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18 décembre 2015

Ressources attentats

Communications, ressources et informations utiles

Après un mois de situation de crises,
le SNUipp-FSU 93 écrit au Directeur Académique


Bobigny, le 18 décembre 2015


Monsieur le directeur académique,


La mobilisation de tous les acteurs de l’éducation nationale dans notre département a été intense depuis un mois.
Suite aux attentats du 13 novembre à Paris et à Saint-Denis, à l’assaut à Saint-Denis le 18 novembre, à la fausse agression et la vraie panique à Aubervilliers le 14 décembre, il est maintenant nécessaire de prendre le temps d’analyser les différentes interventions qui ont eu lieu (au niveau de l’éducation nationale à tous les niveaux), ce qui a bien fonctionné, ce qui doit être amélioré.
Le SNUipp-FSU 93 vous adresse les propositions ci-dessous, élaborées à partir de tout ce que nos collègues nous ont demandé de faire prendre en compte.


Communication :
• Créer une double chaine (mails + téléphones portables) à utiliser uniquement en cas de grande urgence pour faciliter et accélérer l’arrivée des infos :
IEN - Directions d’école - équipes enseignantes. Les dernières communications ministérielles du 17/12 prévoient une partie de ces chaînes.
Aurait été utile le 14 et le 18 novembre pour que l’info arrive plus vite auprès des enseignants ;
Aurait été utile le 14 décembre alors que les directeurs étaient encore en réunion à15h45 (heure de la sortie des écoles) et que les collègues attendaient des infos.
Utile en cas de déclenchement du PPMS.
• En cas d’évènements graves (St-Denis le 18/11 et Aubervilliers le 14/12) pendant le temps de classe, tenir les équipes informées régulièrement de l’évolution de la situation (point toutes les heures ou aux heures « clés » : avant la sortie des élèves etc.). Nos collègues ne doivent pas avoir le sentiment que rien n’est fait ; des consignes doivent leur être données.
• Information institutionnelle à poursuivre auprès des parents d’élèves. Pour le moment, tous les échanges ont été assumés par les équipes des écoles.

Des consignes précises à donner :
Les écoles ont souvent le sentiment d’être livrées à elles-mêmes.
Lundi 16 novembre et jeudi 19 novembre : envisager que l’école ouvre plus tard, ou proposer aux équipes de venir plus tôt, pour élaborer collectivement le contenu de ce qui sera dit aux élèves. Ce temps de concertation est absolument indispensable pour les équipes. Il s’agit que chaque enseignant puisse adopter la bonne posture face aux élèves. Cet échange avant l’accueil des élèves et des familles peut également permettre de déceler des personnels en grande souffrance (stress, angoisse…) qu’il convient de ne pas mettre en présence des élèves.
Samedi 14 novembre : Les écoles ont été fermées mais les directeurs ont dû venir dans les écoles. Pour le SNUipp, laisser un directeur seul dans son école n’est pas possible. Il faut envisager dans ce cas un protocole à appliquer (demande à tous ceux qui le peuvent dans l’équipe de venir ; « protocole » de 2 ou 3 collègues présents à définir en début d’année).

Réunion du pôle ressource dans les circonscriptions :
Représentant l’institution, premier interlocuteur des équipes, l’IEN est un référent, à l’écoute et avec une présence particulière en période de crise. Avant toute intervention du RASED, des collègues de circonscription… en cas d’évènements graves, le pôle ressource doit être réuni. Il nous semble indispensable qu’il puisse consacrer un temps à analyser la situation grave, chercher qui seront les bons interlocuteurs en fonction de la nature de l’évènement, que les collègues qui devront intervenir ne soient pas eux-mêmes dans l’urgence. Une arrivée qui semble faite en urgence n’est pas de nature à rassurer.
En aucun cas, on ne peut envoyer un personnel (psy ou G) dans son secteur. Les enseignants ne peuvent pas se retrouver face à un collègue avec lequel ils travaillent. Il en va de même pour les personnels de réseau qui ne pourraient pas intervenir au mieux face à un enseignant ou à un élève qu’ils connaissent.

Cellule psychologique :
L’intervention d’une cellule psychologique est une aide extérieure très importante.
Rappeler les numéros existants, les ressources possibles, dans toutes les écoles.
Pour autant, tout ne se règle pas en 1 jour, ni en 1 semaine.
Besoin que la cellule prenne en charge les élèves ET les adultes.
Besoin d’un retour de la cellule un mois après.
Pour certains, suivi tout au long de l’année.
Pour les enseignants présents dans les écoles à Saint-Denis le 18 novembre, déclaration d’accident du travail possible avec imputabilité au service même sans arrêt ou certificat médicaux.

Agression, intrusion :
Lundi 14 décembre : situation extrêmement anxiogène pour les collègues d’Aubervilliers mais également d’autres villes du département.
Pour autant, l’agresseur présumé ayant quitté les lieux, pas de « danger imminent », donc pas de droit de retrait justifié. Mais pour les enseignants dans les écoles, pas d’informations institutionnelles démontrant leur mise en sécurité, pas de conseils / consignes.

Formation urgente de tous les personnels :
• Associer plus systématiquement les directeurs-trices à l’analyse des situations et à l’élaboration des réponses.
• Besoin de formation : comment mettre des mots sur ce qui s’est passé, quelle attitude adopter lorsque l’on entend des propos déstabilisants. Le bon sens ne suffit pas toujours.
• Quelle attitude avoir vis-à-vis d’un enfant / d’un adulte qui entre en crise ? Même si cela est répertorié dans la fiche attentat du PPMS, trop peu d’enseignants se sont approprié les bons gestes et les bonnes postures à adopter.
• Apprendre à nommer les risques potentiels au sein de l’école, les évaluer et élaborer ce qui permettra de les réduire (avec les moyens propres de l’école, avec des moyens extérieurs) ou de les supprimer.
• Donner du temps aux équipes pour qu’elles puissent analyser ce qui a fonctionné ou pas (dans leur école) et réfléchir à comment mieux faire à l’avenir à ce niveau « de base ».

D’une manière générale, il faut maintenant des temps institutionnels d’analyse, et d’élaboration de réponses professionnelles, à tous les niveaux : équipes / directions / IEN. Les temps collectifs et les conseils de l’institution sont nécessaires pour rester professionnels à tous les niveaux.

Vigipirate attentat :
• Grande difficulté à mettre en place dans certaines écoles : pas de gardien, direction en charge de classe et des élèves qui arrivent après l’heure. Que fait-on ?
• Difficulté également quand les murs d’enceinte de l’école peuvent être franchis facilement.
• Travail de sécurisation des écoles à approfondir avec les municipalités.
• Inquiétude de certains collègues postés à l’entrée de l’école, qui peuvent être confrontés à des parents qui ne comprennent pas ou n’acceptent pas les consignes de sécurité qui leur sont imposées.

Reconnaissance de l’institution :
Partout dans le département, les personnels ont, en très grande majorité, fait preuve d’un grand professionnalisme, ils ont su se poser en tant qu’adultes référents devant leurs élèves, prendre du recul sur les évènements, recueillir la parole de leurs élèves et trouver les mots qui rassurent. C’est un message fort envoyé aux familles qui, pour certaines, attendaient de l’école ce qu’elles n’étaient pas en mesure de faire avec leur propre enfant.
Quelle reconnaissance de l’institution ?
Saint-Denis : Les personnels veulent la reconnaissance d’avoir vécu quelque chose de totalement hors normes.
Comment cela peut-il se traduire ?


Au nom de tous les collègues qui nous ont demandé de relayer leurs réflexions, nous vous remercions par avance, Monsieur le Directeur académique, de l’attention que vous porterez à ces propositions. Veuillez croire, Monsieur le Directeur académique, en notre engagement pour le service public d’éducation.


Pour le SNUipp-FSU 93, la secrétaire départementale,
Rachel SCHNEIDER



Comment gérer avec les enfants, nos élèves, ces événements dramatiques ? Quelques ressources pour l’immédiat et sur le plus long terme.

Accéder à toutes les ressources




BO n°48 du 24 décembre 2015

NOR : INTK1520205J
instruction du 22-12-2015
INTÉRIEUR - MENESR

Protection des espaces scolaires
Lire la circulaire parue au BO n°48 du 24 décembre 2015.



Nouvelle communication ministérielle du 17 décembre 2015

Mesures complémentaires de sécurité dans les écoles et établissements scolaires.
Communiqué de presse - Najat Vallaud-Belkacem - 17/12/2015
Lire le communiqué



Article de Fenêtres sur cours : Après les attentats, Saint-Denis sous le choc

Doublement éprouvés par les attentats, les enseignants de Seine-Saint-Denis ont dû faire face aux angoisses des élèves et de leurs parents. Et posent des questions. Fenêtres sur cours est allé à leur rencontre : reportage




Circulaire académique du 02 décembre 2015

Les sorties occasionnelles et les voyages scolaires sont de nouveau autorisés en Ile-de-France à compter du 2 décembre, voir la circulaire ci-contre.



Déclaration FSU au CHSCT93 du 2 décembre 2015 (extraits)

La France, à travers Paris et la Seine-Saint-Denis a été touchée par des attaques terroristes. Nous affirmons notre solidarité et notre soutien aux victimes de ces attentats meurtriers, à leurs familles et à leurs proches. Tous les personnels de l’éducation nationale, comme l’ensemble des fonctionnaires, ont montré leur engagement pour remplir leurs missions : rassurer les élèves, les aider à analyser la situation et à se construire en tant qu’individus et citoyens face à ces événements dramatiques. Qu’ils puissent être commis par des jeunes qui ont grandi en France ou en Belgique interroge notre société.

Pour assurer la sûreté sans renoncer à l’Etat de droit face à ces attaques répétées, l’Etat doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la paix civile et la sécurité des personnes en restant ferme sur les principes républicains, le respect des libertés individuelles et le cadre judiciaire. Mais il y a aussi urgence à renouer avec des politiques publiques qui soient des leviers pour créer de l’emploi, qui luttent contre les inégalités sociales, le chômage, l’exclusion et la relégation sociale et géographique. Le rôle des services publics est essentiel au projet de la république sociale, laïque, solidaire.

L’école a un rôle spécifique à jouer en tant qu’Institution de la République pour construire au quotidien une nation française vivante et ouverte. Par une formation de qualité des personnels de l’Éducation nationale, par l’amélioration des taux d’encadrement, par le développement de l’accès aux qualifications, par l’élaboration d’une culture commune émancipatrice, par l’affirmation de l’éducabilité de tous, par la promotion de l’éducation pour tous, le système éducatif peut contribuer à construire une société plus juste.


Dans le premier degré, la mobilisation de la DSDEN dès le 13 novembre au soir a permis une bonne circulation des informations et alertes diverses, aussi bien dans le sens de transmission des consignes nécessaires, que dans le sens des difficultés et demandes que le SNUipp-FSU 93 a pu faire prendre en compte. Nous remercions donc les responsables académiques de cette mobilisation.

Les enseignants du 1er degré, les directeurs, les personnels de RASED, ont été soumis à rude épreuve :

-  Les enseignants ont été directement atteints par les attentats, avec un collègue décédé, un autre blessé, et bien d’autres touchés plus ou moins directement.

-  Leurs élèves ont également été directement atteints. Des dizaines d’enfants ont vécu le mouvement de panique du stade de France. On ne mesure pas encore l’impact des attentats sur les enfants habitant autour du stade.

-  Sans même insister sur le fait qu’un quart des enseignants du 1er degré de Seine-Saint-Denis sont soit stagiaires, soit débutants, soit contractuels, l’accueil des enfants le lundi 16 novembre au matin a été très difficile, y compris pour des enseignants expérimentés.

-  Les familles, dans de nombreux quartiers, se tournent encore plus que d’habitude vers l’école pour échanger, confier la peur et le désarroi.

-  La matinée du 18 novembre a été bien trop éprouvante pour nos collègues de Saint-Denis, nous restons persuadés qu’il aurait fallu fermer toutes les écoles de la ville le temps de cette opération policière de grande envergure.

-  Les opérations policières conduites depuis les attentats dans de nombreux quartiers ont des répercussions importantes sur le climat scolaire des écoles de ces quartiers.

Ce CHSCT est important pour aborder tous ces aspects. Pour la FSU, il faut maintenant travailler à prendre en compte toutes les difficultés signalées. L’institution doit étayer les enseignants, les directeurs, les collègues de RASED, en abordant notamment les points suivants :


-  Comment mieux associer les directeurs aux informations, analyses et décisions dans ces moments de crise ? Ceci sans pour autant les couper de leur équipe comme le samedi 14 novembre.

-  Comment mieux « sécuriser » les écoles ?

-  Comment assurer un suivi psychologique, médical, sur un temps suffisamment long, pour les collègues les plus éprouvés ?

-  Comment assurer également le suivi nécessaire des enfants « impactés » ?

-  Comment faire pour que les équipes pédagogiques soient plus solidement outillées ?

-  Comment assurer un meilleur fonctionnement des écoles, avec le remplacement nécessaire, le renforcement des RASED, une formation initiale et continue à la hauteur ?

Après cette journée terrible du 13 novembre, il nous faut maintenant tous travailler à renforcer l’indispensable service public d’éducation.

Pour conclure,

Le ministère de la fonction publique annonce l’ouverture de négociations sur la pénibilité au 1er trimestre 2016, c’est dans ce cadre que nous demandons un effort pour la réalisation des DUERP et la poursuite des travaux des GT sur les risques psychosociaux.

Le ministère a, par une circulaire, publiée le 26 novembre 2015, rappelé les mesures à respecter pour la sécurité des écoles, des collèges et des lycées et sur l’obligation de faire les exercices d’évacuation et de confinement ! Un encadrement renforcé de la part de la DSDEN est nécessaire pour la mise en œuvre de ces mesures.


circulaire n° 2015-206 du 25-11-2015
MENESR - INTÉRIEUR

Mesures de sécurité dans les écoles et établissements scolaires après les attentats du 13 novembre 2015
Lire la circulaire parue au BO n°44 du 26 novembre 2015.

Directives académiques du 27 novembre applicables à partir du 30 novembre, voir le document ci-contre.



Reconduction des consignes académiques pour la semaine du 23 au 29 novembre.

Sécurité des écoles, collèges, lycées : consignes applicables à partir du 23 novembre 2015

(Voir les directives ci-contre)

Consignes de sécurité : ce qu’il faut savoir



Avant tout, un « besoin d’école » !

Jeudi 19 novembre 2015

Aujourd’hui, le SNUipp-FSU 93 et les enseignants du département avaient invité la ministre de l’Education nationale pour un bilan des « 9 mesures pour les écoles de Seine-Saint-Denis », annoncées par Najat Vallaud-Belkacem il y a tout juste un an.

Les enseignants devaient être en grève, et des dizaines d’écoles avaient prévu d’être fermées ce 19 novembre 2015.

Dès le lendemain des attentats de Paris et de Saint-Denis, le SNUipp-FSU 93 a annoncé le report de la grève et de la manifestation, car la priorité des enseignants était d’accueillir le mieux possible leurs élèves à l’école le lundi matin 16 novembre et les jours suivants.

Ce mercredi 18 novembre, la population, les enfants, les enseignants de Saint-Denis ont vécu un cauchemar, car la ville était en état de guerre. Seules 17 écoles ont été fermées sur ordre du Préfet de police de Paris, pendant que 47 devaient ouvrir… alors qu’une majorité d’enseignants étaient bloqués dans les transports, que les directeurs et collègues présents entendaient tirs et explosions sans avoir d’informations. Heureusement peu d’élèves se sont présentés.

Le problème majeur, c’est que la tension vécue ces jours-ci par les enseignants de Seine-Saint-Denis, et de Saint-Denis en particulier, se greffe sur une situation où de nombreux élèves vont mal, de nombreuses familles cumulent trop de difficultés, et où les écoles n’ont pas été remises à flot. La formation initiale et continue, nécessaire pour construire toutes les réponses, repose sur des formateurs en nombre totalement insuffisant, alors qu’un quart des enseignants du département sont stagiaires, débutants ou contractuels. Les droits élémentaires des enseignants (mutation, temps partiels…) ne sont plus respectés…

Pour manifester son soutien aux enseignants des écoles de Seine-Saint-Denis, la ministre va devoir trouver des annonces très fortes. Les RASED par exemple, qui sont indispensables dans les écoles particulièrement en ce moment, n’ont vu aucun des 190 postes supprimés par le précédent gouvernement, recréés… Sans une dotation de plus de 1000 postes pour la prochaine rentrée, les écoles ne sortiront pas la tête de l’eau.

Ce que nous disons aujourd’hui à la ministre de l’Éducation nationale, au gouvernement et aux parlementaires, c’est que l’une des réponses de la Nation sur le long terme doit être « plus d’école pour mieux d’école » ! Nous ne voulons pas seulement enseigner « les valeurs de la République » à nos élèves, nous voulons former des citoyens éclairés pour demain. L’enjeu est énorme, l’investissement de la Nation doit être à la hauteur.

Nous avions invité la ministre, nous l’attendons. Les enseignants éprouvés attendent de vraies annonces de soutien, et des choix clairs qui répondent au « besoin d’école » des enfants de Seine-Saint-Denis !




La MGEN a mis en place un numéro vert à l’attention de tous ces adhérents :




A Saint-Denis, revenir à l’école après la violence de la veille, "ça fait du bien" (REPORTAGE)
Par Frédérique PRIS et Isabel MALSANG

Saint-Denis, 19 nov 2015 (AFP) - "Ma fille a vomi ce matin", lance une maman aux traits tirés en déposant son enfant à l’école Jean Vilar de Saint-Denis. Au lendemain de l’opération antiterroriste dans cette ville du nord de Paris, les enfants sont revenus en classe jeudi, un retour à la normalité qui "fait du bien".
La veille, une vingtaine d’établissements scolaires n’ont pas ouvert leurs portes et les habitants sont restés calfeutrés jusqu’en milieu d’après-midi.
Jeudi, les écoles ont toutes rouvert, sauf deux, dans la rue où s’est déroulé l’assaut des policiers, qui ont tiré plus de 5.000 munitions.
Les enfants "avaient très envie de revenir à l’école... mais j’ai l’impression que beaucoup ne sont pas venus aujourd’hui. C’est dommage, il y a photo de classe", regrette Marie Sheila Louwawa, 29 ans, mère de Curtis et Maelys, qui fréquentent l’établissement Marcel Sembat.
Selon Rachel Schneider, responsable départementale du premier syndicat du primaire, le Snuipp-FSU, ceux qui ont le plus souffert mercredi sont les enseignants et élèves des écoles restées ouvertes.
"Beaucoup entendaient les explosions et les tirs. Il est difficile de mesurer à quel point ces adultes responsables d’enfants ont vécu des situations extrêmement angoissantes", dit-elle. D’autant qu’une forte proportion des enseignants sont "très jeunes", la Seine-Saint-Denis étant très peu demandée par les professeurs.
"Plusieurs, revenus chez eux le soir, se sont littéralement effondrés". "On regrette que l’ensemble des écoles n’aient pas été fermées", ajoute l’enseignante.
Pour Mme Louwawa, le stress était aussi à la maison : de sa fenêtre, elle voyait "la même chose qu’à la télé, mais sans les explications". "Du coup, les enfants étaient moins angoissés devant la télé au salon" que dans leur chambre avec vue sur la rue.
"Je suis soulagée et j’ai peur", Assia Rhadbane habite elle aussi à quelques pas de l’immeuble qui abritait les personnes soupçonnées de fomenter de nouveaux attentats, après les attaques du 13 novembre. Réveillée à 4H15 par les détonations, elle est restée, avec ses deux fils de 10 et 19 ans, bloquée jusqu’à 15H00, "entre le téléphone et la télévision".
"Le petit a pleuré hier soir. Ce matin, on a parlé. Il était fatigué mais il voulait venir à l’école pour avoir des nouvelles de ses copains", dit-elle devant Jean Vilar. Certains parents s’attardent, se réconfortent, tandis que d’autres filent, traits tirés et sourire crispé. Karim accompagne son fils de 7 ans et sa fille de 4 ans. "Le garçon a eu peur. On les a très vite mis devant des dessins animés. On ne voulait pas qu’ils regardent les images à la télévision". Il explique avoir grandi à La Courneuve : "des coups de feu, j’en ai entendu". "Hier, c’étaient des scènes de guerre", mais il veut rester zen. "Quand on voit ce qui se passe au Moyen-Orient... Et puis les écoles sont super à Saint-Denis", déclare-t-il en souriant.
Devant l’établissement privé Jean-Baptiste de la Salle, plantée seule dans la foule des parents, la mère de Bachir, 12 ans, et de Thierno, 15 ans, garde le regard fixé sur l’entrée du collège. "Je n’arrive pas à partir, après la journée qu’on a vécue. (...) Aujourd’hui je me sens soulagée et j’ai peur en même temps, peur qu’il leur arrive quelque chose".
"Ce qui est fou c’est qu’on s’est rendu compte qu’ils (les terroristes) vivaient au milieu de nous", soupire-t-elle.
Même si l’image de Saint-Denis risque de se dégrader un peu plus après la violence des événements de la veille, Nouna Saoudi, mère de trois filles, assure qu’elle continuera à "préférer Saint-Denis" au reste de la banlieue où elle a aussi vécu.
"Ca fait du bien de revenir à l’école", dit-elle. Ses filles "ont pleuré pour le chien des policiers" mort dans l’assaut. L’une d’elles a mis sa photo dans son portable.



Ce matin 18 novembre, 17 écoles ont été fermées à Saint-Denis par décision du Préfet de police de Paris,
pendant qu’une opération de grande envergure se déroulait dans le centre-ville.
La situation a été très éprouvante pour l’ensemble des équipes pédagogiques de la ville.

Suite à la demande du SNUipp-FSU,
les directrices et directeurs de Saint-Denis ont été reçus à la DSDEN dès ce mercredi 18 novembre après-midi par la Rectrice et le DASEN.


Voici la liste des écoles fermées à Saint-Denis ce matin mercredi 18 novembre 2015 :
Liste officielle communiquée à 8h21.

N’hésitez pas à continuer à nous appeler pour toute information nécessaire.

Très bon courage à tou.te.s

Circo de Saint-Denis 1 :

Maternelle Corbillon
Maternelle Puy-Pensot
Maternelle Brise-Échalas
Maternelle Confluence
Maternelle Estrée
Elémentaire Jules Guesde
Elémentaire Jules Vallès
Elémentaire Pina Bausch


Circo de Saint-Denis 2 :

Maternelle La Source
Elémentaire Jean Vilar
Elémentaire Marcel Sembat

Circo de Saint-Denis 3 :

Maternelle Hermitage
Maternelle Moulin dos d’âne
Maternelle Delaunay Belleville
Elémentaire Victor Hugo
Elémentaire Honoré de Balzac
Elémentaire Daniel Sorano

Ecole privée Saint-Vincent de Paul

Message du Conseil National du SNUipp-FSU :

Cher(e)s ami(e)s,

Au nom de tout le SNUipp-FSU, je tenais à vous faire part de notre plus grand soutien dans ce moment difficile pour les habitants, les élèves et les enseignants de St Denis en particulier et du département en général.
Après un WE chargé, je sais que vous êtes encore sur le pont pour accompagner les collègues, les familles et les parents. Vous pouvez être fiers de ce travail porteur de valeur d’égalité, de solidarité et de justice, symbole de ce que nous portons toutes et tous ensemble dans notre syndicat et notre fédération.
Réuni ce jour à Paris, c’est tout le conseil national c’est à dire ces femmes et ces hommes militantes et militants du SNUipp de tous les départements de France qui vous adresse un message de soutien fraternel.

Bien amicalement
Sébastien SIHR
Secrétaire général du SNUipp-FSU




Lundi 16 novembre 2015, en Seine-Saint-Denis, où en sommes-nous ?

Communiqué du SNUipp-FSU 93 à tou.te.s les collègues du département  :

Après les attentats effroyables commis ce vendredi 13 novembre à Paris et à Saint-Denis, le SNUipp-FSU 93 assure de sa solidarité toutes les personnes qui en ont été victimes ainsi que leurs proches.

En ciblant des lieux de culture, de sport ou tout simplement de loisirs et de rencontres amicales, fréquentés par toutes les catégories de la population, les terroristes envoient un message clair : c’est bien toute la société qui est aujourd’hui visée.

Notre département est fortement touché par ces attentats : un enseignant de Bagnolet est mort dans l’attaque du Bataclan et un collègue de Stains a été blessé. 80 élèves de Pierrefitte, qui assistaient avec leur club au match au stade de France, ont été pris dans le mouvement de panique au moment de la sortie. Certains élèves habitant à proximité du Stade à Saint-Denis ont été témoins d’une manière ou d’une autre de ces terribles évènements.

Ces prochains jours, en tant qu’enseignant.e, notre responsabilité sera d’accompagner nos élèves et leur famille et certains de nos collègues personnellement affecté.e.s, de permettre à chacun.e de trouver un positionnement juste, et malgré tout, une certaine sérénité.

Notre responsabilité sera aussi de remettre au centre le rôle de l’Ecole qui apprend aux élèves à refuser l’intolérance, la haine et la violence sous toutes leurs formes.

L’équipe du SNUipp-FSU 93 reste à vos côtés et répondra à toutes vos questions et sollicitations, bon courage à toutes et tous.



15 novembre 10h30 - Nouvelles Ressources


- Une lettre aux parents (en PJ ci-contre) pour vous aider à communiquer avec les familles et annoncer le report de la grève du 19 novembre. N’hésitez pas à adapter cette lettre à la situation de vos écoles.
"Vigilance renforcée" : les parents peuvent entrer dans les écoles, une fois reconnus par le directeur et/ou les enseignants.

- Le ministère a mis en ligne de nouvelles ressources sur Educscol pour lundi matin 16 novembre : http://eduscol.education.fr/cid95370/savoir-accueillir-la-parole-des-eleves-apres-les-attentats-terroristes-en-ile-de-france.html


- article du Café pédagogique sur la préparation de la rentrée de lundi matin dans deux écoles parisiennes proches des attentats : Café Péda



14 novembre 21h30 - Nouvelles consignes


- Des cellules psychologiques sont déployées dans les écoles, collèges, lycées et établissements d’enseignement supérieur, en Île-de-France, où les élèves, leurs familles et les personnels de l’Éducation ont été particulièrement affectés, mais aussi ailleurs à la demande des directeurs d’école et chefs d’établissement.


- Les voyages scolaires sont annulés sur tout le territoire métropolitain, du lundi 16 novembre 2015 au dimanche 22 novembre 2015. Pour les élèves en déplacement actuellement, un recensement a été réalisé. Ils reviendront dans les conditions prévues initialement.


-  Les sorties scolaires occasionnelles (cinéma, musée...) sont annulées sur la même période. Les sorties scolaires régulières (cantine, gymnase...) sont maintenues en dehors de celles qui nécessitent un déplacement en transport en commun public.


- Les drapeaux seront mis en berne dans l’ensemble des écoles, établissements scolaires et universitaires ainsi que dans les rectorats. Une minute de silence sera respectée dans l’ensemble des écoles, établissements scolaires et universitaires. Les équipes pédagogiques adapteront ce moment de recueillement à l’âge des élèves.



Cher.e .s collègues de Seine-Saint-Denis,

Nous sommes tou.te.s sous le choc.

Aujourd’hui, c’est la sidération et l’effroi. Nos premières pensées vont aux victimes et à leurs proches. Face à la barbarie, nous avons besoin d’unité, de solidarité pour défendre la démocratie et les libertés.
Communiqué de la FSU

Tous ceux d’entre vous qui reçoivent les mails et la lettre d’infos du SNUipp-FSU 93 ont déjà eu les premières informations et consignes, nous les reproduisons cependant ci-dessous. Nous continuerons à communiquer au fur et à mesure les informations nécessaires aux écoles et les consignes transmises par la DSDEN.

Concernant notre mouvement de grève et de manifestation du 19 novembre :

Le SNUipp-FSU 93 a pris la décision de reporter la grève et la manifestation. En effet, nous pensons que, dans les jours qui viennent, chacun.e d’entre nous aura pour priorité de se retrouver dans son équipe. Il nous faut travailler aux réponses à donner à nos élèves, et aux relations avec les familles.

Chaque chose en son temps : vous trouverez en lien des ressources qui, nous l’espérons, vous aideront à préparer ce retour en classe. Lire l’article : Attentat comment en parler en classe et l’article d’Hélène Romano ci-contre.

Nous savons qu’il n’y aura pas d’ambiguïté : les enseignants, le SNUipp, ne renoncent pas à leurs justes revendications pour « remettre enfin les écoles à flot », pour le respect des élèves et des droits des enseignants. De la même manière, nous ne renoncerons pas à l’expression démocratique de nos exigences. Quel que soit le contexte, nous défendrons les libertés publiques et les libertés d’expression et de manifestation. Mais nous le disions plus haut : chaque chose en son temps.

Ci-contre le communiqué de l’intersyndicale du 1er degré 93.
Le communiqué intersyndical national CGT, CFDT, CFE CGC, CFTC, UNSA, Solidaires et FSU du 14 novembre 2015 ici.


Rappel des consignes connues à ce jour (14/11, 17h20) :


- Les écoles et établissements étaient fermés ce matin samedi 14 novembre. Pour le moment « Les établissements scolaires et universitaires ouvriront lundi matin. »


- Tous les voyages scolaires sont annulés sur l’ensemble du territoire national, y compris ceux pour l’étranger du fait de la fermeture des frontières. Les sorties scolaires et les déplacements d’élèves sont annulés jusqu’à nouvel ordre.


- Demande du DASEN : « Dans l’attente des consignes du ministère et de la préfecture en ce qui concerne les éventuelles mesures à prendre pour lundi, je vous informe de ma décision : je suspends les formations et animations des enseignants et directeurs d’écoles pour la journée du lundi 16 novembre. En effet, il paraît important que les équipes d’enseignants soient réunies et auprès des élèves et des familles. »


- Les stagiaires (EFS) qui doivent être à l’ESPE le lundi et le mardi vont bien à Livry-Gargan. Les stagiaires qui doivent être dans leurs écoles le lundi et le mardi seront en classe.


- Les collègues BD-REP+ qui devaient assurer le remplacement des enseignants en formation vont dans les écoles où ils devaient faire un remplacement, en renfort.

Site académique des informations officielles : www.ac-creteil.fr/cid95366/fermeture-de-l-ensemble-des-etablissements-de-l-academie-de-creteil.html


Concernant la reprise de lundi :


- Toutes les écoles confrontées à des difficultés particulières ne doivent pas hésiter à nous contacter. Nous faisons le point de la situation régulièrement avec la DSDEN, et le DASEN reçoit les représentants des personnels (1er et 2nd degrés, syndicats d’inspecteurs et de personnels de direction) dès lundi 16 novembre.


- Les RIS (réunions d’informations syndicales) du SNUipp-FSU 93 de cette semaine du 16 au 21 novembre 2015 sont reportées.


Toute l’équipe du SNUipp-FSU 93 est profondément solidaire de tous les élèves, familles et collègues qui auront été touchés par ces évènements tragiques. Très bon courage à toutes et tous.

 

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