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6 avril 2010

Formation des professeurs des écoles stagiaires à partir de la rentrée 2010 :

Septembre 2010 : arrivée des "PES" dans les écoles...

Groupe de travail du CTPD 93
466 personnels professeurs des écoles stagiaires vont être recrutés pour la Seine Saint Denis lors des concours qui se déroulent fin avril 2010. Ils seront placés dans les écoles à la rentrée de septembre. Dans l’intérêt de la profession et des futurs personnels recrutés aux concours qui vont se tenir les 27 et 28 avril 2010, le SNUipp 93 a participé au Groupe de Travail du CTP proposé par l’I.A. 93. Nous y avons défendu le rôle essentiel des IMF et PEMF. Nous avons obtenu qu’un CTP officiel se tienne au mois de mai sur cette question et faisons en sorte que cette réforme inique puisse être supprimée à terme. Pour cela, nous faisons tout pour que les fonctions d’IMF et PEMF soient préservées et développées, de manière à rendre la situation réversible.
Lire aussi : décisions du Conseil Syndical du SNUipp 93 : 13 avril 2010 : les tuteurs des PES doivent être des IMF et PEMF !
Lire aussi : Formation des enseignants, le cauchemar de Jules Ferry, une contribution d’André Ouzoulias, formateur, IUFM de Versailles, Département PEPSSE, Université de Cergy-Pontoise

Déclaration du SNUipp FSU

Formation des professeurs des écoles stagiaires à partir de la rentrée 2010 :

Groupe de travail du CTPD 93

Jeudi 1er avril 2010 -

466 personnels professeurs des écoles stagiaires vont être recrutés pour la Seine Saint Denis lors des concours qui se déroulent fin avril 2010. Ils seront placés dans les écoles à la rentrée de septembre.

Nous ne saurions admettre que cette réforme inique qui passe par pertes et profits des décennies d’expérience crée des conditions irréversibles en condamnant les IUFM, les IMF et PEMF, les écoles d’application, les CPC.

Nous ne sommes pas dupes : l’insuffisance des recrutements, la logique même de la réforme de la formation, dite de mastérisation, combinées aux projets du ministre Luc Chatel en matière de remplacement des enseignants absents, ouvriraient la voie au recrutement massif d’enseignants non-titulaires dans les écoles. Au fur et à mesure des rentrées à venir, les futurs précaires des écoles seraient titulaires d’un M2 « métier de la formation » ou « métiers de l’enseignement » sans réussir les épreuves des oraux d’admission définitive. Ils serviraient de variable d’ajustement dans le cadre de la mise en concurrence du service public d’éducation avec le secteur privé marchand. Le gouvernement aurait ainsi les mains libres pour recruter de moins en moins de fonctionnaires d’état et de plus en plus de contractuels.

Le SNUipp n’a eu et n’a de cesse de dénoncer cette réforme : le fait de placer en pleine responsabilité dans des classes, dès septembre, les lauréats au concours relève d’un total déni du professionnalisme nécessaire au métier d’enseignant.

Le ministère vient de publier une note de « cadrage » concernant l’affectation et la formation des enseignants stagiaires. S’il a en partie reconnu le bien fondé de nos critiques, en invitant les Recteurs et les IA à faire accompagner les PE stagiaires jusqu’aux vacances d’automne, cette solution d’urgence ne peut en aucun cas se substituer à l’année pleine et entière de formation de PE2 à l’IUFM.

Elle institue le « compagnonnage » comme formation des enseignants, supprime l’organisation actuelle de l’année de stagiaire et les IUFM. En Seine-St-Denis, il n’y aura pas assez de conseillers pédagogiques et de maîtres formateurs en titre, pour accompagner tous les débutants : une centaine de professeurs des écoles maitres-formateurs (PEMF) soit 1 maitre-formateur pour 4 stagiaires PES.

Nous n’accepterons pas que la réponse du ministère se résume à la seule proposition de rémunération de vacations de maîtres d’accueil (tentés par l’exercice de missions de formations et primes associées) surtout dans une période où la totale disparition de la référence aux IUFM induirait pour les IMF et PEMF, d’une part une grave perte de sens et d’autre part un risque de perte de l’indemnité liée à l’enseignement supérieur. Les formateurs en poste et sur lesquels l’institution veut s’appuyer s’en trouveraient disqualifiés.

Si la rémunération des tuteurs est une condition normale de l’exercice de cette fonction, elle doit obligatoirement s’accompagner d’un engagement des tuteurs à passer le CAFIPEMF. L’administration doit indiquer les moyens qu’elle fournira pour assurer cette dynamique professionnalisante.

Les écoles d’application doivent continuer à être des lieux de référence de la formation professionnelle des PES.

Comment garantir aux professeurs des écoles stagiaires des conditions d’exercice stables si leurs interventions et leur suivi ne se réalisent pas dans une même unité géographique ? Un cahier des charges présenté en CTP et en CDF fixant les fonctions précises de chacun des formateurs relevant d’une seule équipe de circonscription (celle où seront affectés les stagiaires en début d’année) apportera un minimum de garanties.

Avec le SNUipp au niveau national, « nous appelons les conseils des maîtres à tout faire pour que les stagiaires soient accueillis dans un dispositif qui serait basé sur une véritable formation professionnelle fondée sur des PEMF ou des PEMF en formation. Nous nous opposons à un dispositif de compagnonnage fondé sur des personnels non qualifiés et non formés pour des missions de formation professionnelle. »

Le ministère considère que la période comprise entre la rentrée et la Toussaint est une période de formation où les PES observeront des pratiques professionnelles dans les écoles où ils seront en surnombre. Cette situation rendue possible par les surnombres en septembre 2010 ne se reproduira pas à l’identique en septembre 2011. Cette réforme condamnable sur le fond est en plus techniquement impossible. Le gouvernement doit prendre la mesure de cette impasse et ouvrir de réelles négociations avec les organisations syndicales pour une mettre en place une véritable formation des maîtres. Nos actuelles propositions syndicales dans le cadre de la mise en place de cette réforme ont pour objectif de préserver les conditions d’un retour à une véritable formation professionnelle en liaison avec l’ IUFM. 

 

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