www.snuipp.fr

SNUipp-FSU 93 Seine Saint Denis

Thèmes abordés


Vous êtes actuellement : Rythmes scolaires 

fontsizeup fontsizedown impression s'abonner  à la rubrique {}
11 novembre 2013

Le SNUipp 93 s’adresse à tous les collègues au sujet des mobilisations (plan d’action, grèves des 13 et 14...)

Le SNUipp 93 s’adresse à tous les collègues syndiqués et non syndiqués sur ses choix actuels.

A tous nos collègues syndiqués et non syndiqués,

En 2012, dès les premières annonces du ministre nouvellement nommé, nous savions que la réforme des rythmes scolaires serait le cheval de bataille de ce gouvernement. Nous avons très vite fait le constat que celle-ci était mise en avant, pour masquer les faiblesses de la Loi de refondation. La section départementale du SNUipp 93 a dénoncé cet artifice et produit nombre d’articles remettant au cœur de nos revendications la question des moyens et le besoin d’une réelle refondation de l’école à la hauteur des enjeux.

Mais on constate que la stratégie gouvernementale a payé : cette réforme mobilise tous les médias, les enseignants, les parents et concentre toutes les interventions sur l’école. Personne n’est dupe et ne peut croire que l’on va résoudre l’échec scolaire en faisant uniquement revenir les enfants le mercredi matin à l’école mais personne dans les médias ose interroger la priorité au primaire tant vantée par le ministre alors qu’elle n’a que peu de réalité, particulièrement dans notre département. L’an passé, le SNUipp a été à l’initiative des mobilisations construites avec les collègues pour faire reculer les municipalités qui voulaient s’engager dès la rentrée 2013. Des 20 villes qui l’envisageait, nous sommes parvenus à en ramener le nombre à seulement 5 sur 40 dans notre département. C’est en associant tous les enseignants, les parents, en sollicitant les équipes municipales et en organisant des rassemblements, que nous sommes parvenus à ce résultat.

La grève du 12 février, dans laquelle le SNUipp a pris toute sa place, a été massive et malgré la mobilisation active partout en France, nous n’avons pas pu obtenir, dès cette étape, la réécriture du décret. Pourquoi la question de la réécriture est-elle au cœur de notre revendication ? Parce que ce n’est pas par un retour à la situation antérieure (4 jours et rien d ‘autre) que l’on pourra imposer une véritable amélioration de nos conditions de travail qui sont les leviers de la réussite des élèves.

Le conseil syndical du SNUipp de Seine-Saint-Denis du 14 octobre dernier a mis en avant le besoin de redonner la priorité au temps scolaire, pour du mieux d’école et pour l’amélioration des conditions de travail : il s’est prononcé pour une action nationale d’ampleur à la hauteur de ces enjeux avec un appel national à la grève. Cette position a été défendue lors d’une conférence téléphonique nationale, qui avait pour but de faire le point sur l’état d’esprit des collègues après 6 semaines de classe. Le bilan de cette conférence téléphonique a montré que seul un tiers des départements à ce moment-là, partageait avec nous cette volonté d’une action de grève nationale. Le plan d’action, décidé par la direction nationale, nous est donc apparu comme en retrait par rapport à notre analyse départementale mais pour autant un appel départemental ne nous semblait pas suffire pour établir le rapport de force nécessaire pour faire plier le gouvernement.

Le ministre de l’éducation vient de recevoir les résultats du bilan établi par ses services sur la mise en place de la réforme dans les 4000 communes concernées. Ce bilan fait état de 93,5 % de communes ne rencontrant aucune difficulté dans la mise en place des nouveaux rythmes. On peut penser ce qu’on veut de la réalité de ce bilan, il va permettre au ministre de communiquer largement à ce propos.

Si nous voulons gagner la bataille de l’opinion publique et notamment retrouver celle des parents d’élèves, il nous faut convaincre que quelle que soit la durée de la semaine 4 jours ou 4,5 jours sans une réflexion plus globale sur le temps de l’enfant, nous n’offrirons pas de meilleures chances de réussite à leurs enfants, dans le contexte des choix budgétaire actuels. Les 2355 créations de postes du budget 2014 (3046 postes en 2013) seront consacrées pour plus de la moitié à la scolarisation de 30400 élèves supplémentaires. 295 postes seront dédiés au plus de maitres que de classes au niveau national (ce qui ne permettra pas leur généralisation), le taux d’encadrement restera identique, le retour des RASED et le dégel des salaires ne seront toujours pas à l’ordre du jour. Quant aux 108h annualisées, instaurées par la réforme Darcos depuis 2008, elles continueront de poser les mêmes problèmes pouvant aboutir à des conflits dans les écoles. Pour construire des mobilisations larges qui ne soient pas que des colères sans lendemain, nous devons dans cette période être au plus près des parents pour rendre compte de l’état réel de la situation de l’école.

Au vu de cette réalité, le SNUipp ne peut pas restreindre ses revendications au seul slogan soit disant plus clair « d’abrogation » qui présenterait l’avantage d’offrir plus facilement le « succès ». La responsabilité du SNUipp, à l’échelon national et après avoir élaboré son mandat avec toutes ses sections, est de permettre les conditions d’une mobilisation à la hauteur de l’ensemble des enjeux. C’est pourquoi il ne s’est pas associé à l’appel pour le 14 novembre. La section départementale a respecté ce mandat, car il contient des perspectives de mobilisation en novembre et décembre et parce qu’il n’enferme pas la problématique dans la seule abrogation du décret.

Dans le même temps, et parce que nous savons que c’est difficile de ne pas être dans l’action avec les autres collègues, le SNUipp 93 soutient les syndiqués et les collègues qui auront fait le choix d’être en grève ainsi que les sections locales qui l’ont fait également, parce qu’elles ont estimé répondre au mieux à l’attente de leurs collègues.

L’école a besoin d’être refondée, le SNUipp porte un projet ambitieux et propose de construire début décembre, une grève majoritaire sur une plate-forme élargie incluant la question du budget de l’éducation, qui permette d’impliquer l’ensemble de la profession et des parents pour peser sur les choix gouvernementaux.

La bataille pour un budget plus ambitieux ne peut plus attendre, c’est maintenant que nous devons la mener. Nous sommes déterminés à réarticuler rythmes / conditions de travail / budget / projet pour l’école. Dans les écoles, AG et réunions d’informations syndicales, la proposition du SNUipp d’une grève en décembre doit être clairement débattue et posée par l’ensemble des collègues.

Et dès maintenant le SNUipp 93 appelle tous les collègues syndiqués ou non à participer massivement au rassemblement du 20 novembre au ministère (RV à 13h30, métro / RER « Musée d’Orsay ») et à la marche pour un plan de développement du système éducatif en Seine-Saint-Denis le 30 novembre avec l’ensemble des acteurs (enseignants, parents, élus).

 

26 visiteurs en ce moment

*Top SNUipp 93, Bourse Départementale du Travail, 1 place de la Libération, 93016 BOBIGNY cedex - Tel : 01.48.96.36.11 - Fax : 01.48.96.36.80 - email : snu93@snuipp.fr
©Copyright 2006 - SNUipp-FSU 93 Seine Saint Denis, tous droits réservés.