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18 janvier 2013

Comité Technique Académique du jeudi 17 janvier 2013

Créteil : Plus 405 emplois du 1er degré à la rentrée 2013, nos commentaires

Plus de moyens dans le premier degré, certes, mais aussi plus d’élèves.
Seule la poursuite de cette politique de dotation positive conséquente permettra de vivre des améliorations sensibles. Il faut poursuivre la baisse des effectifs par classe, en éducation prioritaire principalement. Et dans le même temps, améliorer le remplacement des maîtres encore et toujours.

Données académiques :

Pour apprécier l’incidence des variations démographiques et le positionnement relatif des académies ou des départements au regard de leur taux d’encadrement global , on utilise un ratio le P/E : il s’agit du nombre de postes pour cent élèves -P/E).

Départementdotation rentrée 2013P/E à R 2012P/E à R 2013
Seine et Marne +1354,964,99
Seine Saint Denis+1505,205,24
Val de Marne+1205,025,03

Déclaration FSU au CTA du 17 janvier 2013 pour le 1er degré

Avec une dotation positive de 405 emplois pour le premier degré dans l’académie de Créteil, force est de constater que la situation évolue dans l’intérêt du service public d’éducation et dans la volonté de répondre aux besoins du public.

Nous considérons que les conditions de travail des enseignants sont un élément déterminant de la qualité du service public d’éducation. Certains aspects des conditions de travail dépendent de décisions gouvernementales ou ministérielles. Ce contexte national est prégnant dans une académie en difficulté : les conditions de rémunération, de santé au travail et de protection sociale, d’âge de départ en retraite, pèsent sur le quotidien des fonctionnaires d’état enseignants du 1er degré dans l’académie. Alors quels leviers actionner pour améliorer ces conditions de travail dès la rentrée 2013 ? C’est ce que nous proposons d’éclairer par cette intervention.

Plus de moyens dans le premier degré, certes, mais aussi plus d’élèves. Faut-il rappeler que nous avons fait la rentrée 2012 avec 4075 élèves de plus dans le premier degré tout en rendant 37 emplois de professeurs des écoles (117-80). Rentrée 2012 et rentrée 2013 forment un ensemble où l’on découvre que l’académie aura totalisé 9600 élèves de plus en deux ans pour un solde positif d’emplois de 368 emplois. S’il est certain que « l’on revient de loin », 368 emplois pour 9600 élèves, cela donne 26 élèves par emploi. Seule la poursuite de cette politique de dotation positive conséquente permettra de vivre des améliorations sensibles.

Améliorer le P/E en Seine et Marne est une mesure positive qui va dans le bon sens. Baisser les effectifs par classe est une mesure attendue par la profession dans toute l’académie, notamment dans les endroits socialement défavorisés. Une des principales difficultés des collègues est de faire face aux nombreux défis que les situations de vie de leurs élèves provoquent. Plus ils ont d’élèves moins ils y arrivent, et plus ils se fatiguent. Plus ils se fatiguent, plus ils risquent d’être absents, et moins ils sont remplacés. Moins ils sont remplacés, et plus il y a d’élèves dans les classes. Il faut faire cesser cette spirale infernale dans laquelle on place majoritairement les débutants, qui plus est sans réelle formation professionnelle. Il faut donc poursuivre la baisse des effectifs par classe, en éducation prioritaire principalement. Et dans le même temps, améliorer le remplacement des maîtres encore et toujours.

Dans ces conditions, il faut s’interroger sur la faisabilité de la mise en œuvre dès 2013 des mesures gouvernementales annoncées. Pourra- t-on à la fois faire baisser les effectifs, améliorer la scolarisation des enfants de deux trois ans et mettre en place les maîtres supplémentaires, mesures que nous considérons comme des progrès eux-aussi attendus, mesures qui correspondent à nos demandes syndicales. Mais sur deux ans, avec seulement 368 emplois pour 9600 élèves de plus, il faut impérativement réfléchir aux priorités que se fixe l’académie. Les tableaux et les ratios ne disent pas tout d’une réalité. Si le P/E d’un département comme la Seine Saint Denis , à première lecture, est susceptible de faire des envieux, la réalité ne voit pas les enseignants s’y précipiter. Il est même difficile d’y recruter des contractuels, y compris sur la base de contrats intégrant les congés scolaires rémunérés jusqu’au 31 août 2013. C’est aussi le département de France que les enseignants demandent massivement à quitter, en nombre et en proportion. Le département du Val de Marne connaît des difficultés croissantes et les endroits où se concentrent les populations socialement en difficulté voient les effets de la crise se traduire de la même manière sur les élèves et influer négativement sur leurs comportements et leur appétence pour les apprentissages.

Dans notre académie, comme partout en France, les RASED ont payé un lourd tribu aux politiques précédentes et le traitement de la difficulté scolaire des élèves en a particulièrement été affecté. Les autres dispositifs spécialisés aussi, et l’ accueil des enfants du voyage, des Roms, des primo-arrivants, des enfants dont les familles sont hébergées par le SAMU social de Paris se fait à moyens constants.

L’académie toute entière connaît un réel problème d’attractivité et le nombre de présents au CRPE en est un signe inquiétant. La crainte d’être nommé dans certains bassins de l’académie en est une des raisons, et c’est pourtant là que l’on a le plus besoin de personnels jeunes, dynamiques, plein d’entrain, et formés (mais ça c’est du coté du ministre que nous nous tournons pour le faire avancer).

En proposant d’améliorer le P/E en Seine et Marne, vous fléchez une première priorité. Il faut effectivement baisser le nombre d’élèves par classe et envisager que la dotation prévue à la rentrée 2013 soit massivement orientée en ce sens dans l’académie toute entière, de manière à ce que les collègues vivent immédiatement un changement positif dans leurs conditions de travail. C’est tout le service public d’éducation qui verra son image améliorée et cette mesure sera de nature à redonner envie aux étudiants de se lancer dans cette profession qu’ils semblent bouder pour le moment.

Nous considérons que la mise en place des maîtres supplémentaires et de la scolarisation des enfants de moins de trois ans sont aussi des axes prioritaires qui nécessitent un plan de rattrapage massif afin d’avoir les moyens de les mettre réellement en œuvre.

Une amélioration conséquente des salaires serait de bon augure aussi, mais cela dépend aussi du ministre et du gouvernement, et c’est pourquoi nous serons en grève le 31 janvier.

 

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