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9 décembre 2016

Dossier de Presse

Café Péda : La FSU en résistance contre les projets de la droite

Le Café Pédagogique

La FSU en résistance contre les projets de la droite

Par François Jarraud, le jeudi 8 décembre 2016.

Ce n’est pas l’OCDE que la FSU est allée chercher pour faire face au programme éducatif des candidats de droite mais les Français eux-mêmes. A l’occasion du colloque "Pour la réussite de tous les élèves" qui s’est tenu à Paris les 6 et 7 décembre, la première organisation syndicale de l’enseignement a dévoilé un sondage d’opinion qui montre que les Français sont conscients qu’il faut continuer à investir dans l’École. Ils sont aussi mécontents de leur École et considèrent qu’elle décline. A la veille des élections, la Fsu invite les enseignants à relever le défi de la réussite et à préparer la résistance.

Pour l’observateur qui sort des présentations bien huilées de l’Ocde, puisque l’évènement se tient au moment même de la parution de Pisa, un colloque de la Fsu a un petit côté suranné. Les interventions très remarquées des experts (JP Delahaye, N Mons, S Bonnery, B Falaize) alternent avec les déclarations fleuves des différents syndicats, style années 1950...

Des Français critiques envers l’École...
Mais face à Pisa et ses mauvaises nouvelles, la Fsu dresse un double barrage assez efficace. D’abord avec la publication d’un sondage d’opinion qui montre que les Français sont lucides sur les difficultés de l’École mais pas prêts à jeter le bébé avec l’eau du bain. Ensuite en alimentant la réflexion de ses militants sur les difficultés de l’École et en les invitant au changement. Double effort un peu tardif mais qui montre que la fédération prépare la résistance.
Reposant sur la consultation d’un millier de français majeurs, le sondage Harris porte sur les exigences des Français, leur jugement sévère sur l’École et les moyens à mettre en œuvre pour y remédier.
Les exigences des Français c’est très clairement que l’École doit donner les mêmes chances de réussite à tous les élèves (77%). Cela vient avant la transmission des connaissances et des valeurs. C’est le premier objectif qu’ils fixent à l’éducation et ils savent que l’École ne l’atteint pas. Bien avant la publication de Pisa, les Français mettent l’accent sur le vrai point faible de l’École. S’ils mettent en avant les valeurs de discipline et d’autorité, concrètement ils demandent une école solidaire et c’est une bonne nouvelle.
Le mécontentement envers l’École est pourtant massif. 77% des Français estiment que l’École fonctionne mal. 67% estiment que la situation s’est dégradée sur la décennie, c’est dire que la refondation et les réforme n’ont pas convaincu.

Mais qui veulent davantage de moyens
Comment faire pour redresser l’École ? Les Français demandent davantage d’enseignants. 85% pensent que réduire le nombre d’élèves par classe est efficace pour faire réussir tous les élèves. 75% jugent que c’est "augmenter le nombre d’enseignants", ce qui confirme le premier vœu. 90% jugent le travail en petit effectif favorable à la réussite. En seconde position, ils privilégient des mesures pour l’insertion professionnelle comme l’apprentissage et davantage aider les élèves dans leur orientation. Les Français sont aussi convaincus à 73% que davantage d’autonomie donnée aux établissements serait efficace. 65% pensent qu’il faut augmenter la mixité sociale.

C’est un mixte continuité et rupture que demandent les Français. L’École que veulent les Français serait donc à la fois plus autoritaire et manageriale mais dotée aussi de davantage de moyens. Surtout ils gardent l’objectif social de réussite de tous les élèves.

Quelle pédagogie pour la réussite de tous ?
Second rempart, la Fsu manifeste son ouverture aux discours des experts en invitant des spécialistes qui peuvent être assez éloignés du discours de la fédération. Jean Paul Delahaye, ancien directeur de l’enseignement scolaire, a été vivement applaudi le 6 décembre quand il a évoqué la dureté de l’École envers les pauvres. Nathalie Mons a pu présenter les analyse du Cnesco.

Le 7 décembre Stéphane Bonnery est intervenu sur la démocratisation scolaire. Il a montré comment les inégalités se déplacent dans le système éducatif au fur et à mesure de la démocratisation du collège puis du lycée. Mais l’essentiel de son propos a été de montrer le décalage entre une école qui accueille majoritairement des enfants de milieu populaire, contrairement à ce que beaucoup pensent, et les exigences d’une École faite pour les enfants des milieux privilégiés.

Il a fait une démonstration brillante sur l’implicite des manuels scolaires et l’écart croissant entre les attentes de l’École et la culture des familles. Pour lui, "le modèle de l’élève des manuels est celui qui a des connivences avec l’école". Il montre comment les manuels sont préparés à occuper certains élèves avec des tâches de bas niveau et à laisser travailler les autres sur des réalisations de haut niveau. Autrement dit, les manuels participeraient à une guerre scolaire creusant les inégalités.

Il invite donc à "penser son cours en pensant à quel modèle d’élève on s’adresse" tout en ne renonçant pas aux exigences. Il critique ainsi la question de la différenciation qui mène souvent à donner des objectifs différents aux élèves.

Laïcité et réussite
Benoît Falaize a mené une intervention rapide mais brillante sur la laïcité à l’École. Derrière la question de la laïcité, il y a celle de l’islam considéré comme incompatible avec la démocratie et pour certains avec l’vcole. Il a montré comment l’École avait participé à la construction d’un identitaire religieux pour les enfants issus de l’immigration.

Que faire ? Porter réellement les valeurs de l’École et de la République. Être vraiment tolérant et fraternel. Une double exigence qui ne va pas de soi tant les stéréotypes et la culture de l’École vont contre. Peut-on parler de fraternité entre l’enseignant et sa hiérarchie ? Reconnaît-on réellement les convictions religieuses dans l’École ?

L’appel à résister de la Fsu
Il revenait à Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, de conclure le colloque en lançant une sorte d’appel à la résistance. "Pour maintenir une même ambition pour toutes et tous, il faut se doter des moyens et donner les outils aux enseignants", dit-elle. "Il faut donc centrer les efforts sur les conditions de scolarisation, dont la question des effectifs qui n’est pas un faux sujet, la pédagogie, avoir une grande vigilance et poursuivre les débats sur ce qui est et doit être enseigné, développer un plan ambitieux de formation initiale et continue des enseignants et de tous les personnels, développer la recherche... N’en déplaise aux pourfendeurs de la dépense publique, il faut poursuivre les efforts budgétaires engagés (postes, crédits), tout simplement parce que l’Éducation n’est pas un coût pour la société mais un investissement pour aujourd’hui et pour demain".

"Nous sommes à l’opposé des propositions de certains candidats qui, en toute méconnaissance de la réalité du terrain, proposent encore d’augmenter le temps de travail", continue-t-elle. "L’heure n’est donc ni au bricolage ni au renoncement. Elle est à l’engagement total pour l’éducation et la formation".

Une volonté qui devra passer par une union syndicale plus large qui ne va pas être simple à construire.

Lire aussi :
- Tribune de Bernadette Groison



Le 14 octobre 2016

Le Café Pédagogique

Seine-Saint-Denis : Le Snuipp demande le maintien du concours spécial de Créteil

Par François Jarraud, le mardi 18 octobre 2016.

"Nous vous demandons instamment de prévoir une dotation en postes pour la prochaine rentrée qui permette réellement de poursuivre l’effort engagé pour une école qui puisse faire réussir tous les enfants en Seine-Saint-Denis". Dans une lettre adressée à la ministre de l’éducation nationale le 17 octobre, Rachel Schneider, secrétaire départementale du Snuipp 93, demande le renouvellement du concours spécial de Créteil .

"La hausse démographique spécifique à notre département explique que, malgré les dotations positives des cinq rentrées précédentes, la moyenne des élèves par classe a augmenté durant ce quinquennat dans nos écoles, alors que 500 écoles sur 826 sont classées en REP et en REP+. Or le nombre d’élèves par classe est également déterminant pour la réussite scolaire des élèves, particulièrement en éducation prioritaire. La prochaine dotation en postes doit permettre de diminuer le nombre d’élèves par classe en Seine-Saint-Denis", écrit R Schneider.

Elle soulève aussi le déficit en Rased et en "plus de maitres que de classes". "Nous avons actuellement 158 postes de PDMQDC pour 500 écoles en éducation prioritaire", souligne-t-elle.

Le Snuipp pose aussi la question des droits des enseignants dans un département où le manque d’enseignants empêche leur mobilité. "Les droits des enseignants de Seine-Saint-Denis doivent être respectés : mobilité, temps partiels, disponibilité, détachement… les enseignants de notre département ne sont toujours pas bien traités. Savez-vous, Madame la Ministre, que des collègues reconnus travailleurs handicapés n’ont pas obtenu cette année l’allègement de service dont ils avaient besoin ?"

En conclusion, le Snuipp demande " d’organiser à nouveau un concours supplémentaire, comme vous l’avez fait les deux années précédentes."



Le Café Pédagogique

Céline Alvarez au regard des instits

Par François Jarraud , le mercredi 12 octobre 2016.

C’est un des best sellers de la rentrée. Le livre de Céline Alvarez, qui décrit trois années de travail en école maternelle, a une couverture médiatique telle que la ministre a été amenée à relancer le conseil de l’innovation (Cnire). Mais qu’en pensent les professeures de maternelle ? Nous avons interrogé trois enseignantes, bien installées dans le métier, pour leur demander leur analyse d’un livre destiné au grand public. Deux mots reviennent : déception et trahison. Céline Alvarez ne fait pas l’unanimité.

Un parcours très particulier

Peut-on baser une analyse de l’Ecole sur trois années d’exercice solitaire au même endroit ? Une méthode pédagogique peut-elle s’imposer quand elle n’a été testée que dans une classe et évaluée de façon non scientifique ? Peut-on donner des leçons à une profession quand on l’a si peu exercée et qu’on en a démissionné ? A toutes ces questions, la réponse est simple.

Professeure des écoles en maternelle, Céline Alvarez a obtenu d’emblée, grâce à des soutiens bien placés, immédiatement après le concours, l’autorisation d’ouvrir une classe expérimentale, d’exercer dans une salle particulièrement vaste, d’avoir du matériel spécial labellisé Montessori, des élèves triés pour construire une classe multi âge et enfin d’avoir en permanence une aide spécifique choisie par elle. Puis quand elle a perdu ces privilèges, au bout de trois ans seulement, après le départ de son protecteur sous V Peillon, elle a démissionné.

Toutes ces conditions extraordinaires suffiraient à décrédibiliser l’expérience et le livre. Pourtant il ne laisse ni parents ni enseignants indifférents. Les uns y lisent une école où chaque enfant s’épanouirait en douceur. Les autres y trouvent , au début du livre, des principes de bon sens et une bienveillance envers l’élève qui ne peut laisser indifférent.

Quid de l’apprentissage de la socialisation ?

Pourtant la lecture tourne à l’aigre chez nos instits. "C’est dommage. Son livre aurait pu donner des pistes intéressantes aux enseignants. Mais on se sent méprisé", nous a dit Lilia Ben Hamouda, qui exerce en maternelle à Stains (93) en Rep+. Voyons pourquoi...

D’autres enseignantes appliquent les méthodes Montessori dont se réclame C Alvarez. C’est le cas notamment de l’équipe de l’école des Grands Pêchers, à Montreuil (93). Cette équipe a été primée au Forum des enseignants innovants en 2014. Mais les idées de Montessori n’y sont appliquées qu’une partie de la journée. "Ce qui est important c’est d’articuler le temps où l’enfant travaille de façon individuelle en libre choix avec la confrontation en classe entière", nous dit Lucie Cabaret, professeure dans cette école. "L’accueil Montessori le matin permet une entrée en douceur dans la classe de façon individuelle. Mais une des grandes missions de l’école maternelle c’est l’apprentissage de la socialisation". C’est un des principaux reproches faits au livre, qui sur ce point s’appuie sur les idées de Montessori.

"Il y a quelque chose d’inquiétant dans le temps passé par les élèves en enseignement individuel", explique Maeliss Rousseau, une enseignante d’Asnières (92). Dans le livre C Alvarez déclare passer 30 minutes en classe entière et le reste du temps en travail individuel. "C’est très peu", souligne M Rousseau. "A l’école on apprend à participer, à dédramatiser, à se réjouir de la réussite de l’autre, à vivre ensemble. Une telle répartition du temps c’est aller vers l’individualisme".

Quid du sens des apprentissages ?

"Je suis très inquiète aussi sur la question du sens", continue M Rousseau. C’est dans la confrontation avec le groupe, dans des activités communes que le sens des apprentissages se fait jour. L Cabaret relève aussi que cette confrontation est nécessaire aux acquisitions. Sinon l’enfant reste enfermé dans les exercices type Montessori sans faire le passage à une autre situation.

L’idée d’un apprentissage naturel par l’enfant suscite beaucoup d’incrédulité. "C’est vrai pour certains enfants", explique Lilia Ben Hamouda. "Mais la plupart des enfants ont besoin d’être aidés". Une idée partagée par Maeliss Rousseau. "Spontanément les enfants ne vont pas vers un matériel qui les fait progresser et qui donc les déstabilise. "L’enfant a besoin de se sentir autorisé à apprendre", explique L Cabaret. "Cette pédagogie confronte l’enfant au libre choix et pour certains enfants c’est très violent".

Dans son école à Montreuil, cela passe par l’intégration la plus poussée possible des parents dans la vie de l’école. Ainsi les enseignantes, les enfants et des parents sont partis en week-end ensemble. "On a vu des choses incroyables. Les parents ont découvert qu’ils pouvaient faire confiance aux autres parents et aux enseignants". Cette démarche collective lui semble la base des progrès des enfants.

Si le matériel Montessori, largement décrit dans le livre, est généralement jugé "très efficace", lui aussi tombe sous les critiques. "Je suis étonnée de voir l’utilisation des lettres Montessori", explique L Cabaret. "C’est en décalage avec les recherches actuelles. Ça date beaucoup. Lire c’est chercher et on s’appuie davantage sur les travaux de Mme Brigaudiot ou de B Devanne alors que l’approche Montessori est en décalage sur la question du sens. On écrit pour communiquer pas pour un exercice individuel".

Épanouissement individuel vs construction du collectif

Mais c’est surtout le projet social porté par la méthode Alvarez qui suscite le doute. Les enseignantes relèvent que les enfants sont socialement indifférenciés dans l’ouvrage de C Alvarez. Or les différences sociales sont très marquées dès la maternelle. "Il est aberrant de dire qu’un enfant pauvre et riche c’est pareil", estime Leila Ben Hamouda.

"Elle met l’accent sur l’épanouissement individuel alors que ce qui compte c’est l’émancipation collective", explique L Cabaret. "Il y a quelque chose de séduisant car on entre dans une classe apaisée avec des enfants calmes et du beau matériel. Mais sa méthode pose beaucoup de questions sur le collectif, la contextualisation des apprentissages". La croyance en l’épanouissement individuel sans stimulation par l’adulte finirait par se retourner contre les enfants des milieux populaires.

"Pour faire vivre les enfants en société c’est tout un travail", rappelle M Rousseau. "C’est par l’école que se construit la société. On nous le répète assez en ce moment. Or chez C Alvarez, c’est sacrifié à la performance individuelle. Je m’interroge beaucoup sur la transmission des valeurs". Une dimension passé inaperçue chez cette enseignante très temporaire.



COMMUNIQUE DE PRESSE

le 22 septembre 2016

Mardi 27 septembre à 11 heures, le SNUipp-FSU a accueilli dans ses locaux, 12 rue Cabanis 75014 Paris, une conférence de presse du CDERE (Collectif pour les Droits des Enfants Roms à l’Education), dont il est membre.

Le Collectif lutte depuis 2009 pour que les enfants roms soient scolarisés conformément à la loi et que cesse leur exclusion du système scolaire et de la société.

Le refus de scolariser des enfants roms par certains maires (Saint-Ouen ou Maubeuge par exemple), témoigne d’une discrimination plus globale sur tout le territoire.

Afin de dresser un état des lieux, en l’absence de recensement officiel de ces enfants, une enquête a été menée par des associations à l’aide de questionnaires, remplis dans 34 bidonvilles et squats. Les résultats affligeants de cette enquête ont fait l’objet d’une brochure qui sera présentée lors de la conférence.

Conformément à la loi et à la Convention internationale des droits de l’enfant, le SNUipp-FSU, avec le CDERE, exige que le droit à l’éducation soit respecté pour tous les enfants vivant en France, y compris ceux rendus invisibles par l’absence de recensement.

Pour le SNUipp-FSU, le ministère de l’Education nationale doit, en lien avec les collectivités territoriales, se saisir de cette question et y apporter des solutions.



Le Parisien, le 6 septembre 2016

Seine-Saint-Denis : 23 ouvertures de classe, 12 fermetures

Vingt-trois ouvertures ou maintiens de classe et douze fermetures : voilà le bilan du Comité technique spécial départemental (CTSD) qui a statué, ce lundi, sur les ouvertures et fermetures de classes dans les 826 écoles de Seine-Saint-Denis quatre jours après la rentrée scolaire et le comptage des élèves (voir ci-dessous). « C’est plutôt un bon bilan, remarque Rachel Schneider, secrétaire départementale du Snuipp-FSU 93. Le directeur académique a écouté nos remarques et a ajusté sa liste initiale. Après nous aurions bien sûr aimé qu’il n’y ait aucune suppression… »

Sans surprise, la ville de Saint-Denis, qui, avec 69 établissements, compte le plus grand nombre d’écoles dans le départementn subit le plus de fermetures. Cinq classes vont disparaître pour seulement trois créations. « Pour une fois qu’on pensait que la rentrée s’était bien passée, c’est un nouveau coup dur », regrette Sébastien Freudenthal, membre du collectif de parents d’élèves Bonnets d’âne, dont les deux enfants sont scolarisés à l’école élémentaire Jules-Valles, où une classe va disparaître. « A chaque fois qu’il y a une fermeture de classe, il faut de nouveau répartir les élèves. C’est toute l’organisation de l’école qui est chamboulée », rappelle Rachel Schneider. Mais pour le syndicat Snuipp-FSU, le constat le plus alarmant est ailleurs. « Le vrai problème de cette rentrée, c’est le manque de Rased, les enseignants spécialisés pour aider les élèves en difficultés. Il y a eu 190 postes supprimés dans le département sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Seuls 16 ont été recréés depuis. Ce sont les grands absents de cette rentrée. »




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