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SNUipp-FSU 93 Seine Saint Denis

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15 novembre 2016

APC :
rendez-vous sur votre espace personnel !

Chacun-e doit prendre un peu de temps pour aller sur son espace personnel pour remplir l’enquête APC du SNUipp-FSU.
Tous ensemble renforçons l’action !


Continuons à construire l’action syndicale nationale
d’arrêt des APC.

Ne cédons pas aux pressions.
C’est le moment : allez tous sur vos espaces personnels et remplissez l’enquête APC.


cliquez sur l’image pour vous connectez



Le SNUipp-FSU a maintenant besoin de recenser précisément les collègues et les écoles engagés dans l’action.




Le 4 novembre 2016

Pour le SNUipp-FSU, la priorité des enseignants est de parvenir à travailler collectivement. La restauration de notre collectif de travail, mis à mal par l’annualisation des 108h en 2009, puis par la réforme des rythmes scolaires, est particulièrement importante cette année : nous devons mettre en œuvre des nouveaux programmes, réécrire nos projets d’école, faire vivre le "plus de maîtres que de classes", etc.
Notre priorité est de bien faire notre métier pendant les 24h de classe devant élèves, grâce notamment à la réflexion collective ; les APC restent "satellites" par rapport à cette priorité et notre temps pour bien travailler n’est pas infini !

Le SNUipp-FSU invite TOUTE LA PROFESSION à s’engager dans notre action syndicale nationale d’arrêt des APC.
TOUS ENSEMBLE, retrouvons le chemin de la lutte collective. Plus nous serons nombreux à arrêter les APC, plus le ministère sera contraint d’ouvrir les négociations demandées.

Arrêtons les APC, pour retrouver la force que nous représentons collectivement !

Je suis la consigne du SNUipp, j’arrête les APC !

- Pour m’inscrire, je vais sur mon espace « perso » « école »


Je peux aussi me connecter sur l’espace « école » qui a été envoyé dans chaque école.

- Sur mon espace personnel (voir ci-dessus), je peux comptabiliser mon travail invisible

- Je trouve des outils (lettre aux parents, argumentaire pour mon IEN, questions-réponses ...)


Faire monter le compteur pour faire monter la pression

Dans les écoles, l’organisation des APC varie : faites plus ou moins régulièrement, réappropriées, imputées au travail invisible... Ce qui est commun à tous, c’est la course contre le temps et la multiplication des tâches qui explose le cadre des 108 heures.
Si la ministre reconnaît que la réalité du temps de travail des enseignants des écoles est très élevée, pour l’instant elle n’ouvre pas de discussions pour revoir les obligations réglementaires de service. L’enjeu de la campagne syndicale sur les APC est bien d’obliger le ministère à ouvrir ces discussions en faisant monter le compteur des enseignants engagés à ne plus mettre en place les APC.

Différentes réalités
Ne plus mettre en place les APC peut prendre différentes réalités selon les écoles. Dès lors qu’une école utilise son temps dans le cadre d’un projet collectif organisé, affecte ce temps aux différentes taches invisibles, elle rentre dans le cadre de cette action syndicale pour redéfinir le temps de travail.
Le SNUipp-FSU a mis en place des espaces numériques pour les écoles et les collègues afin de collecter l’ensemble de ces situations. Aucune information collectée ne sera divulguée. Les liens pour vous y rendre vous sont parvenus par courriel. Cela permettra de connaître le nombre d’écoles et d’enseignants suivant la consigne et de les rendre publics.



Y a-t-il un « risque » si je ne mets plus en place les APC ?
Une consigne syndicale contrevient généralement aux exigences de l’institution et de la hiérarchie. Elle comporte toujours un « risque », notamment que l’IEN ou le Dasen s’adresse aux enseignants pour leur rappeler leurs obligations de service dont l’APC fait partie. Le fait de s’inscrire dans une démarche engageant plus de 37 000 collègues à l’appel du principal syndicat du primaire permet de créer un rapport de force plus élevé qu’un simple face à face entre un enseignant et son IEN.

Ne pas mettre en place les APC, est-ce un « service non fait » ?
En principe, ne pas remplir la totalité de ses obligations de services peut être considéré comme un « service non fait ». Et un « service non fait », comme une journée de grève par exemple, entraîne un retrait de salaire. En réalité, le temps des APC est un temps dont peuvent bénéficier certains élèves volontaires et dont l’organisation est validée par l’IEN après proposition du conseil des maîtres et enfin inscrite dans le projet d’école. L’intérêt pour les APC est-il tel que ces procédures sont toujours mises en oeuvre ? Ce temps annualisé, difficile de dire dès maintenant qu’il n’aura pas été fait
Dois-je dire à mon IEN que je ne fais plus les APC ?
Non, nous ne sommes pas dans la désobéissance. C’est à l’administration de faire la preuve d’un service non fait. Ira-t-elle jusqu’à sanctionner massivement des enseignants qui auront consacré le temps des APC à leurs missions non reconnues ?

Je suis seul-e dans mon école à vouloir suivre la consigne et ne plus mettre en place les APC, est-ce possible ?
Il est préférable de suivre la consigne en équipe. L’idéal est d’être le plus nombreux possible mais cela n’empêche pas une partie des enseignants de l’école de s’engager dans la consigne syndicale tandis qu’une autre partie continue de mettre en place les APC. Pour autant, la préoccupation du temps de travail est permanente pour toutes les équipes.

Concrètement si on ne met plus en place les APC, que fera-t-on de ce temps dégagé ?
Cette heure hebdomadaire dégagée permet de travailler autrement ou de compenser une partie du temps de travail invisible : lien avec les familles, travail en équipe, multiples partenariats éducatifs ou médico-sociaux, préparation de sorties, projets de classe... Actuellement, les enseignants consacrent en moyenne 2h30 par semaine à ces activités, soit quasiment le double du temps prévu dans les 108 heures.


Du travail « invisible » insuffisamment reconnu
Les 108 heures, ça déborde !
Tentative de liste, non exhaustive, des tâches effectuées par les enseignants en dehors de la présence des élèves. Cela comprend bien évidemment la préparation de la classe dans toutes ses dimensions, les corrections des travaux d’élèves, la recherche documentaire, la conception de supports pédagogiques... Tout ce temps est estimé par une étude du ministère à 13 heures hebdomadaires. Un temps auquel il faut ajouter un travail « invisible » conséquent correspondant aux rencontres avec les parents, au travail en équipe, à l’appropriation des nouveaux programmes, la lecture des circulaires, des projets, des rapports, la préparation et l’accompagnement des sorties, l’élaboration du projet de classe et du projet d’école, les classes découvertes et autres classes transplantées, le suivi des apprentissages et les bilans des élèves, la gestion du site de l’école et du matériel informatique, la coopérative scolaire, les commandes de fournitures, le lien avec les collègues quand on partage la classe et avec le Rased, les différentes équipes éducatives et de suivi, le temps d’accueil des élèves, la restitution des élèves aux familles, le lien avec les AVS, les ATSEM, les agents de service…, la préparation et l’organisation des manifestations organisées à l’école, les réunions avec les partenaires locaux ...



Lydie,CE2
« En école élémentaire en REP, nous avons bénéficié de l’ouverture d’un poste de PDMQDC. Afin de « faire vivre ce maître supplémentaire », nous avons fait le choix de consacrer les heures d’APC à la coordination, la concertation, à l’élaboration collective, au regard croisé des élèves, à l’échange de pratiques... Et à dire vrai, les 36h ne suffisent pas ! »

Odile,GS maternelle
« J’enseigne dans une école maternelle en REP+, la liaison avec les familles est indispensable pour créer du commun, nous avons fait le choix de consacrer les heures d’APC au lien avec les familles en organisant des cafés parents, des accueil de parents en classe suivi d’échanges sur le ressenti des familles, de co-construire des projets école famille (matinée jeux de société)... Bref les idées ne manquent pas, le temps si ! »
Laurent,directeur d’école élémentaire
« Cette année nous organisons une classe de neige pour les élèves de cycle 3 dans notre école. Nous avons choisi de ne pas prendre d’élèves en charge en APC mais de consacrer ce temps à notre projet de cycle. Les recherches, les temps de concertation, les rencontres avec les parents, les visites sur site, la préparation du cahier de classe découverte... »

Alexis,maître supplémentaire
« La mise en place des nouveaux cycles notamment celui du cycle 3 nécessite de trouver des temps communs avec le 2nd degré. Dans notre département rien n’est mis en place par l’administration pour faire vivre ce nouveau cycle : temps de rencontre sur notre temps personnel, pas de frais de déplacement. Nous avons choisi d’y consacrer le temps des APC. Nous ne pouvons pas continuer d’empiler les réformes sans avoir les moyens de les faire vivre ! »
Katia,PS-MS maternelle
« La conception du carnet de suivi des apprentissages en maternelle nous demande du temps de concertation, de recherche et de temps pour échanger sur la mise en place de ce nouvel outil. Nous avons choisi d’y dédier les heures d’APC. »

Julien,CM1
« Dans mon école nous avions l’habitude de nous réunir fréquemment, de travailler ensemble. Mais voilà. Depuis l’aide personnalisée, puis l’APC et la réforme des rythmes, nous n’en avons plus la possibilité. Nos emplois du temps sont morcelés. Quand la moitié de l’équipe est libre, l’autre est en APC ou en animation pédagogique. Or, travailler en équipe, j’en ai besoin pour bien faire mon métier. Arrêter les APC, c’est nous permettre de retrouver ces moments pour travailler ensemble. »




Le 14 octobre 2016

Plus de 37 000 engagements à ne pas faire les APC, il faut continuer ! La ministre reconnaît "le bienfondé de notre demande" sur la question du temps de travail des enseignants.
Soyons de plus en plus nombreux dans l’action !


Moyens consacrés à l’école, nouveautés de la rentrée, revalorisation salariale et temps de travail étaient au menu de la rencontre entre le SNUipp-FSU et la ministre de l’Éducation nationale le 6 octobre dernier.


École

Au cours de l’entretien, le SNUipp a insisté sur l’importance d’un investissement d’ampleur pour répondre aux exigences de la réussite de tous et de la réduction des inégalités. Pour le syndicat, il faut dégager les moyens qui permettent de ré-abonder les RASED, diminuer les effectifs par classe, relancer la formation continue, augmenter les recrutements. Nous avons rappelé nos demandes de moratoire pour le livret scolaire numérique et de diffusion auprès des enseignants des écoles des programmes en version papier. Concernant la réforme de la formation spécialisée, un parcours concernant les enseignements adaptés doit être clairement identifié.

ISAE et revalorisation

Nous avons insisté sur notre exigence de reconnaissance de tous les collègues. Pour nous, il ne doit pas y avoir de perdants suite à la création de l’ISAE. Certains en sont toujours exclus et ce n’est pas acceptable.
Les discussions concernant le protocole PPCR et la réforme de l’évaluation vont se terminer le 13 octobre. Le déroulement d’une carrière sur deux grades avec l’accès pour tous à l’échelon terminal de la hors classe doit être effectif. De même, le guide d’entretien doit devenir un simple document d’aide à l’entretien. Cela n’est pas encore garanti.

Temps de travail et APC

Enfin, nous avons exposé notre campagne pour obtenir la redéfinition de notre temps de travail et l’ouverture de discussions. Notre métier a changé : les 108 heures explosent et le travail invisible, qui commence après la classe, est de plus en plus important. La charge de travail est aujourd’hui trop lourde. Il nous faut récupérer du temps. C’est pourquoi nous avons lancé la consigne de ne plus faire les APC qui constituent un dispositif peu efficace.

Bien que la ministre soit en désaccord avec notre moyen d’action et qu’elle ait rappelé que les enseignants peuvent s’exposer à des sanctions, elle reconnait le bien-fondé de notre demande. Elle a laissé entrevoir la possibilité d’engager des discussions sur la question du temps de travail des enseignants. Nous lui avons répondu qu’il serait inacceptable de sanctionner des enseignants qui travaillent et redemandé que des discussions s’ouvrent sans attendre.

C’est le moment d’y aller ! Ensemble, dans les écoles, entrons dans l’action. C’est par un rapport de force conséquent que nous obtiendrons des avancées sur notre temps de travail. Le SNUipp va fournir des outils aux collègues et aux équipes (Que dire à l’IEN ? Qu’est-ce qui constitue tout le travail invisible ? Comment alerter le SNUipp si on est en difficulté ? Comment s’adresser aux familles ? ...) Notre exigence est légitime, renforçons l’action pour que des discussions s’ouvrent. Récupérons ensemble le temps des APC !



le 14 octobre

Le cap des 35 000 engagements a été dépassé, plus de 37 000 collègues se sont engagés sur notre site dédié. Pour le SNUipp-FSU, il s’agit d’une première victoire. D’ores et déjà nous avons a réussi à ouvrir le débat autour de la réduction du temps de travail dans la profession, mais surtout à impliquer une part importante des enseignantes et des enseignants dans un engagement à arrêter les APC. Un engagement qui se traduit maintenant par l’entrée dans l’action.

Un temps de travail qui doit être redéfini

Nous passons à la deuxième étape de notre action avec le rapport de force enclenché par plus de 10 % des personnels, un rapport de force que nous devons amplifier. Il s’agit bien d’une action nationale, collective par laquelle il s’agit pour le SNUipp-FSU d’avancer concrètement vers la réduction du temps d’enseignement et d’obtenir rapidement des négociations avec la ministre sur ce dossier.

Le SNUipp-FSU s’est adressé à la Ministre dès le 29 septembre pour lui demander l’ouverture de discussions et a lancé sa consigne d’arrêt des APC.

C’est un rapport de force large et collectif qui permettra la réussite de notre action.

- continuons d’en débattre dans toutes les écoles. Diffusez la FAQ ci-contre pour convaincre vos collègues de rejoindre l’action collective.
- Cliquez sur le site dédié du SNUipp-FSU (ici) et proposez à vos collègues de le faire.
- Une lettre aux parents est à votre disposition (ci-dessous) si vous le souhaitez

Le SNUipp-FSU 93 a demandé une audience au DASEN au sujet des APC et nous allons, également, rencontrer de nombreux IEN dans les circonscriptions. N’hésitez pas à nous contacter en cas de difficulté ou si vous souhaitez des précisions sur cette action syndicale nationale.

             
Pour vous engager, cliquez sur l’image
Soyons de plus en plus nombreux !


L’aide individualisée est–elle efficace ?
D’après le rapport du CNSECO

Elle se révèle peu efficace parce que dispensée sur un temps à la marge de l’école et des heures de cours. Elle ne permet pas de modifier l’expérience scolaire au quotidien des élèves.

Le RASED

Une étude réalisée en 2010 par le professeur Jean-Jacques Guillarmé (Université Paris-Descartes) atteste l’efficacité de l’aide des RASED.

« 20% des élèves ayant suivi 30 heures d’aide personnalisée font effectivement des progrès dans les acquisitions scolaires, exclusivement.

Par conséquent, l’aide personnalisée n’est pas adaptée aux autres élèves qui en ont bénéficié (80%) », a calculé JJ Guillarmé. Par contre, « 70 % des élèves ayant suivi 30 heures d’aide rééducative font effectivement des progrès, et ce non seulement dans les acquisitions scolaires (65%) mais également dans le domaine des compétences cognitives (développement des capacités à penser, mémoriser, raisonner, apprendre) : 68% ; des compétences sociales (capacités à communiquer, à développer des interactions avec les autres, à assumer les conséquences de ses actes) : + de 70% ; des compétences relationnelles (acceptation de l’autorité et des règles, bonne estime de soi) : 60% ».

L’étude établit que « l’aide spécialisée rééducative est une réponse plus adaptée et plus efficace que l’aide personnalisée dans 4 situations sur 5. Non seulement elle diminue les variations à l’intérieur de tous les champs mais elle fait monter l’ensemble des compétences ».

 

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