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5 septembre 2006

Stages filés : graves difficultés à la mise en route. Mobilisation en cours à l’IUFM Livry

  • dégâts pour les PE2
  • dégâts pour les formateurs
  • dégats pour les titulaires
  • des économies sur le dos des personnels
  • des dégâts pour la formation initiale
  • des dégâts pour la formation continue
  • notre professionnalité remise en cause

Du dégât pour les PE2

La mise en place forcée des stages filés entraîne un certain nombre de difficultés que le SNU.IP avait annoncées dès le mois de juin auprès de l’Inspection Académique. Nous avions demandé, sans être écoutés, que la mise en place de ces stages ne se fasse qu’après les vacances de la Toussaint après qu’un minimum d’information ait pu être diffusé. Mais « protocole de direction d’école » oblige, même si une seule organisation minoritaire l’a signé, le ministère de l’éducation nationale a tenu à mettre en place les stages « mal-filés ». Les premiers à en souffrir sont les PE2 qui entrent dans la profession en comprenant qu’ils vont avoir beaucoup plus de journées de classe à préparer que les générations précédentes (30 journées à la place de 13,5 pour le stage filé qui remplace un stage de 3 semaines)) et qui pour une large majorité d’entre eux ne savent toujours pas, en ce jour de rentrée, où ils iront. Du coup le stage dit « de pratique accompagnée » devient un stage d’observation en attendant que la situation progresse.

Du dégât pour les formateurs

L’Inspecteur d’Académie a proposé au mois de juin dans la précipitation la possibilité pour les IMF de passer à une demie décharge s’ils le souhaitaient pour augmenter les possibilités de suivi des PE2. Rien de précis n’a été évoqué sur l’organisation de cette demie décharge. Et pour cause puisque l’organisation des stages filés n’est à ce jour, début septembre, pas terminée. Compte tenu du nombre de PE2 recrutés au regard du nombre de formateurs, il est fort probable que le suivi croisé d’un PIUFM et d’un IMF ne soit plus possible et qu’il n’y ait qu’une visite d’un formateur (soit PIUFM, soit IMF) pendant un stage en responsabilité et stage filé. On peut s’interroger sur le rôle de formateur des IMF dans ce contexte et de la responsabilité qu’ils vont porter quand ils seront seuls à suivre un stagiaire ! Il est urgent que ce département se donne les moyens de réfléchir à un recrutement important d’IMF afin de retrouver des fonctions de formateurs (et non pas de « juge-arbitre »).

Du dégât pour les titulaires

De fortes pressions sont exercées sur les titulaires pour qu’ils libèrent leur classe une journée par semaine. Il a même été tenté ici où là de rendre ce stage filé obligatoire... et tenons-nous bien dans des classes de CM2 ! Laisser sa classe une journée par semaine présente des inconvénients :

  • Type de stage de Formation Continue obligatoire
  • Flou sur le décompte des semaines Formation Continue
  • Charge de travail supplémentaire avec les concertations entre le collègue titulaire et le PE2
  • Que font les collèges titulaires en surnombre dans les écoles au-delà de leur nombre de jours de stage : 12 jours de stage de formation continue contre 30 journées de classe pour le PE2...
  • Interruption de la journée PE2 pendant 2 fois 3 semaines et remplacement par un BFC

Aujourd’hui le système est en difficulté : beaucoup de PE2 n’ayant pas de lieu de stage filé dès la rentrée, leurs 2 stages en responsabilité de 3 semaines ne peuvent être déterminés. Des difficultés s’annoncent pour les stages de formation continue car ce sont bien les stages des PE2 qui permettent aux titulaires de partir en Formation Continue.

Des économies pour le ministère qui peut même se vanter de créer des moyens sans sortir un sou !

La mise en place des stages filés permet sans créer de moyens supplémentaires de décharger à ¼ de temps les directions d’école à 4 classes (52 dans le département, soit une économie de 13 postes) et de compléter le temps de service des collègues à 80% (132 dans le département, soit une économie de 26,4 postes). L’ensemble est financé par la suppression d’un stage R3, faut-il le rappeler ?

Du dégât pour la formation initiale

L’alternance « terrain - IUFM » ou « théorie - pratique » que l’on pourrait considérer comme positive dans un projet de formation initiale s’étalant sur une durée plus longue (2 ans) est considérablement dévoyée par la charge de travail supplémentaire qu’elle représente pour les PE2 . Cette aggravation de la charge de travail va se faire au dépens des apports théoriques pour lesquels il y aura moins de disponibilité en temps pour les stagiaires. Notons que passer plus de temps dans les classes pour les PE2 ne changera rien quant au nombre de visites de formateurs sur les lieux de stage... L’idée nocive portée par ce projet précipité de stage filé repose sur un mécanisme simple : en faisant travailler beaucoup les PE2 sur la préparation de la classe, et moins sur les aspects théoriques le ministère veut faire la démonstration de la possibilité de diminuer la formation théorique. Au moment où se prépare une réforme des IUFM, n’est-ce pas curieux ?

Des dégâts pour la formation continue

Subitement le ministère accorderait du « faux temps de formation » rebaptisé auto - formation à l’issue des 72 heures de stage de formation continue pour les titulaires ? Parce que c’est 180 heures qui vont être libérées par chaque stage filé... Ne seraient-ce pas les prémices de la suppression de la formation continue telle qu’elle existait jusqu’à maintenant pour bientôt la voir s’organiser hors temps de travail , une fois que les mêmes qui ont installé ce dispositif le railleront en constatant inopinément qu’il est générateur de dérives ?

Notre professionnalité à toutes et tous remise en cause :

Ces transformations aboutissent à une réduction de la formation théorique que ce soit en formation initiale ou continue. C’est assez logique, au moment où le ministre s’évertue à retourner à la méthode syllabique, à proposer plus d’adultes : les contrats précaires EVS prévus dans le « protocole direction d’école »... et moins d’enseignants : réduction de 8500 postes dans l’éducation nationale.

Nous exigeons que :

  • La formation continue s’effectue sur le temps de travail
  • Qu’elle ne soit pas amputée, notamment dans un département comme le nôtre où la complexité de la vie de nos élèves nécessite une réflexion professionnelle permanente.
  • Que la formation initiale soit repensée avec la possibilité de proposer la place nécessaire aux apprentissages théoriques.
  • une augmentation du recrutement des maîtres IMF

Infos complémentaires sur la mobilisation pour le maintien et le développement de la formation initiale et continue :

A l’appel des PIUMF de l’antenne de Livry Gargan, une assemblée s’est tenue à Livry Gargan ce lundi 4 septembre 2006 en fin de journée . Le SNUipp/FSU 93 a proposé qu’un groupe de PIUMF, de PE2, d’IMF avec les organisations syndicales qui le souhaitent se réunisse le mercredi 13/09/06 sur le temps de midi pour préparer une AG de mobilisation qui pourrait se tenir le mercredi 20 septembre. Le SNUipp 93 propose que cette mobilisation s’inscrive dans le cadre de la préparation de la grève unitaire du Jeudi 28 septembre, et dans la perspective de la rédaction d’un fascicule de « contre-propositions » sur la formation initiale et continue

 

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