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SNUipp-FSU 93 Seine Saint Denis

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7 juin 2017

Carrières, évaluation :
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Calculateur en ligne qui permet à chacun de projeter son évolution de carrière et de la comparer aux modalités actuelles d’avancement.

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Lire : Retard à l’allumage pour la revalorisation.

Alors que la réforme de l’évaluation des enseignants doit entrer en vigueur à la rentrée 2017, qu’en est-il des modalités d’inspection d’ici là ? Suite à plusieurs interventions du SNUipp-FSU, le ministère a adressé aux recteurs et aux DASEN le 16 décembre dernier, un courrier qui précise la marche à suivre, s’agissant notamment des enseignantes et des enseignants en tout début de carrière.

« Les inspecteurs continueront d’apporter un accompagnement aux personnels et notamment aux personnels récemment titularisés (T1 et T2), par le biais de visites d’accompagnement et de conseils personnalisés. » précise la lettre. En toute logique, l’inspection des T2 sous la forme actuelle n’a donc plus lieu d’être et doit prendre la forme d’une visite conseil, formative et sans notation.

Milieu de carrière
Il est par ailleurs indiqué que sont prioritaires pour l’inspection les personnels qui, au 1er septembre 2016, bénéficient au 6e échelon d’une ancienneté d’échelon inférieure ou égale à un an et les personnels qui, à la même date au 8e échelon, bénéficient d’une ancienneté comprise entre 6 et 18 mois sous réserve qu’ils n’aient pas eu une inspection récente, c’est à dire inférieure ou égale à 3 ans.

Est rappelé également qu’il n’y a pas lieu d’engager des inspections pour le passage à la hors-classe, sauf cas particulier (retour de congés, changement de corps…) et que dans ce cas, cela donne lieu à une note.

Lire la courrier du ministère ...


Le SNUipp-FSU propose aux enseignants des outils qui détaillent les différentes mesures et permettent à chacun de visualiser l’évolution de sa carrière.

Le SNUipp-FSU met à la disposition de l’ensemble de la profession une brochure qui détaille l’ensemble des nouvelles mesures concernant le déroulement de carrière, les rémunérations et les nouvelles modalités d’inspection.

Télécharger la brochure

L’avis du CTM
Le Comité technique ministériel de l’Éducation nationale (CTM) du 7 décembre était chargé de donner un avis sur les projets de décret portant reconstruction de la carrière des personnels d’enseignement et d’éducation et revalorisation de leurs grilles de rémunération suite aux discussions sur les « Parcours professionnels, carrières, rémunérations » (PPCR) tenues à la Fonction publique. Le SNUipp-FSU a voté en faveur de ces textes car il considère que des avancées ont été obtenues. Il a également porté des amendements car des insuffisances et des désaccords demeurent.

En résumé
L’ensemble des enseignants va bénéficier dès 2017 d’une revalorisation des salaires et des carrières avec des mesures étalées jusqu’en 2020. Le système d’évaluation professionnelle des enseignants, autrement dit l’inspection, est modifié de façon significative : moins d’inspections au cours de la carrière, plus d’accompagnement, de conseil et de formation. Le déroulement de carrière est resserré. Le rythme d’avancement sera unique mais trois rendez-vous de carrière avec visite suivie d’un entretien et avis de l’IEN subsisteront. Ces rendez-vous auront un effet d’accélération dans le déroulement de carrière au sein de la classe normale pour 30% des personnels et pour déterminer le moment d’accès à la hors-classe.

Ce qu’en dit le SNUipp-FSU
Par ailleurs, les gains indiciaires ne sont pas suffisants, notamment en début de carrière. De plus, le SNUipp demande la garantie que tous les enseignants aujourd’hui en fin de carrière puissent accéder à la hors-classe. Enfin, la création de la classe exceptionnelle réservée à un nombre limité de personnels est inacceptable. Tout au long des discussions le SNUipp, avec la FSU, a porté l’exigence de la plus grande transparence, de barèmes qui prennent en compte l’expérience professionnelle et d’une équité de traitement. Il a insisté sur la nécessité de tenue de CAPD en cas de désaccord d’un enseignant concernant son évaluation. Il a aussi obtenu l’abandon du bilan professionnel obligatoire que le ministère voulait adopter. Il poursuit ses interventions pour améliorer les textes d’application et le déblocage de crédits indispensables au développement de la formation et à l’évolution du rôle de l’accompagnement des IEN.

Pour le syndicat, il s’agit maintenant de renforcer et d’amplifier ces mesures pour une meilleure revalorisation des rémunérations des enseignants du premier degré, particulièrement mal payés par rapport à la moyenne de l’OCDE ou par rapport aux autres enseignants français.



LE 12 décembre 2016

Nouvelle carrière pour les PE : Le détail des mesures :

À partir de janvier prochain, la carrière des enseignants des écoles sera progressivement rénovée. Leur système d’évaluation sera largement modifié à partir de septembre 2017. Le SNUipp-FSU vous propose une série de fiches téléchargeables qui détaillent les différentes mesures.

- Les principales mesures
- Le calendrier de mise en œuvre
- Les grilles de salaire
- Les modalités de reclassement
- Conversion de l’indemnitaire en indiciaire
- Les nouvelles modalités d’évaluation
- Des mesures transitoires



Le 19 octobre 2016

Depuis juillet dernier, le ministère a entamé des discussions avec les organisations syndicales pour faire évoluer les modalités d’évaluation des enseignants. Celles-ci devraient entrer en vigueur à la rentrée 2017. Ce dossier est particulièrement important pour notre profession, c’est pourquoi le SNUipp-FSU l’avait consultée sur les premières propositions pour pouvoir mieux porter ses attentes. Si toutes les demandes du syndicat n’ont pas été entendues, il a obtenu des évolutions. Décryptage.

Les enseignants des écoles ont été nombreux à répondre à la consultation du SNUipp-FSU puis à signer l’adresse à la ministre concernant le statut du document d’appui à l’évaluation et le déroulement effectif de carrière sur deux grades. Cela a permis de défendre les demandes des acteurs de terrain et de peser dans ces négociations.


- Le SNUipp-FSU a rappelé que l’un des enjeux fondamentaux de l’évaluation des enseignants est l’amélioration du service public d’éducation. La poursuite d’un tel objectif ne peut se confondre avec une gestion différenciée des carrières qui accélère la progression de ceux que l’institution estime les « meilleurs ». C’est pour cela qu’il faut une déconnexion entre l’évaluation et le déroulement de la carrière.

- Le SNUipp-FSU a pesé pour que le document d’appui au rendez-vous de carrière reste un document facultatif qui ne peut avoir pour seul but que de servir à la préparation de l’évaluation.

- Le déroulement de carrière sur deux grades (classe normale et hors-classe) doit devenir une réalité pour tous les enseignants du premier degré. Le SNUipp l’a fait inscrire très clairement dans le document de présentation des rendez-vous de carrière qui servira de support à un guide et une notice distribués à tous les enseignants.

- A notre initiative, le principe de l’égalité hommes/femmes a été inscrit dans le processus des rendez-vous de carrière. Ainsi, les promotions tiendront compte, dans le choix des promus, de l’équilibre femmes/hommes parmi les promouvables.


Le 07 octobre

Les discussions concernant le projet de réforme de l’évaluation et du déroulement de carrière des enseignants se concluent le 13 octobre prochain. Vous avez été plus de 11 000 à répondre à la consultation que le SNUipp-FSU avait lancé sur le sujet. Elle nous a permis d’obtenir de premiers bougés, notamment sur le bilan professionnel.

Continuer à peser dans les discussions

Le ministère a entendu la demande des personnels qui, lors de la consultation, refusaient à 80% le bilan professionnel proposé dans le projet ministériel. Il prendrait désormais la forme d’un guide d’entretien. Nous devons maintenant obtenir qu’il soit un simple document d’aide à l’entretien et non un document de synthèse à renvoyer à l’IEN avant sa visite et qui serait conservé dans le dossier administratif.

Nous devons par ailleurs obtenir que l’évaluation soit un réel moment d’accompagnement, de conseil et d’aide aux enseignants. Elle doit pour cela être déconnectée du déroulement de la carrière.

Enfin, concernant les promotions, le fait que tous enseignants et enseignantes terminent leur carrière au dernier échelon de la hors classe est une avancée. Mais il faut que cet engagement qui n’est pas garanti à l’heure actuelle soit effectif, ce qui passe par :

- l’augmentation des possibilités d’accès à la hors classe, une automaticité d’accès à la hors classe pour les personnels au 11ème échelon de la classe normale
- des dispositions transitoires pour les personnels actuellement aux 9ème, 10ème et 11ème échelons.


Cliquer sur l’image pour envoyer un mail à la ministre


Texte du mail :
Madame la Ministre,
Les discussions concernant le projet de réforme de l’évaluation et du déroulement de carrière se concluent le 13 octobre prochain.

Avec le SNUipp-FSU, je demande :
- que le guide d’entretien soit un simple document d’aide à l’entretien et non un document écrit conservé dans le dossier administratif
- que votre engagement à ce que tous les enseignants et enseignantes atteignent l’échelon terminal de la hors classe soit respecté

Recevez, Madame la Ministre, mes respectueuses salutations,




Le 23 septembre 2016

Le ministère a engagé une réforme de l’évaluation des enseignants. Pour le SNUipp-FSU, lorsqu’on veut réussir un changement, il est indispensable d’écouter celles et ceux qui sont concernés. Celles et ceux qui savent quelle est la réalité de leur métier et quels sont leurs besoins. C’est pour cela que le SNUipp-FSU a lancé une grande consultation des enseignants du premier degré. Il les a interrogés sur l’inspection actuelle, leur appréciation du projet de réforme du ministère et sur leurs besoins. Il leur a enfin demandé quelles étaient leurs priorités pour faire évoluer l’évaluation.

Plus de 10 000 enseignants ont répondu à cette consultation en cinq jours. C’est dire l’importance qu’ils accordent à cette question.

Quelles sont les lignes de force qui se dégagent de cette consultation ?

8 professeurs des écoles sur 10 rejettent la forme actuelle de l’inspection.

Dans les verbatims, elle est jugée "infantilisante", "stressante", "peu formatrice" et relevant trop souvent de l’évaluation "sanction".

85% des professeurs des écoles sont en demande d’accompagnement et de conseil. Pour eux, l’inspection doit vérifier la conformité de l’enseignement dispensé avec les programmes. Majoritairement (53%), ils ne souhaitent pas que ce soit un moyen d’offrir une meilleure carrière à certains que l’institution juge "méritants".

Sur le projet de réforme du ministère :

• 83% des enseignants sont en désaccord avec l’idée que l’avis de l’inspecteur (IEN) soit le seul pris en compte pour les accélérations de carrière des 6ème et 8ème échelons. Le poids ainsi donné au supérieur hiérarchique dans le déroulement de la carrière est très majoritairement rejeté.

• Ils sont massivement en désaccord, à près de 80%, avec l’obligation de rédiger un bilan professionnel. Celui-ci est perçu comme une charge de travail supplémentaire. Mais les enseignants des écoles interrogent sans doute aussi la sincérité de ce document : comment faire une analyse honnête de sa pratique professionnelle quand ce bilan va servir à sélectionner certains d’entre eux notamment au travers des accélérations de carrière.

• Concernant les critères d’évaluation de la nouvelle grille, près de 60% des enseignants pensent qu’ils ne sont pas suffisamment centrés sur le travail en classe.

• Enfin ils souhaitent très majoritairement (88%) que l’inspection soit mieux cadrée nationalement (délais, documents à présenter, attendus professionnels, procédure de recours en cas de désaccord). Cela correspond à la proposition du ministère.

Quelles sont leurs priorités aujourd’hui ?

Dans une dernière question, nous leur demandions de prioriser, de 1 à 6, leurs besoins liés à l’inspection/évaluation pour mieux faire leur métier. Les enseignants du premier degré sont des professionnels recrutés à bac +5. Dans un contexte de travail jugé dégradé par la majorité d’entre eux, ils demandent d’abord de bénéficier de la confiance de leur supérieur hiérarchique pour aller vers des relations fondées sur un partage d’expertise. Ils sont en demande de temps pour travailler en équipe, répondre concrètement à la mise en œuvre des nouveaux programmes ou de la liaison école/collège. Enfin et sans surprise, ils sont en demande de formation continue, une formation continue aujourd’hui exsangue.

Le ministère est à la croisée des chemins. L’enjeu fondamental de l’évaluation des enseignants est l’amélioration du service public d’éducation pour permettre une plus grande égalité dans l’accès aux savoirs. Le ministère doit aujourd’hui répondre aux demandes et aux besoins de la profession. Pour cela, il doit proposer une évaluation qui réellement accompagne, conseille et aide les enseignants des écoles à faire et à réinterroger leur métier. Les rendez-vous de carrière tels qu’ils sont prévus, aboutissant à accélérer la carrière de 3 enseignants sur 10, vont à l’encontre d’une évaluation professionnelle à visée formative. L’évaluation doit être déconnectée de la carrière. Il ne doit pas y avoir de mise en concurrence des personnels, mais au contraire une volonté de faire progresser l’école en renforçant le travail en équipe et la confiance dans l’investissement quotidien des enseignants.



Voir l’ensemble des résultats en cliquant sur l’image


Continuer à peser, donner votre avis !

Les discussions au ministère ne sont pas terminées. Plus nombreuses et nombreux seront les enseignants des écoles à donner leur avis sur le projet de réforme de leur évaluation, plus nous pourrons peser dans les échanges avec le ministère.





Le 15 septembre

Rendez-vous de carrière, inspection, rythmes d’avancement, accès à la hors classe et à la classe exceptionnelle : un balayage détaillé des mesures envisagées, des éléments d’analyse et des questions qui restent en suspens sur un dossier particulièrement attendu par les enseignants des écoles.

Le ministère a entamé depuis juillet des discussions avec les organisations syndicales pour modifier les modalités d’évaluation des enseignants. Celles-ci devraient entrer en vigueur à la rentrée 2017. Ce dossier est particulièrement important pour notre profession. Aussi le SNUipp-FSU organise une large consultation des personnels pour pouvoir porter la parole de ces derniers.

Cliquer sur l’image pour démarrer l’enquête


Une nouvelle carrière

Le ministère propose un nouveau déroulement de carrière avec quatre rendez-vous qui « permettent de reconnaître la valeur professionnelle de l’enseignant » et de déterminer :

- Pour le premier, après environ 7 ans de carrière, la réduction d’une année pour passer du 6ème au 7ème échelon ;
- Pour le second, après environ 12-13 ans de carrière, la réduction d’une année pour passer du 8ème au 9ème échelon ;
- Pour le troisième, dans la 2ème année du 9ème échelon de la classe normale, le moment de l’accès à la hors classe ;
- Pour le quatrième, la possibilité de l’accès à la classe exceptionnelle.

L’analyse du SNUipp-FSU

Cette proposition continue de lier fortement le déroulement de la carrière avec l’évaluation de l’enseignant. Pour le SNUipp-FSU l’enjeu de l’évaluation est de faire progresser le système éducatif pour faire mieux réussir les élèves et ce, sans diviser les collègues. Il faut donc que l’évaluation de la pratique du métier soit déconnectée de l’évolution de la carrière.


Un avancement accéléré aux 6ème et 8ème échelons
L’avancement accéléré dans la classe normale, aux 6ème et 8ème échelon, se ferait sur la seule appréciation de l’IEN. Seuls 30% des collègues en bénéficieraient.

L’analyse du SNUipp-FSU

L’avis de l’IEN est absolument déterminant dans ces deux accélérations de carrière dont 70% des collègues seraient écartés. L’expérience professionnelle induite par l’ancienneté de carrière devrait aussi être prise en compte. Il existe de plus un vrai risque de surdétermination : les 30% de collègues ayant bénéficié de la réduction de durée d’échelon au 6ème ne seront-ils pas ceux qui bénéficieront aussi de celle proposée au 8ème ?


L’accès à la hors classe
L’accès à la hors classe concernerait tous les enseignants mais pas au même moment de leur carrière. Le passage serait possible à partir de deux années dans le 9ème échelon. L’ordre de passage se ferait sur la base d’un barème prenant en compte l’avis de l’IEN lors du troisième rendez-vous de carrière et le nombre d’années décomptées à partir de deux ans dans le 9eme échelon.

L’analyse du SNUipp-FSU

Si l’accès de tous à la hors classe constitue une avancée pour la profession, il reste que l’avis de l’IEN serait à nouveau déterminant même s’il est minoré par l’introduction d’autres discriminants fondés sur l’ancienneté. Nous demandons un passage automatique à la hors classe à partir du 11ème échelon qui garantirait à tous un déroulement de carrière sur deux grades.


La « classe exceptionnelle »
Le quatrième rendez-vous de carrière mis en place par le ministère concerne la « classe exceptionnelle » à laquelle seuls 10% des PE pourraient accéder. Elle serait réservée à certaines fonctions (direction, conseillers pédagogiques, exercice en éducation prioritaire…) et, pour une petite partie, aux enseignants « les plus méritants ». De plus, un échelon spécial viendrait parachever cette classe exceptionnelle, lui-même divisé en trois sous échelons (de l’indice 890 à l’indice 972), qui ne serait accessible qu’à 20% des promus à la classe exceptionnelle, soit 2% du corps des PE…

L’analyse du SNUipp-FSU

Est-il normal que la très grande majorité des PE, celles et ceux qui font la classe tous les jours, n’aient pas droit à cette reconnaissance ? La classe exceptionnelle doit être accessible à tous.


Une nouvelle évaluation

Chaque rendez-vous de carrière comprendrait :

Un bilan professionnel
Il s’agirait pour l’enseignant d’envoyer à l’IEN, 15 jours avant l’inspection, un bilan professionnel (recto-verso) rédigé conformément à un modèle fixé nationalement. Il exposerait son parcours professionnel, décrirait ses activités dont il ferait l’analyse, et son inscription dans la dimension collective du métier. Il exprimerait également ses souhaits d’évolution professionnelle.

L’analyse du SNUipp-FSU

La rédaction de ce document doit reposer sur le volontariat. A ce titre il peut être un outil de préparation à l’entretien présentant certains attendus de l’institution. Ce document ne doit pas être envoyé préalablement à l’inspection car le risque existe qu’il prédétermine par avance l’avis de l’IEN. Ce document doit de plus concerner le cœur du métier. L’évaluation ne peut se fonder sur des éléments déclaratifs ou subjectifs concernant « l’implication dans les relations avec l’environnement de l’école », l’inscription dans une « démarche d’évolution professionnelle ». Il ne peut s’agir d’une auto évaluation propice à toutes sortes de dérives.


La visite en classe
Une visite en classe serait effectuée par l’inspecteur, suivie d’un entretien au cours duquel l’analyse de la visite serait faite. Serait également abordé le bilan professionnel de carrière transmis par l’enseignant.
Le compte-rendu du rendez-vous de carrière
Un compte-rendu du rendez-vous de carrière serait rédigé par l’IEN au travers d’une grille d’évaluation nationale. Cette grille intégrerait les compétences pédagogiques, le travail en équipe, les principes éthiques et les perspectives professionnelles. Une appréciation (Excellent, très bon, bon, à améliorer) viendrait en conclusion de ce compte-rendu. Cette catégorisation sera le point d’appui pour les accélérations de carrière aux 6ème et 8ème échelons.

L’analyse du SNUipp-FSU

Le caractère national de la grille est positif mais elle doit être centrée sur nos missions essentielles. Comment évaluer l’action responsable ? En quoi l’engagement dans une « démarche de développement professionnel » interférerait-il l’avancement dans la carrière ? La note disparait. Jusqu’ici l’existence d’un barème qui incluait la note induisait une forme d’harmonisation dans le déroulement de la carrière. Ici, le pouvoir discrétionnaire de l’IEN pourrait se renforcer.


Une évaluation qui veut « mieux accompagner » les enseignants
Mieux accompagner les enseignants, c’est l’intention affichée par le ministère via des visites d’école et/ou dans les classes par l’IEN, les conseillers pédagogiques ou les maîtres formateurs. Des visites qui peuvent se concevoir de manière collective ou individuelle, répondre à une demande individuelle, de l’équipe, ou institutionnelle (conseiller pédagogique ou IEN). Leur objectif serait de « consolider et développer les compétences professionnelles », « remédier aux difficultés rencontrées par certains personnels », « favoriser la mobilité professionnelle », être une « aide à la mise en œuvre des programmes » et à la « mise en œuvre de projets et dispositifs pédagogiques »…. Cet accompagnement est progressif et ajusté tout au long de la carrière des enseignants.

L’analyse du SNUipp-FSU

La non déconnexion de l’évaluation et de la carrière, l’IEN qui tantôt accompagne et évalue ensuite, montrent les limites de cet « accompagnement ». Comment dès lors établir une relation de confiance et de partage d’expertises dans ce cadre ? Le SNUipp a pointé la nécessité pour le ministère d’abonder sérieusement le vivier des formateurs et les moyens accordés à la formation continue.



 

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