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13 mai 2016

Rythmes scolaires,
CDEN du 23 mars 2016
Il faut publier le rapport de l’Inspection générale !

Bilan d’étape de la mise en œuvre des rythmes scolaires.
Nous demandons la publication du rapport de l’Inspection générale.


Le SNUipp-FSU demande que soit publié le rapport de l’Inspection générale sur « l’efficacité pédagogique de la réforme des rythmes scolaires ». Il serait temps de disposer de ces premières données pour analyser, réorienter ou remettre à plat ce qui doit l’être.

Mais où est donc passé le rapport de l’Inspection générale sur « l’efficacité pédagogique de la réforme des rythmes scolaires » ? Finalisé depuis près d’un an mais toujours pas publié, ce rapport semble s’être égaré en chemin… Pourquoi cette rétention ?

Pourtant, à son arrivée rue de Grenelle, Vincent Peillon s’était engagé à rendre public « l’ensemble des rapports de l’Inspection générale qui ont été cachés ces dernières années ». La transparence devait être la règle dans le but « de rendre compte à la nation des politiques publiques ».

Deux années après la généralisation de la réforme, on a beaucoup étudié l’organisation et la qualité des temps périscolaires* et très peu celles des temps de l’école. Pourtant, la réussite scolaire était bien au cœur de cette réforme. Les effets pédagogiques des nouveaux rythmes donnent souvent lieu à des commentaires hasardeux ou des vérités sorties du chapeau. À plusieurs reprises, la ministre de l’Éducation nationale a affirmé que les élèves de CP auraient trois semaines d’avance en lecture mais on cherche encore l’enquête objective ou le rapport qui lui ont permis d’avancer une telle conclusion …

De vraies questions professionnelles se posent pourtant à ce jour sur ce qu’ont produit dans les classes l’instauration d’une cinquième matinée d’école et le raccourcissement des après-midi scolaires : bénéfices ou pas pour les apprentissages ? Quels effets sur la vie des petits élèves de maternelle ? Quelles conséquences sur le temps d’enseignement des matières inscrites aux programmes ? Quels impacts sur le travail des enseignants ? ...

Il serait temps de disposer de ces premières données pour analyser, réorienter ou remettre à plat ce qui doit l’être. Nous demandons donc que ce rapport de l’Inspection générale soit rendu public. Le sujet mérite d’être traité avec sérieux et objectivité.

Communiqué du SNUipp-FSU du 10 mai 2016.

* On pourra citer trois enquêtes :
« Enquête sur la réforme des rythmes scolaires », réalisée auprès de 55 villes adhérentes au réseau des Villes de France, Mai 2015
« Généralisation des nouveaux temps périscolaires à la rentrée 2014 : éléments de bilan », CNAF-AMF, novembre 2015
« Perception des familles sur la réforme des rythmes scolaires », UNAF-UDAF, novembre 2015



1er Avril 2016

Rappel : le SNUipp-FSU a voté contre les décrets de Vincent Peillon et de Benoît Hamon sur la réforme des rythmes scolaires, aussi bien au CTM (comité technique ministériel) qu’au CSE (conseil supérieur de l’éducation).

Nous sommes déterminés à intervenir dans toutes les instances où il sera question des rythmes scolaires pour imposer la parole des enseignants : pas question de laisser la direction académique et les représentants des collectivités délivrer un discours de satisfaction coupé des réalités des écoles.

Principales interventions du SNUipp-FSU 93 au CDEN du 23/03/2015 :

Pour un bilan de la réforme des rythmes scolaires dans son volet pédagogique, le SNUipp et la FSU demandent l’organisation d’une consultation de toutes les équipes enseignantes du département, sur les effets de cette réforme sur les apprentissages des élèves.

Pour évaluer les conséquences de la réforme des rythmes scolaires sur la vie personnelle et professionnelle des enseignants, le SNUipp et la FSU demandent la tenue d’un CHSCT exclusivement consacré à ces questions (cette demande a déjà été formulée le 11/12/2014, rappel de l’argumentaire : Les enseignants de Seine Saint-Denis souffrent de trajets particulièrement longs, avec des conséquences importantes en termes de fatigue et de stress. A cette dimension commune à de nombreux collègues d’Ile-de-France, s’ajoutent des conditions d’enseignement difficiles et dégradées dans notre département. La disparition de la coupure du mercredi, les trajets supplémentaires de la demi-journée de classe ajoutée, représentent, dans ces conditions, une dégradation majeure des conditions de travail et de vie des enseignants du 1er degré).

Le SNEP, syndicat des professeurs d’EPS du second degré, et la FSU dénoncent les conséquences de la réforme des rythmes scolaires sur l’accès aux installations sportives, dans tout le département, pour les élèves du second degré. Le SNEP-FSU demande que soient communiqués au comité de suivi départemental les chiffres précis de la baisse de l’enseignement obligatoire de l’EPS au collège : un bilan chiffré des heures d’enseignement obligatoire perdues doit être établi et rendu public. Cette demande a été faite à plusieurs reprises, et notamment au GT-CDEN du 11/12/2014. L’absence de réponse sur cette question n’est pas acceptable.


Pour un « suivi » de la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires, nous rappelons ce que le SNUipp et la FSU avaient demandé au GT-CDEN du 11 décembre 2014 :


- Dans le respect de la circulaire n° 2013-036 du 20-03-2013, les conseils d’école doivent être consultés avant toute décision d’utilisation des locaux scolaires (les conséquences sur les salles de classe par exemple sont très lourdes). Dans les faits, les conseils d’école sont-ils consultés ? Quelles conséquences de l’utilisation des salles de classe sur l’organisation des enseignements ?

- La direction académique a évoqué la notion de « complémentarité » des différents temps des enfants : le SNUipp-FSU 93 refuse que cette « complémentarité » se traduise par l’abandon progressif de certaines missions de l’école. En effet, du fait du raccourcissement des après-midis, de nombreux collègues nous alertent sur la difficulté à organiser les apprentissages d’art visuel et de musique, et d’éducation physique et sportive. Un suivi précis de cette question est indispensable.

- Les après-midis plus courtes ont pour conséquences, dans de nombreuses écoles, la fin des sorties scolaires l’après-midi : ces sorties étaient pourtant des points d’appui nécessaires à une programmation d’apprentissages construits dans une dynamique de projet. Là aussi, un véritable état des lieux va s’imposer.

- Dans les villes où la classe se termine plus tôt qu’avant la réforme, les collègues nous alertent également sur les conséquences négatives pour les relations aux familles. Nous demandons également un suivi de cette question.

- La réforme des rythmes scolaires aboutit en réalité à une augmentation du temps de vie en collectivité des enfants. Nous demandons une étude des conséquences en terme d’absentéisme en maternelle sur l’ensemble de la semaine scolaire.


Par ailleurs, le SNUipp-FSU insiste sur un autre aspect :
Pour le SNUipp-FSU, l’identité professionnelle du 1 er degré repose pour beaucoup sur l’élaboration collective des enseignants, la réflexion pédagogique collective étant rendue possible par le temps de concertation institutionnalisé.

La réforme « Darcos » du temps scolaire, en 2008, a complexifié l’organisation du temps de concertation en l’annualisant et en le déconnectant des emplois du temps réguliers des écoles. Pour mémoire, jusqu’en 2008, les élèves n’avaient pas classe un samedi (ou un mercredi) matin sur 3 : cette matinée toutes les 3 semaines était un temps de travail collectif des enseignants entre eux.

La réforme actuelle des rythmes scolaires ne permet pas de restaurer l’organisation de ce temps de travail très important : la concurrence de différents temps rend même son organisation encore plus complexe.

Le SNUipp-FSU exige que le temps de concertation soit à nouveau inscrit dans l’emploi du temps régulier des écoles : un mercredi ou un samedi matin sur trois doit pouvoir être libéré pour la concertation des enseignants.


Financement :

La DSDEN a annoncé que les aides de l’Etat attribuées aux communes pour l’organisation des TAP se sont élevées à 13 445 690 euros en 2014/2015 en Seine-Saint-Denis.

Nous avons demandé si ces aides étaient versées y compris aux villes qui rendent les TAP payants, comme Pierrefitte, ou n’en organisent pas ou plus du tout, comme Villepinte. Réponse de la DSDEN : oui ! Pas de commentaire…

Changements d’horaires : la FSU a voté contre les changements d’horaires des écoles proposés pour les deux villes concernées.

1) Pour Villepinte, le vote unanime des conseils d’école sur des horaires lisibles (8h30-11h30, 13h30-15h45) n’a pas été respecté. Les horaires imposés par la maire, s’ils ne comportent plus de pause méridienne de 2h15 grâce à la mobilisation des enseignants et des parents d’élèves, sont problématiques : 8h40-11h40, 13h40-15h55. Ces horaires ont malgré tout été validés par le DASEN. Le SNUipp-FSU a obtenu l’engagement du DASEN qu’il y ait un suivi des effets de ces nouveaux horaires à Villepinte.

La FSU a proposé un vote sur un « AVIS du CDEN » qui a été adopté à l’unanimité, pour que les horaires des écoles soient fixés sur les heures pleines, les demi-heures ou les quarts d’heure.

2) Pour Pierrefitte :
Le SNUipp-FSU 93 est intervenu sur les points suivants pour ce qui est de la ville de Pierrefitte :

-  Le SNUipp-FSU de Pierrefitte souhaitait le statu quo pour les horaires des écoles pour la prochaine rentrée. Cela aurait été un choix de stabilité. Le changement aboutit qui plus est à des horaires différents entre les deux villes de la même circonscription. Les horaires présentés à ce CDEN sont un compromis, mais il a fallu des mobilisations pour y parvenir !

-  Les changements d’horaires des écoles s’accompagnent de la fin de la gratuité des TAP. Nous ne développerons pas plus longuement ce point, mais signalons quand même que certaines familles vont ainsi passer de 0 à 80 euros par enfant et par mois pour les TAP (la préfète à l’égalité des chances a pris note de ce point).

-  Enfin, nous alertons Mme la préfète et M. le directeur académique sur le projet de modulaires, puisque le maire a déclaré que ces changements interviennent "pour payer les modulaires". A titre d’exemple, des modulaires pour 6 classes (3 d’élémentaire, 3 de maternelle) seraient installés dans la cour de l’élémentaire J. Jaurès, qui est déjà une très grosse école de 17 classes sans compter l’UPE2A. Des élèves seraient alors transférés de R. Boivin, qui n’a pourtant que 11 classes et des locaux neufs et disponibles, entraînant les fermetures de classes correspondantes. Nous avons demandé à la préfète et au DASEN d’intervenir sur ce projet qui n’a aucun sens, et avons exigé pour le moins un moratoire pour la prochaine rentrée.

Le DASEN et la préfète à l’égalité des chances nous ont assuré que la situation allait être examinée de près.

Le SNUipp-FSU a voté contre le projet de Pierrefitte, tout comme les autres organisations syndicales et les représentants des parents d’élèves (FCPE). Les modifications d’horaires ont toutefois été validées par le DASEN.

 

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