminution de la taille des classes, que nous pourrons relever le défi de la démocratisation du savoir. L’éducation est un système qui ne peut se circonscrire à l’aune d’une étude particulière. Ceux qui voudront utiliser l’étude de l’IREDU pour faire la preuve que la suppression des RASED est nécessaire n’échapperont pas au paradoxe de la période actuelle : nous n’avons jamais tant parlé de la démocratisation de la réussite scolaire que dans ces temps où l’école se voit privée des moyens dont elle doit disposer pour que la réussite scolaire ne puisse se limiter à l’intention généreuse des discours.

(1) Claire BONNARD, Jean-François GIRET, Céline SAUVAGEOT, Effets du passage en RASED sur le parcours scolaire des élèves ?

 

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