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SNUipp-FSU 93 Seine Saint Denis

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  • Non remplacement :
    Expression Commune

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  • Lettre aux parents
    de Seine-Saint-Denis

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  • Comment occuper
    symboliquement une école
    le 13 avril

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  • Lettre au Ministère
    Seine-Saint-Denis
    Mercredi 13 avril 2016

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15 avril 2016

NON REMPLACEMENT :
13 avril, mobilisation réussie !


Les mobilisations portent leurs fruits !
Actions des collectifs de parents d’élève le mercredi 13 avril 2016

Articles du Café Pédagogique :

Non remplacements : Des parents de Seine Saint Denis montent à Paris
Par François Jarraud, le mardi 12 avril 2016.

Alors que la Fcpe, première association de parents d’élèves, a lancé une campagne de dénonciation des non remplacements d’enseignants, les parents du 93 n’en peuvent plus. Rodrigo Arenas Munoz, président de la Fcpe dénonce une situation "cahotique". A la veille de leur manifestation à Paris, il fait le point. Rachel Schneider, secrétaire départementale du Snuipp et Marie-Hélène Plard, déléguée du Snuipp à l’Ile Saint-Denis, expliquent ce qui a changé pour les enseignants.

De la rentrée au cahot

"La rentrée s’était bien passée", nous dit Rodrigo Arenas Munoz. "Mais au fur et à mesure qu’on a avancé dans l’année, cela n’a pas tenu. La situation est devenue cahotique dans tout le département". Pour lui, le pire est dans le secondaire où des élèves n’ont plus de professeurs depuis des semaines alors que les examens approchent.
Selon lui, en deux semaines, 2 237 journées de cours n’ont pas été assurées dans le département au primaire et 740 dans le secondaire.
"Nous avons pourtant fait des propositions pour sortir de la crise du recrutement". La Fcpe a demandé des aides au logement pour les enseignants en utilisant les quotas de logement des services de l’Etat ou de la région.

En janvier c’était épouvantable

"Ca fait des mois que l’on alerte sur le problème", nous confirme Rachel Schneider, secrétaire départementale du Snuipp 93. "En décembre on comptait pas moins de 60 écoles en très grande difficulté par manque d’enseignants. On a demandé que 150 personnes inscrites sur la liste complémentaire soient embauchées. Mais le Dasen n’a pas voulu.
"En janvier, c’était épouvantable", dit-elle. Le Snuipp a compté plus de 400 classes sans enseignants au primaire dans le département. C’est là que le Dasen a commencé à mobiliser les brigades des Rep+ pour intervenir dans les classes et faire baisser la tension (normalement ces enseignants remplacent les professeurs des écoles en Rep+ pendant leur temps de formation). Il s’est résolu à embaucher des contractuels recrutés au petit bonheur".
Rachel Schneider reconnait les efforts accomplis par le ministère. "Le renouvellement du concours de Créteil est une bonne chose. La création de 503 postes à la rentrée 2016 également. Pour la première fois, le ministère n’a pas sous estimé les besoins du département. Mais cela ne suffit pas".

Quand les absences prévues ne sont plus remplacées

"C’est la première fois que je vois les absences annoncées non remplacées", explique Marie Hélène Plard, déléguée du Snuipp à l’Ile Saint-Denis. Pour elle le rectorat a mis tous ses moyens à la rentrée pour qu’elle se passe bien. Et maintenant il se trouve en difficulté. "On n’avait pas compris pourquoi tous les postes à mi temps étaient devant élèves en septembre. Maintenant ces mi temps ne sont pas remplacés".
"Je suis dans une petite école de 5 classes. Quand il manque 3 enseignants c’est vite le bazar. J’ai craint à un moment d’être la seule professeure titulaire dans l’école. Si j’étais tombée malade à mon tour, il aurait fallu fermer l’école".
Faute de remplaçant titulaire, le rectorat fait appel à des contractuels qui découvrent le métier devant les élèves. "Pour nous ça veut dire qu’il faut les accompagner, leur montrer comment on s’y prend avec les élèves. J’ai au moins une chance. En école maternelle on a des Atsems et elles savent surveiller et aider les élèves".
Mercredi 13 avril, les parents du 93 se sont donnés rendez vous devant le ministère de l’éducation nationale. Ils ont l’intention de repartir avec des solutions.
    93 : Les parents "écoutés" mais pas certains d’être entendus
Par François Jarraud, le jeudi 14 avril 2016.

Le succès du mouvement lancé par les parents de Seine-Saint-Denis le 13 avril a fait bouger le ministère. Reçus rue de Grenelle, les parents de la Fcpe, du Collectif des parents de Seine-Saint-Denis et des Bonnets d’âne ont obtenu la création d’un groupe de travail. Ils devraient être à nouveau reçus le 18 mai. D’ici là il va falloir continuer à jongler avec les professeurs non remplacés.

Gérer la misère
"Ecoles en détresse. Nous voulons plus de maitresses". Les banderoles des parents de Seine-Saint-Denis manifestent simplement le problème. Depuis décembre, les parents font face à la montée des enseignants non remplacés. En janvier on comptait en moyenne 400 classes sans enseignant chaque jour dans les écoles primaires du département, selon le Snuipp. "Les élèves voient leurs apprentissages interrompus", nous a dit Laure Boutaric, représentante de la Fcpe à Aubervilliers. "Chaque matin on arrive à l’école et on nous demande de garder nos enfants. Sinon ils se retrouvent à 30 dans une autre classe avec un professeur qui n’arrive pas à les gérer". "Comme enseignant je n’ai pas vocation à gérer la misère et à seulement "occuper" les élèves", nous dit Michael Sandini, un jeune professeur des écoles de l’Ile Saint Denis.

Ecoutés mais pas entendus
Le 13 avril, la Fcpe 93, le Collectif des parents de Seine-Saint-Denis et le Ministère des bonnets d’âne ont occupé plus de 200 écoles dans le département. Appuyés par ce succès, ils ont été reçus dans l’après-midi au ministère de l’éducation nationale.

"On a été écouté, entendu je ne sais pas car on est sorti sans solution", nous a dit Rodrigo Arenas Munoz, président de la Fcpe 93. "On est déçu sur l’immédiateté mais pas sur la proposition de créer un groupe de travail pour avancer concrètement sur l’avenir".

Les parents ont obtenu des réunions de travail régulières au rectorat de Créteil et à la préfecture de Seine-Saint-Denis ainsi que la promesse de transparence dans les données sur l’école dans le 93. Selon, Guillaume Brault, du Collectif des parents de Seine Saint Denis, le ministère étudie la possibilité de recruter 500 enseignants en liste complémentaire en plus des 500 postes prévus au concours de Créteil 2016.

"Il faut inventer un autre système. Il faut un plan pour les 10 ans à venir et que l’on sorte de l’urgence", a dit Rodrigo Arenas Munoz. La Fcpe a aussi avancé des propositions comme le logement des enseignants, l’appel à des étudiants du département pour découvrir le métier d’enseignant et encadrer les élèves. Au final, les parents sont repartis avec la promesse d’être à nouveau reçus au ministère le 18 mai.

Des efforts ministériels et de nouveaux problèmes
Au ministère on rappelle les efforts réalisés avec 240 postes créés à la rentrée 2015 et 503 prévus à la rentrée 2013. Le ministère a aussi créé le concours exceptionnel de Créteil qui a permis de recruter 273 enseignants pour le 93. Le ministère s’est aussi engagé à réorganiser l’affectation des stagiaires pour éviter la concentration des postes dans les écoles les moins attractives.

Rachel Schneider, secrétaire générale du Snuipp 93, reconnaît tous ces efforts mais regrette que le ministère se réveille un peu tard. "Maintenant dire que tout va bien se passer dans les écoles, c’est de la communication", dit-elle. L’arrivée de 1400 à 1500 stagiaires dans 820 écoles va inévitablement les fragiliser même si le Dasen s’est engagé à en mettre moins dans le bassin 1 (Aubervilliers, Saint Denis, Saint Ouen etc.), le plus fragile. "Concrètement dans les petites écoles, on va se trouver avec 1 ou 2 stagiaires et 1 contractuel, cela va faire beaucoup de travail pour les accompagner. Mais on a besoin de postes et donc on accueille volontiers ces stagiaires". Le Snuipp demande davantage de formateurs et regrette que le rectorat n’ait pas embauché dès cette année 150 candidats reçus sur liste complémentaire. Ils auraient visiblement été utiles...




Bobigny, 13 avr 2016 (AFP) - Occupations d’écoles, tractages, "pique-niques de la colère" : face au problème endémique en Seine-Saint-Denis du non-remplacement des professeurs absents, des parents et des enseignants prévoyaient d’organiser des actions dans près de 200 écoles et collèges du département mercredi.

"400 classes du primaire sont sans enseignant chaque jour en Seine-Saint-Denis" selon le décompte des parents, affirme un communiqué du mouvement, qui exige "un enseignant formé devant chaque classe tous les jours de l’année scolaire".
Initiée par le Ministère des Bonnets d’âne, le Collectif des parents citoyens du 93 et la FCPE 93, cette mobilisation marque "le ras-le-bol de familles confrontées, depuis des années, à des difficultés qui ne font que s’aggraver", dans un département déjà défavorisé.
Les villes de Montreuil, où plus de 30 écoles sont concernées par ces actions sur les 49 de la commune, de Saint-Ouen, Aubervilliers et Saint-Denis sont les plus mobilisées. Devant ces quatre mairies, des "pique-niques de la colère" sont prévus à la mi-journée avant un rassemblement à 15h près du ministère de l’Education nationale à Paris.
"Les témoignages se multiplient", expliquent les organisateurs : "une enseignante avec 60 enfants de maternelle durant toute une journée ; des parents sommés de prendre des congés pour garder leur enfant ; une remplaçante ivre devant des CP."
"Déchéance de scolarité", "on cherche des maîtres", proclamaient les banderoles affichées sur l’école Edgar-Quinet d’Aubervilliers. Au groupe scolaire Jules-Vallès à Saint Denis, des parents sont venus déguisés en super-héros pour occuper leur "ZED - Zone d’Education à Défendre". Ailleurs des manifestants, parents et enseignants solidaires, occupaient pacifiquement les bureaux de la direction.
Cette journée d’action est la plus massive depuis le début de ce mouvement lancé en janvier contre les non-remplacements de professeurs absents ou des cours assurés par des contractuels pas toujours formés.
Pour lutter contre ce problème endémique qui fait perdre une année de scolarité aux élèves du département, la FCPE 93 a proposé de recruter dès à présent "les 100 à 150 personnes sur liste complémentaire du concours 2015, pour qu’elles soient en classe à temps plein cette année et en formation l’année prochaine".
En Seine-Saint-Denis, le ministère a renouvelé cette année le concours exceptionnel de recrutement, qui n’existe que pour ce département. Au mois de mars, il a attiré 9.150 inscrits pour 500 postes, qui s’ajoutent aux 1.635 postes du concours classique.





Le Collectif des parents d’élèves de la Seine-Saint-Denis organise une journée d’action le mercredi 13 avril 2016 en proposant d’occuper symboliquement les écoles pour protester contre le Non-remplacement.

Site : collectifparentseleves93.com.

Kit de mobilisation pour l’action coordonnée du 13 avril sur les écoles du 93 :
- Mode d’emploi pour la mobilisation pour le 13 avril
- Lettre aux parents de Seine-Saint-Denis
- Lettre au Ministère – Seine-Saint-Denis – Mercredi 13 avril 2016 (ci-contre)

La FCPE du 93 a mis en ligne une pétition : NON remplacement des enseignants absents, ça suffit !




Le SNUipp-FSU 93 a obtenu des audiences départementales pour les villes qui le demandaient :

-  Les enseignants, avec le SNUipp-FSU, le SNUDI-FO et la CNT Education, les parents d’élèves avec la FCPE et les « bonnets d’âne », une élue de la ville de Montreuil ont été reçus le 21 mars,

-  Des enseignants, avec le SNUipp-FSU et des parents d’élèves du Blanc-Mesnil ont été reçus le 29 mars.

Grâce à ces audiences régulières, la DSDEN ne peut pas affirmer que tout va bien dans le meilleur des mondes !

En parallèle, la FCPE départementale organise à la fois une pétition départementale et un décompte pour les écoles du 93 de toutes les absences non remplacées.
Cliquer ici pour accéder au site.

Le « collectif des parents d’élèves de Seine-Saint-Denis (Saint-Ouen, Île-Saint-Denis Saint-Denis, Montreuil, Pantin….) » propose également une mobilisation le mercredi 13 avril :
Une journée de mobilisation est prévue dans tout le département de la Seine-Saint-Denis le mercredi 13 avril, pour dénoncer les graves problèmes et les terribles conséquences du non (et du mal) remplacement des enseignants qui concernent tout le département.
Aussi, nous vous serions extrêmement reconnaissants de bien vouloir transmettre auprès des associations de parents d’élèves de vos écoles, les renseignements suivants :
- Le 13 avril : mobilisation départementale avec pour objectif le blocage symbolique de TOUTES les écoles du département pour manifester notre mécontentement.
- Dès lors que nous aurons un retour des parents de votre école, nous leur enverrons toutes les informations nécessaires à la bonne réalisation de l’action (tracts, affiches, mode d’emploi, etc.)
Pour plus d’info sur la coordination, cliquer ici.

Le SNUipp-FSU 93 invite tous les collègues à s’associer ou à soutenir les différentes actions organisées par les parents d’élèves dans plusieurs villes, et à faire connaître ces actions aux parents d’élèves de leurs écoles.

Merci de nous tenir informés de toutes les initiatives ! Continuons à signer la pétition départementale enseignants / parents initiée par le SNUipp-FSU 93 :
- accéder à la pétition ici.




SIGNEZ et diffusez la pétition !

Cliquez sur l’image pour signer la pétition


N’oubliez pas de préciser votre ville et si vous êtes enseignant, parent d’élève, élu, ...

Article du Parisien du 18 février 2016 : Quatre cents classes du 93 sans instit chaque jour.
Lire l’article ...

Communiqué de l’AFP du 18 février 2016 : En Seine-Saint-Denis, la grogne des parents et enseignants contre le non-remplacement des profs
Lire l’article ...

NON REMPLACEMENT dans le 93 : Madame la ministre, vous avez la solution !

Depuis plusieurs semaines, les écoles de Seine-Saint-Denis, les élèves et les enseignants, souffrent du non remplacement :

Malgré le recrutement de nombreux contractuels, des centaines d‘élèves n’ont pas école et sont répartis dans d’autres classes faute de remplaçants disponibles. Parfois plusieurs enseignants absents ne sont pas remplacés dans la même école. Dans d’autres écoles des congés longs ne sont pas remplacés… Répartir des dizaines d’élèves dans les autres classes d’une école perturbe fortement les enseignements dans toutes les classes.

Certes, 110 postes de remplaçants sont programmés pour la rentrée 2016, et la réédition du concours supplémentaire de l’académie de Créteil en dates décalées permettra, nous l’espérons, de mieux pourvoir les postes créés.

Mais comment travailler MAINTENANT et garantir à tous les élèves un enseignement non perturbé ??

La solution existe : Madame la ministre, recrutez maintenant les 100 à 150 personnes sur liste complémentaire du concours 2015, qui attendent d’être appelées depuis des mois ! Rien, sur le plan réglementaire, n’empêche que ces personnes qui ont passé le concours et été considérées par les jurys comme pouvant devenir enseignant-es, soient en classe à temps plein cette année, et en formation l’année prochaine.

Le SNUipp-FSU 93 vous le demande à nouveau, madame la ministre, faites cesser la désorganisation actuelle dans les écoles de Seine-Saint-Denis : recrutez les « listes complémentaires » !

Communiqué commun des Organisations Syndicales de Seine-Saint-Denis : Lire le communiqué ...

 

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