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9 octobre 2015

ESPE de Créteil : formation en danger !
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Lire le communiqué de la FSU sur les M1 en alternance

La mise en œuvre de la réforme de la formation des enseignant-e-s a lieu dans la plus grande précipitation et sans les moyens nécessaires.

Communiqué FSU

Les Lilas le 7 octobre 2015


“Étudiant-Apprenti-Professeur” : ni avenir, ni apprentissage

Le ministère vient de présenter le dispositif “Étudiant-Apprenti-Professeur” qui se substitue à cette rentrée aux « Emploi-Avenir-Professeur » dont aucun bilan n’a été tiré. Contrairement aux objectifs affichés, les conditions de ce dispositif ne permettront pas de démocratiser l’accès aux métiers d’enseignants, ni de préparer efficacement aux concours de recrutement. En effet, les étudiants boursiers, pour qui ce dispositif est d’abord destiné, perdent le bénéfice des bourses et des droits afférents. La présence en école ou en établissement ne s’articule pas à la formation universitaire, ce qui ne permet pas de construire une formation professionnalisante. Quant à la préparation aux concours, elle est compromise. En effet, les apprentis en licence devant être deux demi-journées sur le terrain, seront privés d’une partie importante de la formation puisqu’aucune université n’est en mesure de construire des emplois du temps intégrant une telle contrainte. Pire, les étudiants se verront proposer ensuite, l’année du concours, le M1 alternance, avec une responsabilité de classes et toujours moins de formation.

Amputant gravement les horaires universitaires, ce dispositif déporte donc la formation vers un mimétisme des gestes professionnels. Il remet en cause le fait que les enseignants et CPE sont concepteurs de leur métier. Par ailleurs, l’État utilise systématiquement ainsi le salariat étudiant et précarise l’entrée dans le métier.

La FSU ne peut approuver un tel dispositif inadapté à l’objectif de démocratisation tout comme à celui d’enrayer la crise du recrutement. La FSU sera aux côtés des étudiants qui s’engageront dans le dispositif Étudiants Apprentis Professeur pour les informer, les défendre et exiger qu’ils gardent le bénéfice de leur bourse et que leur formation universitaire ne soit pas amputée. La FSU réaffirme la nécessité de revaloriser les bourses jusqu’à l’allocation d’autonomie pour permettre à tous les étudiants d’accéder au master, et de mettre en place des pré-recrutements pour rendre attractifs nos métiers et les démocratiser.


Pour plus d’informations : http://observatoire-fde.fsu.fr/spip.php ?article287




La mise en œuvre de la réforme de la formation des enseignant-e-s a lieu dans la plus grande précipitation et sans les moyens nécessaires.

  L’École supérieure du professorat et de l’éducation (ESPE) de Créteil est touchée par une très grave pénurie de moyens : il manque plusieurs dizaines de postes de maîtres formateurs (PEMF) ; à l’ESPE 19 000 heures sans lesquelles toutes les formations ne pourront être assurées. Celles-ci ont déjà été reportées de deux semaines dans certains parcours du 1er degré. Il est prévu une part importante de « formation sans formateur » (mais en présentiel sur site) pour certains parcours adaptés du 1er et 2nd degré, dispositif qui nie les spécificités de la formation initiale. Des pans entiers des enseignements prévus ne seront pas assurés et les stagiaires ne bénéficieront que de très peu de visites, voire pas du tout par les professeurs d’ESPE. Dans un tel contexte, l’égalité de traitement entre stagiaires sera mise à mal.

  L’intégration de l’ESPE à l’université dans un contexte d’austérité budgétaire et sans que les moyens nécessaires soient fléchés a entraîné une forte dégradation de la formation. Dans l’académie de Créteil, l’effectif des formateurs-trices d’ESPE a fondu d’un tiers depuis 2009.

  La situation est intenable, dans une académie où le besoin de former des enseignant-e-s se fait cruellement sentir. Ainsi,


- nous exigeons que les moyens nécessaires à son fonctionnement soient attribués à l’ESPE, que plusieurs dizaines de postes de professeurs d’ESPE et de PEMF soient créés, que les équipes pluri-catégorielles de formateurs-trices soient renforcées et que les sites départementaux soient maintenus. Pas d’heures de formation sans formateurs-trices ou sans suivi par des formateurs !


- pour les professeurs et CPE stagiaires, nous réclamons une année de stage à tiers temps devant élèves afin de permettre une formation sereine et mettre fin à ce qui s’avère souvent être une année de souffrance au travail. De façon immédiate, nous réclamons l’allègement des évaluations et un véritable cadrage de ces dernières. La mise en place de parcours véritablement adaptés aux trajectoires des lauréat-e-s est indispensable, ainsi que la constitution de maquettes de master répondant aux besoins des étudiant-e-s en termes de formation ;


- nous exprimons notre refus d’une entrée dans le métier par la voie de l’apprentissage ou tout autre contrat précaire. Nous demandons la mise en place de pré-recrutements pour en finir avec la précarité et les formations au rabais.

Face à la crise de l’école, l’attribution de moyens nécessaires à une formation des enseignant-e-s de qualité est urgente !

Pour signer la pétition :

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