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3 mai 2010

avec une motion pour les conseils d’école en bas de l’article

Le remplacement des maîtres assuré par des étudiants...

3000 € par mois, les raisons de la colère !
Depuis le début de l’année, les écoles doivent faire face à l’absence de personnels remplaçants. Tous les jours, il faut répartir les élèves des enseignants non -remplacés. Le gouvernement a refusé de recruter des personnels sur la liste complémentaire. Les remplaçants font défaut. Le gouvernement a demandé à l’I.A. de recruter des étudiants inscrits au concours pour remplacer les enseignants absents. Dans le cadre de la réforme de la formation des maîtres, il inaugure ainsi en Seine Saint Denis ce que seront les futurs stages en janvier, février, mars, des étudiants qui auront réussi l’épreuve d’admissibilité en Novembre et seront dans l’attente de leur admission avec les épreuves orales en mai...

Au lieu de recruter des personnels sur la liste complémentaire (les besoins sont évidents !) le gouvernement poursuit sa bataille idéologique.

Les stages en responsabilité sont rémunérés 750€ la semaine soit 3000€ par mois... On ne nous fera donc pas croire qu’il n’y avait pas les moyens budgétaires de recruter le personnel nécessaire sur la liste complémentaire. Le gouvernement préfère le recrutement de personnels contractuels au recrutement de fonctionnaires stagiaires. Ce faisant, il respecte son orthodoxie budgétaire : ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite. On voit ce que cela donne !

D’autant que pour ne pas avoir à annoncer aux familles que le remplaçant sera lui même remplacé au bout de quatre semaines, l’administration envisage de demander à plusieurs stagiaires de rester sur les remplacements (notamment les congés de maternité). Faisons le compte : trois mois à 3000€ = 9000€). Les recrutés ne sont pas responsables de cette situation et le SNUipp demande aux personnels en poste de ne pas se tromper de colère, ni de revendication. Ce que nous devons obtenir c’est l’ouverture du recrutement sur la liste complémentaire.

La question de l’inexpérience des personnels n’est pas celle qui justifie notre colère. En effet, si la solution retenue avait été celle du recrutement sur la liste complémentaire, la situation serait comparable. Comparable mais pas identique : les LC rentrent dans une carrière et sont traités à la rentrée qui suit comme des personnels en formation. Les LC sont des fonctionnaires stagiaires, et non des personnels sur des contrats à durée déterminée. Ils sont dans une dynamique professionnelle à long terme, et l’aide que leur apporte les personnels du terrain a une dimension réelle dans le temps.

Aujourd’hui, on demande aux enseignants qui ont du répartir les élèves dans leurs classes depuis de longs mois, d’accompagner des étudiants qui vont faire la classe sans savoir si ceux-ci resteront dans le métier. La question du salaire versé (750€ la semaine) est une véritable provocation à l’égard de ceux qui ont assuré le quotidien des écoles depuis le début de l’année scolaire ! Encore une fois, il ne s’agit pas de reprocher à ces personnels recrutés sur des contrats limités en temps les conditions dans lesquelles on les place. Le gouvernement poursuit sa politique de division entre les personnels pour mieux faire passer ses réformes (et l’absence de réelle revalorisation salariale). Lire l’article sur la prétendue revalorisation.

A l’heure actuelle, revendiquer des remplacements assurés par des personnels formés est une revendication qui ne peut s’entendre qu’à moyen terme : il n’y a pas de personnels formés en situation de faire des remplacements qui soient disponibles. La seule solution technique et acceptable consiste à recruter maintenant des personnels sur la liste complémentaire !

il faut absolument que le gouvernement revoie sa copie et ouvre des négociations : la solution empirique qui conduit à envoyer les futurs enseignants directement sur le terrain est inacceptable. « Que dirait-on si pour équilibrer le budget de la santé publique, le gouvernement décrétait que la formation des jeunes médecins doit désormais se dérouler exclusivement "sur le tas" auprès de leurs ainés ? » André OUZOULIAS Formateur à l’IUFM de Versailles.

Nous exigeons l’ouverture immédiate du recrutement sur la liste complémentaire pour assurer les remplacements en Seine Saint Denis et l’arrêt du remplacement par des étudiants inscrits au concours.

Nous exigeons l’abandon de la réforme de la formation des maîtres et l’ouverture immédiate de négociations. Personne ne soutient cette réforme, et toute la communauté éducative réclame depuis des mois un retrait de celle-ci. Le gouvernement doit entendre raison. signez, si ce n’est déjà fait la pétition "100 000 voix pour la formation" !

Le SNUipp 93 a pris la décision en conseil syndical au mois de mars de s’organiser avec les étudiants inscrits au concours qui sont recrutés pour assurer du remplacement et de les accueillir dans les écoles et de se battre avec eux pour qu’ils aient dans l’immédiat un accompagnement pédagogique par les conseillers pédagogiques et à terme une réelle formation. En effet, "salariés d’un nouveau type" imposé par le gouvernement, nous avons la charge syndicale d’assurer leur défense. Ils sont les premières victimes de la poltique gouvernementale qui impose la précarité et la gestion du personnel à flux tendu.

Nous proposons la motion suivante pour accompagner nos démarches :

Motion du conseil de l’école...................................................... :

« Enseigner c’est un métier »

Plutôt que de recruter des enseignants reçus au concours de professeurs des écoles pour couvrir les besoins en postes vacants ou de remplaçants , le Ministère a choisi d’embaucher des étudiants contractuels, sur des durées limitées, pour assurer les urgences de remplacement dans les écoles.

Aujourd’hui, on demande aux enseignants qui ont du répartir les élèves dans leurs classes depuis de longs mois, d’accompagner des étudiants qui vont faire la classe sans savoir si ceux-ci resteront dans le métier. Demain, les futurs enseignants seront plongés dans le métier sans formation professionnelle initiale.

Les parents et les enseignants réunis en conseil d’école le ........................................... expriment leur désaccord avec ce total déni du professionnalisme nécessaire au métier d’enseignant et exigent que les étudiants recrutés pour assurer du recrutement soient accompagnés professionnellement par des personnels qualifiés pour cette mission.

 

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