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18 juin 2010

les modalités de la formation des profs école stagiaires (PES) en septembre 2010 dans le 93

compte rendu du CTP du jeudi 20 mai 2010
La FSU a voté contre la mise en oeuvre de la réforme de la formation des maîtres en Seine Saint Denis tout en actant un certain nombre de garanties. A l’issue du travail de concertation départementale, les PES ne seront accompagnés que par des IMF, PEMF, DEA, ainsi que par des IMF non affectés sur des postes d’IMF (IMF volontaires qui se verront attribuer ¼ de décharge et l’indemnité d’IMF) et par des enseignants volontaires engagés dans la préparation du CAFIPEMF (volontaires qui se verront attribuer ¼ de décharge).

Mise en oeuvre de l’année de « formation » des professeurs des écoles stagiaires (PES) en Seine Saint Denis à la rentrée de septembre 2010.

Compte rendu du Comité Technique Paritaire du jeudi 20 mai 2010

Vote : 10 contre (syndicats) – 10 pour (administration)

L’ensemble des syndicats représentés (FSU, UNSA, CGT, FO) a voté contre le projet de mise en oeuvre de la réforme de la formation des maîtres en Seine Saint- Denis.

Les raisons du vote en contre :

  • La disparition de la formation professionnelle en lien avec une formation théorique dans les IUFM,
  • la mise en place de personnels non - formés dans les classes dès la rentrée,
  • la « fabrique » à terme de personnels qui ne seront plus des fonctionnaires par le jeu des « reçus - collés » (futurs titulaires d’un master « métiers de l’enseignement » non reçus aux épreuves finales d’admissibilité du CRPE),
  • le 1/3 temps dit « de formation » pendant l’année de PES tellement fragmenté…

Tout cela nous a conduit à demander à nouveau l’abandon de cette réforme et l’ouverture de négociations.

Ce que nous avons défendu et fait avancer dans le plan prévu en Seine Saint Denis :

  • Pas de tuteurs mais des IMF et PEMF
  • Pas de postes bloqués au mouvement

Pour préparer ce CTP, le SNUipp 93 a demandé une première audience à l’I.A. le 21 mars 2010, puis a participé aux réunions de groupe de travail proposées par l’I.A. Le SNUipp a défendu l’idée qu’il fallait maintenir et développer le réseau des maîtres formateurs et ne confier la formation qu’à des enseignants qualifiés pour le faire, ce dans l’attente de la suppression de cette réforme et sa renégociation. Le SNUipp 93 a apprécié positivement que les représentants de l’IUFM soient associés à cette démarche de concertation ainsi que la volonté partagée par tous de trouver une solution garantissant, malgré les pires conditions de la réforme, le souci d’une professionnalisation de la formation.

A l’issue du travail de concertation départementale, les PES ne seront accompagnés que par des IMF, PEMF, DEA, ainsi que par des IMF non affectés sur des postes d’IMF (IMF volontaires qui se verront attribuer ¼ de décharge et l’indemnité d’IMF) et par des enseignants volontaires engagés dans la préparation du CAFIPEMF (volontaires qui se verront attribuer ¼ de décharge).

Les garanties que nous avons pu obtenir : Sur une année scolaire, il ne pourra pas y avoir plus de deux enseignants sur une classe (sauf remplacement des éventuels congés). Les « M2 » (recrutés à partir du concours de Novembre) ne pourront pas remplacer les PES pendant les périodes de formation.

Suite aux interventions du SNUipp, il n’y aura pas de postes bloqués au mouvement complémentaire pour affecter les PES.

Le plan retenu par l’I.A. 93 :

Les PES seront répartis en deux vagues

Vague B : 160 PES seront mis à disposition des circonscriptions et affectés sur les postes restés vacants, ils feront classe dès la rentrée jusqu’au 1er novembre, du 1er novembre à fin janvier auront plusieurs stages différents (observation, formation) puis retrouveront leur classe de la troisième semaine de janvier à la fin de l’année. Toute l’année, ils seront accompagnés par des IMF ou IMF « en devenir » (voir ci-dessus).

Vague A : 296 PES seront affectés en Brigade départementale de remplacement. Jusqu’au 1er novembre, ils seront placés en stage d’observation dans des classes d’ IMF ou de maîtres volontaires dans les écoles d’application. A partir de la rentrée de novembre, ils seront affectés de la manière suivante : 160 remplaceront la vague B qui ira en stage d’observation, 75 remplaceront le stage de formation « directeurs », 60 assureront du remplacement de congés longs. Après la période des stages d’observations et de formation (fin janvier) tous seront affectés sur du remplacement de congés longs. Toute l’année, ils seront accompagnés par des IMF ou IMF « en devenir » (voir ci-dessus).

Rentrée des PES : les PES seront invités à participer à une série de rencontres organisées par bassin à partir du 25 août. A cette date, ils ne seront pas encore fonctionnaires, ils ne pourront donc pas être payés. Ces rencontres n’ont donc pas de caractère obligatoire. Le SNUipp FSU 93 demande qu’un défraiement soit versé aux participants à ces réunions.

Les aspects négatifs :

Malgré l’aspect professionnalisant que nous avons pu maintenir en Seine Saint Denis avec un accompagnement par des formateurs de terrain qualifiés, on ne peut pas parler d’une véritable formation, notamment à cause de la réduction conséquente de l’apport de l’IUFM.

Le morcellement de la formation, l’absence de réelle alternance entre terrain et théorie, la réduction massive des apports théoriques seront-ils compensés par la préparation des masters professionnalisants ? La préparation d’un concours et le « bachotage » ne sont pas de nature à remplacer la formation professionnelle d’un candidat reçu qui se projette dans son métier.

Une question importante n’a toujours pas de réponse à la date du 20 mai 2010 : les textes concernant l’évaluation, la validation, la certification des professeurs des écoles stagiaires n’existent pas.

Le niveau de recrutement :

L’obtention d’un master pour accéder au concours va éliminer de fait les jeunes issus des milieux populaires et une grande partie des jeunes qui grandissent en Seine-Saint-Denis. Les candidats issus des classes moyennes et supérieures, venant de toute la France, vont grossir les rangs des collègues qui vivent mal leur affectation dans le 93 et demandent une permutation nationale.

Le SNUipp FSU 93, réuni en congrès départemental a adopté sur cette question le positionnement suivant :

Afin de permettre la mixité sociale des futurs professeurs des écoles, des allocations d’autonomie financière doivent être versées systématiquement dès la première année d’études post-bac à tous les jeunes qui s’engageraient dans la préparation aux concours de recrutement de professeurs des écoles. Ces allocations d’autonomie financière seraient versées contre un engagement quinquennal « à minima » à exercer le métier de professeur des écoles dans l’académie d’origine où se sera déroulée la formation des candidats, à l’issue des épreuves de validation.

Le SNUipp FSU 93 s’adresse au cabinet du ministre pour être reçu sur cette question essentielle. Nous tiendrons la profession informée du résultat des discussions.

 

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